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Tableaux 1, 2 et

instituées, c’est-à-dire la circulation du papier fiduciaire. Quand elles émettent des billets, ou créditent un compte en échange du dépôt d’un titre en garantie, il est évident que l’opération que l’on a en vue n’est pas encore conclue, puisque l’engagement commercial, le seul auquel elles doivent aide et assistance n’existe pas encore; c’est donc un nouveau crédit ouvert et non pas la circulation d’un crédit déjà existant : de là la prudence que les banques doivent mettre dans l’emploi de ce moyen qui ne peut être qu’un accessoire dans l’ensemble des services qu’ elles rendent. Émettre sur dépôts de titres, du papier payable à vue et au porteur, c’est exciter la spéculation qui n'a pas de crédit et par conséquent celle de la pire espèce.

En F rance et eja Angleterre on use de ce moyen avec ménagement et dans des conditions différentes. Comme pour les escomptes, il y a deux manières d’estimer l’importance des mouvements des avances : par l’observation des maxima et des minima des bilans hebdomadaires ou des bilans annuels. Mais ici la durée des avances est bien plus variable que celle des escomptes, et comme les services rendus sont en rapport avec les renouvellements, les chiffres maxima et minima des bilans hebdomadaires n’indiquent que la somme avancée à un moment donné sans permettre de juger l’importance des sommes prêtées successivement à divers, résultat donné par le compte rendu annuel. Nous les étudierons sous ces deux aspects en France et en Angleterre.

A la Banque de France, les avances sur valeurs comprennent les avances sur effets publics (Rentes), les avances sur actions et obligations des chemins de Ter, et les avances sur lingots. De ces trois sortes d’avances une seule, celle sur actions et obligations des chemins de fer, est de date récente et ne remonte pas au delà de

Les avances sur effets publics d’après les bilans hebdomadaires, de 1 821 à 1852, ne présentent de grandes variations, ni dans leurs maxima, ni dans leurs minima ; les premiers varient de 59 à 41 millions fr. (1824-1848), les seconds de 0 à 9 millions fr. Depuis ce moment, ils ont pris un développement en rapport avec la spéculation et es emprunts, et l’on constate les oscillations suivantes.

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