‹ Du Chancre Syphilitique de la Muqueuse PituitaireChapitre 26 sur 52 · OBSERVATION XIX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIX

LERMOYEz (résumée) (2)

MoN ,#%9 ans, seprésente léhfévrrienavec unrecouies ment muco sanguinolent, sans odeur, mêlé de fausses mem-

(1) À. Fournier. — Un cas de chancre syphilitique de la cloison (Chancres extragénitaux, 1897, p. 179). \

(2) M:Lermoyez.— Un cas de chancre syphilitique de lacloison nasale à type pseudo sarcomateux (Annales des maladies de l’oreille, etc., dec 1808, 1p-Di17):

NE

branes, unilatéral droit, A l’examen des fosses nasales, on découvre à droite, sur la cloison, immédiatement en arrière de la saillie cartilagineuse, une fausse membrane typique, très adhérente à la muqueuse. Le diagnostic posé fut : rhinite fibrineuse unilatérale, greffée sur un épaississement de la cloison. Huit jours après, le malade est pris de fièvre. Le nez devient tendu et douloureux. La saillie de la cloison a beaucoup augmenté. Le spéculum montre sur le septum un placard mamelonné, non ulcéré, saillant avec des bords en talus,et à sa surface quelques membranes. Deux gros ganglions sous maxillaires droits, durs, indolores, très mobiles. Le 25 février le malade revient souffrant atrocement. L'’aile droite du nez est tendue, dure comme du carton. À l'intérieur de la fosse nasale, la muqueuse de la cloison forme un soulèvementrouge vif; l'exsudat diphtéroïde a disparu sans laisser d’érosion. Un nouveau diagnostic est alors posé : celui de périchondrite de la cloison et de rétention purulente, expliquant l’œdème facial et la fièvre qu’accuse le malade. Plusieurs ponctions ne ramènent que du sang. Le 2 mars l’état général empire. La tuméfaction de la cloison s'étend de plus en plus : elle est bosselée, mais toujours sans ulcération: de plus elle présente un état de mollesse considérable. Devant ces signes la tumeur est prise pour un sarcome de la cloison. Le 4 mars on décide une intervention chirurgicale. L'examen histologique d'un morceau de la tumeur ne donne pas de renseignements précis sur sa nature. En attendant l'opération, pour le principe, le malade est soumis à un traitement mercuriel intensif. Le 15 mars, c'est-à-dire la veille de l'opération, une roséole typique est constatée sur le corps du malade. Le diagnostic de chancre induré est alors porté. Tous les symptômes se sont très améliorés et la saillie de la cloison a notablement diminué : c’est maintenant une surface lisse, rouge, dure au stylet. Vers la mi-mai la cloison a repris son aspect ordinaire.

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