‹ Du Change et de la liberté d'émissionChapitre 82 sur 105 · ANNUEL DES · texte numérisé non relu

ANNUEL DES

ESCOMPTES

Paris.

Succursales.

millions fr.

millions fr.

Pour Paris l’accroissement qui n’était que de 282 millions de 1839 à 1847 s’élève à 756 millions dans la période 1847-57, et se maintient au même chiffre dans la dernière période 1857-64 : seulement de 1864 à 1866 le mouvement n’a pas encore repris.

Pour les succursales et les anciennes banques départementales les mêmes mouvements sont beaucoup plus sensibles. L’accroissement de 743 millions de 1839 à 1847 s’élève tout à coup à 2,167,000,000 fr. de 1847 à

1857, puis jusqu’en 1864 paraît arrêté; pendant que le développement des transactions continue à Paris et donne 706,000,000 fr. d’escomptes de plus, dans les succursales il ne dépasse pas 72 millions.

Il y a donc eu de 1 857 à 1 864 un arrêt bien sensible dans le mouvement des affaires en dehors de Paris. De 1864 à 1866 au contraire, pendant que la stagnation prédomine à Paris, l’activité parait reprendre dans les succursales et le chiffre maximum de 1 864 se trouve déjà dépassé de 388 millions.

En résumé, de 1 839 à 1 866, à une augmentation des escomptes de 1 ,535,000,000 fr. à Paris correspond une augmentation de 3,370,000,000 fr. dans les succursales.

Ici il est intéressant de rechercher quelle est la source de cette augmentation des escomptes. Parmi les 55 succursales de la Banque de France, sont-ce les premières par l’importance des affaires ou les moyennes qui y ont le plus contribué? Nous établirons la comparaison entre les dix principales succursales dont la plupart étaient banques départementales avant 1 848, et l’ensemble des succursales. Ces dix succursales sont : Marseille, Lille, le Havre, Bordeaux, Lyon, Rouen, Nantes, Mulhouse, Saint- Quentin, Saint-Etienne.

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