‹ Du Change et de la liberté d'émissionChapitre 39 sur 105 · IS · texte numérisé non relu

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La composition de l’encaisse de la Banque de France, depuis 1848, donne bien la mesure de l’influence des importations des nouvelles mines d’or.

Jusqu’en 1851, la somme en or qui entre dans la composition de l’encaisse, varie de 1 à 13 millions. Pour la première fois, en 1851, elle atteint 102 millions, quoique en 1852, au moment où un des maxima de l’encaisse est atteint, elle ne soit plus- que de 76 millions.

Afin de suivre toutes les variations, on a réuni sur le même tableau les maxima et les minima de l’encaisse, de 1848 à 1867, et on a mis en présence la proportion des sommes en or qui, dans chaque cas particulier, entraient dans sa composition.

Tandis que pour l’or les chiffres des maxima et des minima augmentent toujours, pour l’argent nous les ■voyons toujours baisser. De 76 millions en 1852, l’or qui entre dans la composition de l’encaisse s’élève à 605 millions en 1 867 ; pendant que l’argent baisse de 545 à 1 66 millions.

Mais c’est surtout quand on étudie les variations de la réserve aux époques de crise, et pendant leurs liquidations, qu’on se rend bien compte de la disparition de plus en plus marquée de l’argent, et de son remplacement par l’or : sous la seule action de l’offre et de la demande, nous voyons sur quel métal s’opère le flux et le reflux des métaux précieux. Avant la découverte des nouvelles mines, tout le mouvement portait sur I’ar-

gent : l’encaisse, réduite à 53 millions en 1848, ne renfermait qu’un million en or.

Pendant la liquidation de la crise, aussitôt que le reflux se manifeste, c’est encore l’argent qui prend la plus grosse part : sur un total de 291 millions, il entre pour 284. Et enfin, quand le maximum de la période est atteint, en 1852, sur 621 millions, la part de l’argent est de 545 millions, et celle de l’or de 76. Un moment, en 1851, la proportion de l’or s’était élevée à 1 02 millions.

Le maximum touché en 1 852, le mouvement décroissant commence, et alors, pendant que l’argent s’écoule, l’or arrive, mais dans une proportion trop faible pour combler le vide.

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