Edfou, p. 33 cienne est
rj ^ , cl', p. 62. — La formule an-
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I « donner la maison à son maître »
(Griffith, Siut, pl. Vit, 1. 298. — XII' dynastie); sous cetle forme on la trouve aussi à Edfou ^ m Ç (Mariette, Dendérah, texte.
p. 135. — Une autre formule donne 1 ” « transmettre
la maison à son maître •> (Brugsch, Thésaurus, p. 1277-1278). D’après l’inscription de Siout citée plus haut, la cérémonie de « la remise de la maison à son maître » était renouvelée le premier jour de chaque année.
(Gf. ch. ’V). Le roi tient en mains la massue out | et le casse-tête
kherp d’après des textes ou le nom est donné en entier (Brugsch,
Thésaurus, p. 1276. Sur l’importance de ces insignes divins et royaux, voir ch. IX.
^ I X ^ VW.'V,
2. Edfou, p. 3-i : 1 1 n . ; cf. p. 63. La formule récitée par
‘ jiljüoseti
le roi, p. 34, se termine par : « adoration, adoration, ô siège de ILî, pour que la terre (reçoive) le sa » ^ ^ ^ ^
sa ta dans les tombeaux, voir p. 144.
LE ROI CONSTRDCTEUR DES TEMPLES
le contact de rinslrunient divin*. Puis le roi assisté de la i-eine, de l’officiant en chef et de prêtres secondaires, apporte* le feu au temple et purifie un naos, où reposent les statues des dieux, en l’éclairant par quatre fois avec une lampe allumée au feu sacré» (fig. 33). C’est l’amplification du rite qui consiste à projeter des grains d’encens allumé autour de
Fig. 33. — Le roi consacre le naos par le feu [L. D., 111, pl. 84, b).
l’édicule. Ailleurs, à Edfou, on a retrouvé le texte du discours d’adoration que prononce le roi (ici Ptolémée XI) pour consacrer le temple et « assurer sa garde magique et celle du
1. L. D., III, 83, b et c. La scène a été traduite et commentée par Le-
fébure, Rites Égyptiens, p. 39-40. La massue | dont se sert le roi est
la même que celle qu’il tient en main dans les tableaux ptolémaïques pour « donner la maison à son maître ».
2. L. D., III, 84, a et 6 ; Lefébure, Rites Égyptiens, p. 40-41. Cf. mon étude sur le Rituel du culte divin journalier, p. 12.
dieu » : le roi rappelle qu’il a consacré par le feu la demeure nouvelle, qu'il a distriluié partout des phylactères, et que tous les dieux unissent leurs edorts aux siens pour assurer une protection magique éternelle au temple'.
La consécration du temple pouvait encore être symbolisée par deux tableaux caractéristiques, qui reproduisent des rites analogues aux précédents, quoique un peu différents d’expression. Dans l’un de ces tableaux le roi court autour de Faire du temple ou du sanctuaire, tenant d’une main une
Fig. 34. — Le roi exécute la « course de la rame » et la l'ig. 35. — « La course d'Apis » (L. l> , <1 course des vases » {L. I)., III, 185 c). 111, pl. 143, d).
massue renversée en forme d’aviron, et de Fautre’un objet
qui échange parfois avec le fouet insignes doués
1. L. D., IV, 46; le texte a été traduit et commenté par Lefébure, Rites Éi/yplieiis, p. 43-44. f.e catalogue de la bibliothèque du temple d’Edfou
cile un livre de la « proteclion magique du temple » ^ (De Rougé,
Edfou, pl. C.X.Xl), qui est sans doute celui récité dans cetle cérémonie.
LE ROI CONSTRUCTEUR DES TEMPLES
de vertus magiques dont l’importance sera expliquée au chap.IX*. L’autre tableau représente le roi exécutant la môme course, mais avec deux vases à libation dans les mains*. La « course de la rame » et la « course des vases » ont lieu par devant le dieu auquel le temple est dédié : elles symbolisent la purilication pai l’eau des vases et par le feu des insignes solaires, des deux parties du temple, le Sud et le Nord où le dieu viendra habiter (lig. 34). Parfois le taureau sacré Apis se joint à la course du roi^ (fig. 35).
Toutes ces scènes* auxquelles le roi préside et où il peut seul jouer le rôle principal, bien qu’elles nous soient parvenues détaillées seulement sur des temples récents,, appartiennent au fond le plus antique de la religion et de l’histoire égyptiennes. Les monuments archaïques d’IIiéraconpolis et d’Abydos, attribuables à la II® ou à la III® dynastie nous