‹ Du changement électrique accompagnant la sécrétion de la glande mammaireChapitre 2 sur 3 · D) : E. A. SCHAEFER · texte numérisé non relu

D) : E. A. SCHAEFER

premier signe d’excrétion : on ne voit aucune déviation avant que l'injection employée n'ait provoqué un écoulement de lait. Quelquefois, ce changement électrique, qui indique un courant

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Fic. 1. — Variation électrique de la glande mammaire de chatte pendant la sécrétion provoquée par injection intra-veineuse d'extrait du lobe ponrienr d'hypophyse de bœuf.

a) Photographie des oscillations du galvanomètre d'Einthoven, 1 millimètre — 26,1 microvolls; b) Signal marquant les gouttes de lait; c) Signal marquant les secondes; d) Signal d'injection.

entrant, est précédé d'un autre moins marqué, dans la direction opposée (fig. 2). On peut parler alors de deux phases, dont la première est caractérisée par le fait que la surface générale devient négative par rapport aux canaux lactifères, et la seconde par une inversion du courant.

Il y a des cas où l’une ou l’autre de ces phases manque; la figure 1

Fi. 2. — Variation diphasique de la glande mammaire de chatte.

Chaque millimètre d’ordinat — 12,75 microvolts. Les autres conditions et les lettres comme dans la figure 1, seulement le signal d'injection manque.

en donne un exemple. Quand c’est la seconde phase qui ne se laisse pas voir, la première est beaucoup prolongée. Ordinairement, c’est la seconde phase qui est accompagnée de l'écoulement du lait, mais

même quand celte phase manque entièrement, on peut avoir une sécrétion abondante.

Méruone. — L'animal, ayant été anesthésié sous une cloche de verre par un mélange de chloroforme neuf parties, et d'alcool une partie, est fixé sur une planchette à opérations. On insère une canule dans la trachée, par laquelle on maintient l'anesthésie en envoyant le mélange d'alcool-chlorotorme avec de l'air dans les poumons. Quelquefois, les muscles respiratoires de l’animal continuent faiblement à se mouvoir pendant l'expérience; dans d'autre cas, les mouvements naturels de respiration ne se laissent pas voir. Le degré d'anesthésie employé est tel que le réflexe cornéen disparaît complètement. Dans quelques expériences, une injection sous-cutanée d’hydrate de chloral était donnée, et, dans ce cas, l'anesthésie était maintenue par ce seul moyen. Une canule, adaptée à une seringue hypodermique capable d’injecter exactement 1 cm. cube de liquide, était liée dans la veine jugulaire.

Une des mamelles ayant été choisie, — une glande pleine de lait de préférence, — l'animal était placé de sorte que le mamelon de la glande choisie se projetait au delà du bord de la planche élevée. Alors, on enduisait la fourrure sous le mamelon avec de la vaseline, de sorte que le lait, qui pouvait suinter, coula librement sur la vaseline et put être recueilli dans un verre placé dessous, les goultes étant enregistrées en tombant par un enregistreur électro-magnétique. Puis on excisait le mamelon, coupant les canaux lactifères, en ayant soin d'éviter les vaisseaux sanguins. La surface extérieure de la glande était exposée par l'extension de la plaie un peu au-dessus du mamelon. S'il y avait hémorragie, on l’arrêtait avant de continuer l'opération. Quelquefois, l'excision du mamelon n'était pas suivie par une excrétion spontanée de lait; d'autres fois, une quantité variable s'écoulait. Les électrodes non polarisables employées étaient des tubes de verre du genre ordinaire remplis de kaolin zinc-sulfate. Une de ces électrodes enveloppée de ouate mouillée de solution physiologique était mise en rapport avec la surface cutanée de la glande près des canaux coupés, était droite, et ouverte aux deux bouts. L'autre était pliée sous un angle d'environ 120°; un de ses bouts était scellé, et un trou était fait tout près de ce bout, sur le côté de l'angle. Par ce trou, le tampon de kaolin était forcé dans le tube, à une distance suffisante. Cette extrémité de l’électrode était alors insérée dans la cavité péritonéale

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