Tableaux n» i, 2 et
Sur le tableau ci-joint comme sur le tableau général du bilan à la fin du volume, on remarque que les avances sur ces valeurs sont de date récente, puisqu’elles ne remontent pas au delà de 1852, et que, de plus, comme pour celles sur effets publics, les chiffres maximaou minima des bilans annuels ne représentent pas le chiffre des opérations : tout dépend de la durée variable des avances et de la rapidité des demandes ou des renouvellements.
De 1 54 millions fr. en 1 852, les avances se sont élevées à 395 millions en 1853, au moment où la spéculation sur les chemins de fer était la plus active. En 1 857, malgré la crise commerciale, le classement étant opéré, elles s’abaissent à 1 72 millions. Les nouvelles conventions de l’État avecles chemins de fer en relèvent le chiffre à 452 et 431 millions fr. en 1859 et 18GO, par suite de l’émission des nombreuses obligations pour le second réseau. Les mêmes causes reproduisent les mêmes effets en 1863; mais, dans chacun de ces cas, aussitôt ces besoins satisfaits, les chiffres s’abaissent dans le premier cas à 30G millions fr. (1861), dans le second, à 268 (1864). Comme en -1857, c’est encore pendant la crise de 1864 qu’on observe un des chiffres minima des avances. Elles ne relèvent donc pas du mouvement commercial, mais de la spéculation ou des émissions d'obligations des chemins de fer, et c’est précisément pendant les crises qu’on observe les chiffres minima; on n’y a donc pas recours dans ces moments.
Les avances sur obligations du Crédit foncier ont trop peu d’importance pour nous occuper ici; quant à celles sur lingots d’or et d’argent, comme elles dépendent de l’abondance même de la production des métaux précieux, nous n’avons plus affaire à une circulation fiduciaire, et nous ferons seulement remarquer qu’elles n’ont aucun rapport ni avec le mouvement commercial, ni avec celui des avances.
De 1836 à 1847, elles varient de 241 à 8 millions (1840-1847*).
De 1847 à 1866, de 3 à 106 millions fr. (1859-1866). Malgré l’immense production des mines d’or de la Californie et de l’Australie, les demandes d’avances sur lingots ont été très-modérées. Au moment où l’importation des métaux précieux était la plus active, de 1850 à
1 860, les deux chiffres les plus élevés, en 1 855 et 1 856, n’ont pas dépassé 21 millions, et en 1 857, l’année de la crise, 9 millions fr.
Depuis, la proportion s’est élevée à 78 millions en
1861, et enfin 106 millions en 1864 et 1866. On observe le même chiffre pendant la crise et pendant la liquidation, ce qui prouve bien que ces avances ont lieu en dehors du mouvement commercial, par suite de la remise de lingots dont on ne trouve pas immédiatement l’emploi.
Etat des avances à la Banque d' Angleterre. — Les