CONCLUSIONS
I. — Le chancre primitif de la pituitaire doit être nettement distingué du chancre narinaire qui est cutané.
II. — Le chancre primitif est une affection rare dont nous n'avons pu réunir qu'une cinquantaine dépieas:
Il siège le plus souvent sur la cloison.
Il existe quatre observations de lésions syphilitiques primaires du cornet inférieur et une seule du cornet moyen, qui nous est personnelle.
L'inoculation se fait ordinairement par grattage.
III. — Au point de vue clinique, le chancre de la pituitaire est caractérisé par une rhinite séropurulente unilatérale avec ganglions cervicaux hypertrophiés. Lui-même se présente en général sous forme d’une tuméfaction infiltrée, indurée et ulcérée à son sommet.
Les symptômes sont très marqués dans sa forme
clinique habituelle, mais peuvent être aussi très discrets et presque insoupçonnés des malades.
IV. — Le diagnostic des chancres de la muqueuse nasale ne peut être fait qu'avec les affections intranasales. Il sera toujours très difficile et le plus souvent ne pourra être affirmé qu'après l'apparition des accidents secondaires.
V.— L'évolution est bénigne, le chancre de la ituitaire ouérit sans laisser de traces. Les compli— P &
cations sont rares.
VI. — Le traitement sera celui de toute syphilis au début, c’est-à-dire la médication mercurielle. Celle-ci devra être faite de façon intensive comme pour tous les chancres céphaliques.
Le Président de la Thèse, M. LANNOIÏS.
Viupie Le Doyen,