‹ Du Centre Cortical et des Paralysies Corticales du PouceChapitre 23 sur 33 · RES · texte numérisé non relu

RES

lité thermique est un peu diminuée, seulement au petit doigt gauche.

La sensibilité musculaire parait beaucoup moins atteinte que la sensibilité cutanée : ainsi, ‘la face dorsale de la main gauche reposant sur un plan, etles yeux étant fermés, le malade ne peut dire si un poids de 100 grammes diffère d'un poids de 50 grammes ; il reconnait au contraire que ces deux poids sont différents, si on lui permet de soulever la main, et il dit nettement que le premier est beaucoup plus lourd.

Il n’a que d'une manière imparfaite la notion de position des doigts.

Des son entrée, le malade a été soumis aux friclions mercurielles. Elles ont été continuées tous les jours jusqu'au ? janvier. Pendant cette période, il n’y a pas de changement appréciable de l’état de la paralysie.

Le ? janvier, on lui administre 4 grammes d'iodure de potassium, le lendemain 5 grammes et le surlendemain 6 grammes.

Le 4 janvier le malade peutfaire exécuter quelques mouvements à l'index et la sensibilité est revenue dans ce doigt sauf au bord externe des deux dernières phalanges et à la pulpe de la phalangette.

Le G janvier on constate que la zone d'analgésie est très diminuée détendue; elle n'occupe plus que tout l’auriculaire (face antérieure, postérieure et latérale), le bord interne do la main et la région la plus interne de la main aux faces dorsale et palmaire ; le médius s’il est accolé à l'index exécute des mouvements assez étendus ; ses mouvements sont beaucoup plus limités s'il n’est pas en contact avec l’index.

Je crois inutile de relater jour par jour les détails de cette observation, qui ont été recueillis avec le soin le plus minutieux, qu'ilme suffise de dire qu'une décroissance sensible de la paralysie à élé constatée de la manière Ja plus nette chaque fois que la dose d’iodure était augmentée, ou qu’elle était reprise après une suspension d’un où deux

Page 1