MOUVEMENTS DES ESPECES
Pendant les crises. Pendant leurs liquidations.
million! fr. million! fr.
Au milieu de la variété infinie des opérations qui viennent d’une manière directe ou indirecte aboutir à la banque, le numéraire, quoique l’on stipule toujours que . les payements devront se faire ainsi, n’intervient que pour 5 à 8 0/0; à côté du crédit représenté par les billets et les virements, il se trouve réduit à jouer le moindre rôle.
Billets. — Les billets de banque ont une plus grande 'importance, cependant malgré l’augmentation de l’émission qui, de 220 millions en 1837, s’est élevée à 646 millionsen 1 857, 839 en 1 864, et enfin 1 ,000,000,000 en 1866; néanmoins dans les mouvements de caisse, la proportion de 51 0/0 en 1 835 est descendue à 30 0/0 en 1 856, et ne dépasse pas 40 0/0 en 1 866.
ET DE LA LIBERTE D’ImISSIOX. 251
Les plus grands mouvements des billets de banque s’observent dans l’année qui précède ou dans celle même de la crise. Ainsi de 4 milliards en 1 834 nous les voyons s’élever :
milliards fr.
en
en
en
en
en
en
sans cependant qu’il y ait toujours un accroissement l’année même de la crise.
Malgré un développement aussi sensible, leur part proportionnelle dans l’ensemble du mouvement des caisses est moindre qu’en 1835. Loin de prédominer dans les payements en banque , le billet ne garde même pas son rang, puisque la proportion, après être descendue de 51 à 30 p. 100 ne dépasse plus 40 p. 100 en 1866, avec une circulation de 1,000,000,000 fr.
Virements. Les virements paraissent être la perfection du mécanisme apporté par les banques dans le mouvement des échanges ; aussi ce sont eux qui ont pris le pas sur les espèces et les billets :
De 2,800,000,000 fr. en 1834, ils se sont élevés à