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RAPPORT DU CAPITAL AUX MAXIMA ET AUX MIKIMA DES ESCOMPTES

Banques. Années.

Angleterre 1 845-57

France 1851-64

États-Unis 1843-57

État do New-York. 1848-60 Ville de New-York. 1851-62

faxima.

Minima.

Différence .

Si

La proportion est très-variable : les rapports maxima du capital aux escomptes s’observent pendant la liquidation des crises : de 146 0/0 à la Banque d’Angleterre, ils s’abaissent à 43 0/0 dans la ville de New-York, en passant par les degrés intermédiaires en France et aux États-Unis.

Les minima, au contraire, pendant les crises de 23 0/0, s’élèvent à 54 0/0 dans l’État de New-York, et ne descendent pas au-dessous de 38 0/0 dans la ville de New-York.

Tandis que là où l’on rencontre des banques privilégiées avec un capital fixe, l’écart des maxima et des minima varie de 102 0/0 à 74 0/0, avec la pluralité des banques comme dans l’État et la ville de New-York, il ne s’éloigne pas de 5 0/0 , et cela en présence d’un portefeuille qui, pour l’État de New-York, s’élève de 394 millions de francs à 1,090 millions de francs, et pour la ville de New-York de 350 millions de francs à 9G1 millions de francs. Le capital, à 5 0/0 près, a donc dû suivre le même développement; c’est en effet ce que l’on constate.

C’est lui qui, pour donner toute garantie aux opérations des banques, augmente parallèlement aux escomptes, quoique même dans les meilleures conditions, la proportion dépasse à peine 50 0/0.

Dans les banques de l’État de New-York nous ne rencontrons pas, comme dans les banques privilégiées, un capital supérieur ou égal aux escomptes, mais au moment des embarras le rapport ne tombe pas aussi bas. Il présente de moins grands écarts’, et se proportionne mieux à la somme des escomptes.

Rapport du capital immobilisé au capital disponible en France , en Angleterre et aux États-Unis. — En Angleterre tout le capital de la Banque est immobilisé. Ce capital, qui est de 3G3 millions de francs, est garanti, jusqu’à concurrence de 275 millions, par la dette de l’État envers la Banque. Les autres valeurs immobilisées s’élèvent à la somme de 90 millions.

En France, sur un capital de 182 millions, 157 sont immobilisés, soit près de 86 0/0.

Aux États-Unis, pour l’ensemble des États, le rapport du capital immobilisé au capital disponible varie de 20 à 25 0/0, dont 16 0/0 en rentes et 7 0/0 en immeubles. Mais comme la répartition du capital entre les cinq grandes divisions d’États (États de l’Est, du Milieu, du Sud-Est, du Sud-Ouest et du Nord-Ouest) est trèsinégale, et en raison inverse du nombre des banques, plus les banques sont nombreuses, plus la moyenne de

leur capital est faible. Au contraire, plus elles sont rares, plus elle est considérable. Ainsi, tandis que pour les 507 banques des États de l’Est, elle ne dépasse pas 220,000 dollars, pour les 1 05 banques des États du Sud- Ouest, elle s’élève au double, soit 410,000 dollars.

La moyenne du capital des banques de l’Uniou est même inférieure à celle des banques d’Écosse. De 1 834 à 1840 elle varie de 400,000 à 390,000 dollars. Depuis cette époque , en même temps que les banques se multiplient, la moyenne du capital diminue; en 1857, elle était réduite à 260,000 dollars; nous retrouvons le même chiffre en 1 860. Dans les divers États, le rapport du capital à la circulation suffit pour indiquer le rôle de cette dernière : de 226 0/0 dans les États du Milieu, il baisse à 90 0/0 dans les États du Nord-Ouest; dans les autres États, il oscille de 2 I 5 à 1 i 8 0/0. Dans tous, le Nord-Ouest excepté, le capital est bien supérieur à l’émission du papier, et, dans deux des principaux groupes (États de l’Est et du Milieu), il est deux fois plus considérable. C’est donc par la rapidité de leur circulation que les bank-notes compensent leur infériorité numérique.

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