‹ Du Change et de la liberté d'émissionChapitre 14 sur 105 · Voir le tableau n · texte numérisé non relu

Voir le tableau n

De 1844 à 1865. De 1«54 à 1844

Avant l’année 1 844 elle s’était déjà un peu relevée et voici quelle a été la situation avant et depuis la réglementation.

CIRCULATION DE LA OKANDE - BRETAGN K AVANT ET DEPUIS L’ACTE DE lftli.

Les rnaxima et les minima de la circulation des diverses banques ne se rencontrant pas toujours au même moment, on a extrait les chiffres extrêmes pour chaque banque, et les proportions se rapportent seulement à la circulation totale de la Grande-Bretagne. L’examen déco tableau nous montre que depuis l’acte de 1 844, la transformation de la circulation des banques de province n’a pas été aussi radicale que l'espérait Robert Peel. Sans doute il y a eu des modifications dans l’ensemble, mais les augmentations ont compensé en partie les diminutions.

Les oscillations paraissent plus considérables pour les banques do province que pour la Banque d'Angleterre, quoique les sommes se balancent pour ainsi dire.

Pendant que la circulation de la Banque d'Angleterre avant l’acte de 1844 variait

da ü 21.100.000 à 15.700.000 — 5.400.000,

celle des banques de province variait

de £ 22.200.000 à 14.400 000 — 7.800.000.

Depuis l’acte, la circulation de la Banque d’Angleterre varie

de £ 23.600.000 à 16.7UO.OOO — 6.900.000,

et celle des banques de province

do £ 19.500.000 à 12.800.000 — 6.700.000.

Les oscillations do la circulation ont été considérables, et dans ces ipouvements ce sont ■ toujours les banques de province qui présentent les plus grands écarts. La circulation de la Banque d’Angleterre a pris une plus grande importance, sans que cependant la proportion de celles des banques de province dans l’ensemble ait beaucoup diminué.

Cet abaissement tient surtout à une disposition de l’acte qui ayant établi que la bank-note serait legal (entier en Angleterre, leur a permis avec plus de sécurité de remplacer une partie de leur circulation par celle de la Banque d’Angleterre.

Dans ces dernières années, pour les banques privées

et les joint-stock-banks, en Angleterre le chiffre de la circulation autorisée n’est même pas atteint. Au contraire dans les banques d’Écosse et d’Irlande, là où la circulation peut s’accroître au delà de la limite légale d’une somme égale à celle des espèces métalliques qu’elles possèdent en caisse, dans ces deux pays elle est bien supérieure à celle que l’on observait avant 1 844.

En résumé, voici depuis 1834 quel a été le mouvement de la circulation dans les divers établissements jouissant du droit d’émission.

Page 1