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MAXIMA ET MINIMA DES ESCOMPTES DES BANQUES DE FRANCE ET D’ANGLETERRE

PÉRIODES

FRANCE

ANGLETERRE

MAXIMA

MINIMA

MAXIMA

MINIMA

millions fr.

millions fr.

millious £.

millions £.

Le développement des escomptes n’est pas aussi continu en Angleterre qu’en France, puisque le dernier maximum observé pendant la crise de 1 864 est inférieur à celui de 1 85T ; mais ce qui est constant c’est la dépression qu’on observe pendant la liquidation des crises. Dans ces moments, quoique le taux de l’escompte soit à

très-bas prix, le portefeuille se vide pour ainsi dire avant de reprendre le mouvement ascensionnel qui se continuera jusqu’à la prochaine crise. Cependant depuis 1 857, le développement des affaires, dans une foule de localités en dehors de toute spéculation, a rendu le fonds même des opérations qui passent par la banque moins variable ; le portefeuille est encore garni quand, à la suite des crises, la spéculation a dû battre en retraite. C’est ainsi qu’en France, tandis que pendant les liquidations les dépressions du portefeuille sont considérables pour les escomptes de Paris, elles sont à peine appréciables pour ceux des succursales. Aujourd'hui, il y a beaucoup d’affaires plus importantes que par le passé qui font appel aux banques, non pas comme moyen de crédit mais comme moyen de compensation ; ce sont ces affaires qui représentent pour ainsi dire du comptant et maintiennent toujours un certain courant dans le portefeuille. Les dépressions qui variaient des 2/3 ou de moitié, sont un peu moins sensibles dans la dernière période.

En France, le chiffre maximum des escomptes s’abaisse seulement de 791 millions fr. à 486.

En Angleterre de 25,000,000 liv. à 18,000,000.

Pour être moins considérables, les mouvements n’en sont pas moins très-marqués et en rapport avec ceux de la réserve métallique.

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