I. Tableaux I cl
DU CHANGK
lus
Jusqu’en 1 857 les chiffres maxima toujours observés au moment des crises avaient varié selon leur intensité de liv. 19,000,000 à liv. 23,000,000. C’est en 1857 que pour la première fois on observe le chiffre de liv. 31,000,000, chiffre qui n’est même pas atteint pendant la dernière crise de 1864 (liv. 25,300,000), mais qui se trouve un peu dépassé au moment de la panique en mai 1866 (liv. 33,400,000).
Les minima des escomptes depuis le commencement du siècle ont varié de' liv. 2,700,000 à liv. 17,000,000 : les écarts des maxima aux minima paraissent diminuer: la matière escomptable offre un fonds qui ne fait pas défaut et se présente toujours à la Banque même dans les plus grandes stagnations d’affaires.
Mouvements des escomptes en France. — Les maxima des escomptes en France présentent depuis 1800 une augmentation toujours croissante : de 1 87,000,000 de fr. en 1810, ils s’élevèrent à 228,000,000 de fr. en 1 839, et 320,000,000 de fr. en 1 847. Quelques années après la fusion des banques départementales, en 1853, ce dernier chiffre est dépassé : en 1 857 la somme des escomptes s'élève à 628,000,000 fr., et enfin 791,000,000 fr. dans la dernière période 1857-64. Le chiffre a plus que triplé depuis 1810, tandis qu’en Angleterre il a augmenté seulement du tiers.
Les minima, dans ces derniers temps, alors que les crises n’ont pas été accompagnées de complications
politiques, ont été un peu moins faibles que dans le passé.
En France et en Angleterre les deux mouvements se produisent au même moment, ce qui prouve bien qu’ils obéissent à des lois générales qui gouvernent les marchés. On en trouvera la confirmation sur les tableaux des bilans depuis 1800; nous donnerons seulement ici le résumé des quatre dernières périodes en France et en Angleterre.