I. Voir le tableau des bilans de la Banque d’Auglelcrrc
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en comptes courants, en France comme en Angleterre, n’ont pris quelque importance qu’après 1 81 5 ; jusque-là les maxima variaient de 22 à 60 millions, et les minima de 1 à 1 9.
Depuis, l’accroissement a été assez rapide. Déjà, en 1825, l’année même de la crise, ils s’élevaient à 1 17 millions fr.
De 1825 à 1845, au milieu de fluctuations nombreuses qui les abaissent à 32 et 40 millions fr., les maxima varient de 72 à 1 1 9 millions, à peine 2 millions de plus qu’en 1 825 ; mais, peu de temps après la fusion des banques départementales , dès que la reprise des affaires se fait sentir, en 1852, on les voit se relever de
40 millions en 1847 à 218 millions en 1852, 341 mil-
lions en 1859, et, enfin, 422 millions en 1866. Dans chaque période, chacun de ces maxima est suivi d’une dépression considérable avant que le nouveau mouvement de reprise se produise. Les chiffres minima de 30 et 40 millions que l’on observait jusqu’en 1848 sont remplacés par ceux de 1 1 5 et 1 1 0 millions.
Ce qui ressort de l’observation (voir les tableaux des bilans), c’est que les dépôts en comptes courants ne présentent pas la régularité des mouvements de la réserve métallique et des escomptes. Les oscillations sont brusques, en rapport avec certains besoins particuliers rapidement satisfaits, qui n’influent pas sur la marche générale des affaires; on les observe indifféremment dans . la prospérité et dans les crises; les écarts peuvent s’éle-
ver du simple au double; une baisse ou une hausse de 50 p. 1 00, telles sont les oscillations ordinaires. Il ne faudra pas s’étonner si on les retrouve de même pendant les embarras des banques, sans y attacher une trop grande importance, puisque ce n’est que la répétition naturelle du mouvement des années antérieures alors sans influence sensible sur la réserve métallique ou sur le portefeuille.