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MOYENNE DES BILLETS EN CIRCULATION DANS CHAQUE SUCCURSALE

Banques privées 4 67. 000 fr.

! en Angleterre. . 412.060

en Écosse. . . 147.000

en Irlande. . . 447.500

La moyenne des émissions des 2,1 73 banques ou succursales qui, en 1857, se partageaient la circulation des billets de banque dans la Grande-Bretagne, variait, en 1-849, entre 1 12,000 fr. et 167,000 fr. La part afférente à chacune, on le voit, est bien faible; toutefois le chiffre seul ne dit rien; tout dépend de la rapidité de la circulation; rapidité qui, en supprimant les pertes de temps, multiplie en quelque sorte les billets sans qu’il soit nécessaire d’en accroître le nombre. Il est certain, en effet,

qu’on ne saurait, avec les faibles sommes que nous venons d’indiquer, rendre d’aussi grands services, si la perfection du mécanisme des virements et des compensations ne rendait pas inutile une plus forte émission.

Rapport du capital avec les billets en circulation. — Celte faible proportion des billets ressort encore davantage, quand on la compare au capital réuni par les banques. En Écosse, en 1857, pour un capital de 300 millions de francs ', la circulation ne dépassait pas 1 00 millions de francs *. Ce n’est donc pas pour battre monnaie et répandre un crédit fictif que les banques ont recours à l’émission, mais seulement pour ajouter un peu à leur capital, et obtenir ainsi, avec le prix modéré des services qu’elles rendent, une rémunération suffisante pour couvrir l’intérêt et les risques de ce capital.

Le point important, c’est qu’il y ait partout un établissement de crédit ou un comptoir pour permettre d’ouvrir des comptes en banque, de manière à opérer le règlement des affaires avec la plus petite somme de billets ou d’espèces. Tout le crédit que le commerce s’accorde doit, en dernier lieu, se compenser, sauf irn faible appoint que représente l’émission des billets, par un mouvement d’écriture sur les livres des banques, en

I. Divisé entre les 17 banques qui existaient alors, ce capital donne en moyenne 17,(100,000 fr. pour chacune d’elles.

‘2. Soit dons la proportion de 2 à 1.

un mot, par un simple transfert de crédit d’un compte débiteur à un compte créditeur. Les banques compensent ensuite entre elles leurs créances, en échangeant deux fois par semaine leurs billets et en soldant les différences en bons de l’Échiquier.

Les banques aux États-Unis.

Mouvement des banques. — De 1834 à 1861, sauf un court temps d’arrêt après la crise de 1 837, la création des banques est rapide et continue1.

De 1 834 à 1 838, de 408 leur nombre s’élève à 663, fléchit à 577 en 1 843, puis un mouvement croissant non interrompu se déclare, par suite duquel il s’élève à 1,392 en 1860.

Ici, ce sont surtout les banques mères qui dominent. Les succursales sont plutôt en voie de décroissance, puisque aux deux extrémités de la période on trouve les chiffres 184(1835) et 170 (1860). Leur accroissement ou leur diminution ne correspond en rien aux mouvements des banques mères. Elles ne jouent d’ailleurs dans ce pays qu’un rôle très-secondaire, comparé à leur importance en Angleterre, en Écosse et en Irlande. Tandis qu’en Écosse on trouve en moyenne 37 succursales pour une banque mère, ici il n’y a qu’une succursale pour 8 ou 9 banques mères.

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