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Comparés aux espèces et aux billets, voici l’accroissement de chacun de ces articles.

AUGMENTATION DEPUIS 1834 DU MOUVEMENT ï

Des espèces. . . 4.923.000.000 fr.

Des billets . . . 9 000.000.000

Des virements . 44.000.000.000

L’accroissement, on le voit, près du double de celui des billets, dépasse de sept fois celui des espèces.

La proportion par rapport à l’ensemble des mouvements des caisses, contrairement à ce que l’on observe pour les espèces et les billets, s’est beaucoup améliorée: de 40 p. 100 en 1834, elle s’est élevée à 60 et même 65 p. 100, en 1845 et 1856; depuis, elle est retombée à 50 et 52 p. 100 en 1861 et 1866; néanmoins, elle l’emporte sensiblement sur les deux autres articles, dont la proportion a diminué. Malgré une augmentation générale des trois articles, ce sont eux qui paraissent devoir prendre une prépondérance de plus en plus marquée. On la constate aisément quand, dans l’ensemble des mouvements des caisses, augmentations ou diminutions, on cherche à se rendre compte de la part proportionnelle des virements; ce sont eux qui en forment la plus grande partie.

Ainsi, dans les augmentations et les diminutions du mouvement des caisses, voici la part des virements :

Augmentations.

Diminutions.

Part proportionnelle des virements.

fr.

fr.

Augmentations. Diminutions.

Dans les deux cas, la pari des virements est toujours la plus considérable, et c’est surtout au moment des crises que l’on voit combien ils font défaut et combien peu les billets peuvent les remplacer; c’est qu alors on réclame des espèces.

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