‹ Du Change et de la liberté d'émissionChapitre 72 sur 105 · DÉPÔTS · texte numérisé non relu

DÉPÔTS

ICHKM1K9

ne fer.

Guerre de Crimée. - Emprunt de 700 millions.

6 juillet . .

2 août. . .

Querre d’Italie. —

Emprunt.

7 mai . . .

SI

1 ool»

18 mai. . .

Doubleme

nt

du

capital de la Banqu

e en 185'

loürfSO mai. . .

0/(l6 novemb.

30 avril . .

Dans les deux cas que nous prenons pour exemple, le compte-courant du Trésor dans l’espace d’un mois s’est élevé de 277 et de 201 millions, c’est-à-dire qu’un capital de cette importance a été versé au Trésor comme premier versement des emprunts et de là déposé à la Banque. La vente des rentes ou la disponibilité du capital des banques ne feraient pas entrer dans leurs coffres des sommes plus considérables; examinons donc quelle a été l’influence de cette augmentation des comptes-courants sur les autres articles du bilan?

Sur la réserve métallique le mouvement est presque nul : dans les deux cas on remarque un accroissement de 5 millions !

La circulation des billets a diminué de 37 millions en 1855 et de 60 en 1859. Les billets donnés dans les premiers versements sont rentrés à la Banque.

En 1855 sur une augmentation du compte-courant du Trésor de 277 millions, 37 millions de billets et 5 millions d'espèces, en tout 42 millions, voilà ce qui a réellement été versé à la Banque ; la plus grande partie de la somme a été fournie par la Banque elle-même comme l’indique le chiffre des escomptes et des avances.

Les escomptes ont augmenté de 1 30 millions et les avances sur rentes de 22 millions, celles sur chemins de fer de 29. La Banque seule par ses avances fournit 181 millions. Enfin les comptes-courants divers subissent une diminution de 23 millions qui vient grossir celui du Trésor.

En résumé c’est la Banque qui a fait la plus grosse part du versement par les avances qu’elle a consenties sur effets de commerce et sur titres.

En 1 859, au moment de l’emprunt de la guerre d’Italie, la Banque a prêté un concours moins actif et quoique le compte-courant du Trésor ait augmenté de 201 millions du 7 au 1 8 mai, au moment du premier versement, la plus grande partie a été fournie par la rentrée des billets (60 millions), et par les dépôts privés (30 millions). L’escompte et les avances n’ont donné que 62 millions.

Digitize

Quant à la réserve métallique, malgré ce déploiement considérable de capitaux supérieurs au capital de la Banque de France, elle reste immobile puisque, dans les deux cas, les variations ne s’éloignent pas de la faible somme de 5 millions !

Le doublement de capital ou la disponibilité par la vente des rentes de la Banque ne pourraient donc dans aucun cas atteindre le but que l’on désire, c’est-à-dire alimenter la réserve métallique puisque sur des versements de 200 et môme 277 millions, on observe un mouvement d’espèces qui ne dépasse pas 5 millions, la plus grande partie étant fournie par les avances de la Banque ou par un simple virement des dépôts en comptes-courants.

Il en a été de même au moment du doublement du capital de la Banque en 1857. Les versements des 100 millions devaient se faire en quatre termes, du25juin 1857 au 10 juin B 58. Pendant les premiers six mois la réserve métallique n’a pas moins baissé de 257 à 187 millions, soit de 70 millions, somme supérieure aux versements; le portefeuille a augmenté de 56 millions.

Dans le second semestre au contraire, la funeste influence de la crise ayant disparu, quoique les seconds versements ne fussent que de 50 millions comme les premiers, cependant l’encaisse augmente de 223 millions et le portefeuille baisse de 1 70. Les deux mouvements de flux et de reflux des espèces métalliques ne représentent donc que d’une manière bien infidèle le passage des fonds

5S4 DD CHANGE

que l’on apportait à la Banque pour le doublement de son capital.

Le flux des espèces avait eu lieu pendant les embarras et avait absorbé et au delà les versements des actionnaires delà Banque; le reflux des espèces se produisit de même naturellement pendant la liquidation et avec une telle intensité que la somme fournie par les versements fut de beaucoup dépassée. Dans les deux cas elle se perd dans un mouvement beaucoup plus considérable qui la dissimule et empêche d’en saisir les effets ; son rôle fut donc très-secondaire.

Il en a été de même en Angleterre; si on observe un des articles du bilan intitulé Government securities, on trouve la confirmation de tout ce qui précède. Ce chapitre comprend des rentes disponibles, des avances et des annuités; sous le môme titre se trouvent réunies les avances au Trésor sur bons de l’Échiquier et enfin les titres de créances de certaines institutions, pensions de retraite et autres, dont la Banque s’est chargée et dont elle sert les arrérages. Les variations de cet article sont considérables : les différences se sont élevées jusqu’à liv. 10,000,000 (250,000,000 fr.).

Que ce soient les avances qui aient été remboursées ou que la Banque ait vendu ses rentes, ou les bons de l’Échiquier qu’elle garde en portefeuille, dans les deux cas ces opérations ont dû procurer des rentrées et le bilan doit nous permettre d’en suivre la trace.

| DATES

Cd »

'JD ~

CIRCULATION

ESCOMPTES

et

ATANCR9.

CO

CU a I •« £

\ 1 avril . . .

13 novembre.

19 juillet. . .

9 décembre. .

Dans les deux périodes la diminution des Government securities, ou la vente des titres n’a eu aucune action sur la réserve métallique, elle a toujours continué de baisser sous l’influence de causes plus puissantes, qu’une vente de rentes, s’élevât-elle à 250,000,000 fr. , ne pouvait combattre.

En 1 847 il n’y eut pas une grande demande d’escompte mais on s’adressait surtout à la réserve métallique.

En 1 857 cette dernière baisse de la même proportion soit de liv. 4,300,000, mais les escomptes augmentent deliv. 17,000,000*.

Page 1