COURANTS EN FRANCE ET EN ANGLETERRE
PÉRIODES
FRANCE
ANGLETERRE
MAXIMA
MINIMA
MAXIMA
MINIMA
millions fr.
millions fr.
millions £.
millions £.
Ce tableau nous montre que le développement des dépôts en comptes courants a été pour ainsi dire le même dans les deux Banques de France et d’Angleterre depuis 1800.
En France, de 60 millions ils s’élèvent à 422 millions.
En Angleterre, de liv. 1 ,900,000 à liv. 21 ,400,000, soit de 47,500,000 fr. à 535,000,000 fr.
Les deux mouvements se suivent jusqu'en 1831, mais déjà dans cette période l’accroissement des dépôts l’emporte du double en Angleterre; il en est de même dans la période suivante après l’acte de 1 844. Pendant ce temps le mouvement reste stationnaire en France, mais après la fusion des banques départementales, pendant que le mouvement d’accroissement se ralentit en Angleterre (de liv. 1 8,9 les maxima descendent à liv. 1 5,4), il suit en France une marche rapide qui en élève la somme à 2 1 8 millions fr. Depuis ce moment, dans les deux pays, le développement des dépôts se fait au même moment et dans les mêmes proportions. Toutefois, en Angleterre, il est toujours de près de 100,000,000 fr. supérieur à celui de la France.
Les oscillations des maxima aux minima dans chaque période sont considérables, mais ne se reproduisent pas avec la même régularité que pour les escomptes et la réserve métallique. Les maxima se rencontrent presque toujours avec ceux de cette dernière, ou à une année près, pendant la liquidation des crises; ce sont donc des comptes courants espèces, puisque dans ces moments le portefeuille est presque vide.
Les minima s'observent bien, il est vrai, assez souvent l’année même des crises, mais si on les rapproche de ceux des années précédentes, on s’aperçoit qu’à quelques millions près (10 à 15 au plus), ces minima ont déjà été observés dans les années prospères.
Ainsi, en mettant en comparaison les minima des dépôts en comptes courants dans les années de crise et dans les années prospères, on obtient le tableau suivant :