‹ Du changement électrique accompagnant la sécrétion de la glande mammaireChapitre 3 sur 3 · E. A. SCHAEFER · texte numérisé non relu

E. A. SCHAEFER

par un orifice fait dans la paroi abdominale, et son trou tamponné était placé en face de l’électrode qui était en rapport avec la surface cutanée de la glande; bien entendu, les couches séreuses et musculaires de la paroi abdominale, aussi bien que l'épaisseur de la glande, se trouvaient interposées. Les deux électrodes étaient fixées dans cette position relative et reliées par l'intermédiaire d'un compensateur à la corde du galvanomètre. L'image amplifiée de la corde était projetée, comme à l'ordinaire, sur une fente à travers laquelle on pouvait lentement faire passer la planche négative photographique. Puis on arrangeait des signaux électromagnétiques pour tracer sur le même négatif (1) les gouttes de sécrétion, (2) le temps écoulé en secondes, (3) la période de l'injection intraveineuse.

On trouve que le courant de repos est très variable. Le plus souvent, il montre des ondulations plus ou moins régulières, difficiles à expliquer, mais qui peuvent être le résullat de mouvements respiratoires spontanés. Dans la plupart des cas, la surface intérieure ou péritonéale était positive par rapport à la surface extérieure ou cutanée (canaux), mais quelquefois négative. Il est possible que le courant de repos ne soit pas un vrai courant glandulaire, mais plutôt un courant de lésion : ce qui expliquerait son irrégularité. Le courant d'action est certainement de nature glandulaire. Dans son caractère diphasique, il ressemble à la variation diphasique, décrite par Bayliss et Bradford, pour les glandes salivaires des mammifères. Mais il y a cette différence importante, que landis que la seconde phase (surface générale positive au hile), (à une seule exception notable), ne fut pas accompagnée dans leurs expériences par une sécrétion abondante, dans le cas de la glande mammaire, la seconde phase de la variation électrique (qui montre aussi la surface générale posilive au hile) a, comme concomitance, un écoulement libre de lait. On ne peut pousser plus loin d’ailleurs l’analogie, car les résultats rapportés par Bayliss et Bradford étaient tous produits par excitation nerveuse (corde du tympan ou sympathique), tandis que l'écoulement de lait de la glande mammaire est indépendant des nerfs et n’est excité que par la stimulation d’hormones circulant dans le sang*.

1. Proc. Roy. Soc., 1886, et Intlernat. Journ. Anal. and Physiol., t. IV, 1887; et aussi BRADFORD : Journ. of Physiol., t. VIII, 1887. Voyez aussi Collecled Papers of the Physiolo-

gical Laboratory of Universily College, London, t. VI, 1885. 2. Pour l'évidence de cette assertion, voyez K. MACKkENSIE, op. cit.

Paris. — L. MARETEUx, imprimeur, 1, rue Cassette.

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