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lade ne peut qu'opposer le pouce à l'index, el encore à condition que ce doigt soit légèrement fléchi.
Les mouvements des diverses articulations du membre inférieur sont conservés mais un peu restreints.
Les deux observalions suivantes, dues à Marinesco, bien que concernant des troubles de la motilité de tous les doigts nous ont paru intéressantes parce qu’elles fournissent un précieux document pour la connaissance du mode d'action des centres corticaux.
OBSERVATION XII MARINESCO — Semaine médicale, 7 octobre 1903, p. 326 (résumé)
Jeune homme de 19 ans. Variole et rougeole dans l'enfance. Depuis l'âge de 10 ans, accès d'épilepsie devenus depuis de plus en plus fréquents. En mars 1902 craniectomie droite (Jonnesco); à l’aide d'un excitateur électrique on détermine les centres des mouvements de la face et des membres gauches, dont on fait l’ablation, Hémiplégie gauche aussitôt après l'opération, vuis réapparition incomplète de la motilité. |
Examen un an après : persistance d'un certain degré de paralysie faciale et d'hémiplégie des membres à gauche.
Les troubles de la motilité des doigts sont très marqués; les mouvements d'extension s’accompagnent d'abduction des doigts y compris le pouce ; ceux d'adduction coïncident avec des mouvements de flexion et vice-versa: il y a cependant quelques différences au niveau de l'index. Le pouce se comporte de la même manière que les autres doigts, c'est-à-dire qu'il ne comporte pas de mouvements isolés ; l’'adduction des doigts s'accompagne de la flexion et de l’adduction du pouce, leur abduction entraine son extension et son abduction. Les mouvements d'opposition sont
complètements abolis, ce qui explique que la préhension des menus objets est absolument impossible. :
La flexion est en général beaucoup mieux conservée dans les articulations des doigts, du pouce, du poignet el du coude, que l'extension. C'est le contraire au niveau du membre inférieur.
Les mouvements de l'articulation radiocarpienne sont très limités ; ils sont mieux conservés, au coude et mieux encore à l'épaule.
Les troubles de la préhension sont tres marqués. Le sujet ne peut prendre un objet menu entre le pouce el l'index. Pour les corps plus volumineux (porte-plume), 1l a recours aux autres doigts en prenantune attitude variable. Il parvient quelquefois à saisir l'objet entre le pouce et l'index mais la position des doigts est alors très différente de ce qu'elle serait chez un individu normal. Les doigts sont tous fléchis et l'objet est tenuentre la face dorsale du pouce et la face palmaire de la dernière phalange de l'index. Dans l'action d'écrire, le malade tient le porte plume entre le 3e et le 4° doigts.
La main se ferme d'une manière spéciale : le pouce.
extrêmement fléchi, est couvert par les autres doigts contrairement à ce qui se passe du côté sain où le pouce en extension s'applique sur la face externe de l'index.
I y à quelques troubles de la sensibilité.
OBSERVATION XIV MARINESCO, — Semaine médicale, 1903, p. 33 résumée
Jeune homme de 17 ans, épileptique depuis sept ans : les acces, rares autrefois, élaient devenus très fréquents dans ces derniers temps. M. Jonnesco praliqua une hémi-crâniectomie et lui enleva une partie de l'écorce cérébrale, au niveau du centre du membre supérieur gauche. Après l'opération, le patient pouvait (très bien mouvoir ses arti-
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culations de l'épaule et du coude, mais il était incapable d'exécuter le moindre mouvement de la main.
Neuf mois après l'intervention, on ne constate rien d’anormal du côté de la figure ni da membre inférieur, mi au bras ou à l'avant-bras. Par contre, à la main gauche, les doigts sont écartés l'un de l'autre, en semi-flexion, plus accentuée aux derniers doigts. Le pouce est en adduction el bn semi-flexion. Les régions thénar et hypothénar sont plus déprimées que du côté opposé ; le premier espace interosseux est excavé.
Tout d'abord, on est frappé du fait que, malgré la consei-valion relative des mouvements des différents doigts, le palient est absolument incapable de faire avec ses doigts le moindre mouvement isolé. Ainsi, il ne peut pas fléchir le pouce Sans qu'il y ait en même temps flexion de l'index et flexion moins accusée du troisième doigt. Si on l'invite à rapprocher les doigts — qui sont naturellement écartés — immédiatement se produit une flexion avec adduetion ; si, au contraire, on lui commande d’écarter davantage les doigls, ceux-ci présentent en même temps un mouvement d'extension plus marqué au pouce et à l'index, tandis qu'aux trois derniers doigts, les phalanges extrêmes se mettent en légère flexion.
Quand la main est appliquée à plat sur une table, les doigts sont écartés, et le malade ne peut fanre aucun mouvements d’adduction, ni d'abduction. Les mouvements d'opposition du pouce sont complètement paralysés.
La flexion des doigts s'accompagne d'adduclion, tandis que leur extension, peu difficile, coincide avec leur abduc-. tion. Les doigts opposent également une résistance beaucoup plus grande a l'extension qu'à la flexion.
- La manière dont le maiade saisit un objet dépend des dimensions de celui-ci. Il lui est tres difficile de prendre une épingle, une allumette, etc. Ce n'est qu'après plusieurs essais infructueux qu'il y réussit. Il ramasse avec plus de facilité un objet plus volumineux, (porte-plume par
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exemple). Pour écrire il fléchit les doigts ; la première phalange du pouce se met toutefois en extension, tandis que la deuxième, en flexion, est appliquée sur la face dorsale de la première phalange de l'index.
Pour prendre un objet, il se sert toujours du pouce et de l'index ; les dernières phalanges de ces deux doigts se fléchissent, se rapprochent pour la préhension ; sans que le malade arrive loujours à son but. .
Lorsque le malade ferme la main, le pouce fléchi est couvert par les autres doigts.
Il y à de légers troubles des diverses sensibilités.
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