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L’organisation des comptoirs n’est pas non plus la même, puisqu'il paraît plus facile, aux États-Unis, de fonder une banque que d’établir une succursale.

Moyenne de la circulation des banques aux États-Unis. — La somme des billets répartie entre les banques donne en moyenne une circulation de 900,000 fr. pour chacune d’elles, et plus les banques se multiplient, plus ce chiffre s’abaisse. 11 se maintient en 1837 et en 1848; mais, en 1857, il est déjà descendu à 800,000 fr. Pendant la liquidation des crises, il tombe à 400,000 fr. en 1848, à 500,000 fr. en 1858, et enfin, pendant la guerre du Sud et la suspension des affaires, à 300,000 fr. Quelque réduit qu’il soit, ce chiffre est encore bien supérieur à celui que nous avons trouvé pour les banques privées en Angleterre et les joint-stock-banks en Écosse, dont la circulation moyenne par banque varie de 167,000 à 147,000 fr.

Des coupures des billets de banque et durée de leur circulation. — On s’est beaucoup préoccupé de l’émission, de ses inconvénients et de ses avantages; mais on n’a pas toujours assez insisté sur son rôle et les services qu’elle peut rendre selon la nature des coupures et la plus ou moins grande rapidité de leur circulation.

Les tableaux de l’émission divisés selon les coupures des billets, en France et en Angleterre, indiquent le rôle de chacune d’elles dans les deux pays.

Malgré l’intervention des petites coupures émises par les banques privées en Angleterre, tandis que la Banque de France seule préside à l’ensemble des émissions, néanmoins, dans les deux pays, les principales variations se remarquent sur les grosses coupures.

Le développement de la circulation de la Banque de France paraît destiné à remplacer, jusqu’à un certain point, la circulation des banques privées. On ne doit donc pas être surpris de la voir, en 1 867, dépasser de près du double celle de la Banque d’Angleterre.

De 1 845 à 1 865, la circulation de cette dernière augmente de 1 11 millions (de 449 à 560), celle de la Banque de France de 7"26 millions (de 359 à 1 ,085 millions fr.), sans que dans les deux pays la circulation totale s’éloigne d’un milliard.

Pour rendre la comparaison plus sensible, observons au moment des plus grands écarts de la circulation les mouvements correspondants des grosses et des petites coupures; et afin de mettre en présence des rapports semblables dans l’augmentation ou la diminution totale de chaque période, recherchons la part des grosses et des petites coupures.

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