Voir le tableau n
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Ces reilux et cette abondance des espèces métalliques se rencontrent après la liquidation des crises, alors que le taux de l’escompte se trouve réduit à 3 et à 2 et demi p. 1 00, et c’est en présence d’un portefeuille presque vide, en l’absence de la matière escomptable, que les banques trouvent les plus grandes facilités pour récou1 lement de leurs billets et leur mise en circulation. Ce n’est pas, à proprement parler, une circulation fiduciaire, puisque chaque billet est représenté par son équivalent d’espèces en caisse : ce sont donc uniquement les propriétés du billet, c’est-à-dire les facilités de circulation qui le font, préférer du public. On se débarrasse des espèces en opérant les payements à la Banque, et on garde les billets qu’elle émet dans le cours de ses opérations. À partir de ce moment, quels que soient les besoins du commerce et le désir des banques de lui venir en aide, elles ne pourront pas non-seulement dépasser, mais même maintenir la somme de billets déjà émise. La circulation va donc osciller dans des limites très-étroites, faiblir un peu, et toucher son chiffre minimum l’année même de la crise, alors qu’on en réclame plus vivement le secours, mais alors aussi les billets se présentent plus rapidement au remboursement, l’encaisse devant répondre à toutes les demandes.
Les différences des chiffres maxima et minima de la circulation ont relativement peu d’importance si on les rapproche de ceux des escomptes et de la réserve mé-
tallique. Cette dernière est déjà épuisée avant même que
ET DE LA LIBERTÉ D'EMISSION. Mo
la circulation ait baissé d’une quantité notable, quoiqu’elle se soit rapprochée du niveau le plus bas.
Contrairement à tout ce qui a été objecté depuis 1 832 et surtout depuis que les gouvernements n’abusent plus de leur crédit pour compromettre celui des banques, les maxima de la circulation ne s’observent jamais comme par le passé au moment des crises. En France et en Angleterre les limites extrêmes des oscillations de la circulation se remarquent aux mêmes époques. Les maxima s’observent, dans les trois ou quatre années qui suivent les crises, après que les maxima de la réserve métallique ont été atteints, et les minima dans l’année même des embarras. Ces minima, du reste, ne sont que de 100 à 1 50 millions de frafifcs inférieurs aux maxima, et cette différence ne peut se comparer à celle que présentent les variations de la résërve métallique et des escomptes.
Circulation des banques privées et des joinl-stockbanks dans là Grande-ïlrelagne. — LeS documents officiels manquent jusqu’en 1 834. On était réduit à supputer leur circulation d’après le nombre des banques créées, d’après les faillites, et surtout d’après les relevés des droits de timbre auxquels les billets étaient soumis âü moment de l’émission. Depuis 1834 on possède les publications officielles des banques privées et des jointstock-banks pour l’Angleterre, l’Ècosse et l’Irlande.
La réglementation officielle de 1844-45 établit une division naturelle dans l’étude de cette circulation, et on
doit rechercher quelle elle était avant et quelle elle a été depuis.
I)e 1 834 à 1 839 , la circulation des banques privées et des joint-stock-banks avait présenté, quoique dans des proportions différentes, un développement continu ; au moment de la crise le chiffre maximum de la période avait été atteint.