NOTRE MAÎTRE
CeUetieSy î^^ novembre ÎQO^i,
Mon cher Caubert,
Je viens de lire wec beaucoup d'intérêt vos eauséries sur Ve'quitation, que vous avez bien voulu me communiquer avant de les livrer à V impression.
Cavalier tous -7- Écuyer quiveut... Comme vous y allez! Voilà un titre qui va bien étonner les écuyers de ma génération.
Nous avons connu en effets à Saumur et ailleurs y tant d'excellents cavaliers qui, même après avoir reçu des leçons de maîtres tels que Baucher, le général L'Hotte ou le général Faverot de Kerbrecht, n avaient pas la certitude, en commençant un dressage, de le mener à bien, — que nous restons et resterons malgré tout un peu sceptiques ; Véquitation ayant toujours été considérée par nous comme un art, apanage de quelques privilégiés seulement.
N'est pas artiste qui veut, vous le savez.
Si vous êtes arrivé à en faire une science et y qui plus est, une science exacte, vous aurez rendu un service immense à tous ceux qui aiment le cheval et aspirent à en tirer le meilleur parti possible.
Je vous félicite donc bien sincèrement, mon cher Caubert^ de vous être livré à un travail aussi persevéranty aussi complet, et d'avoir trouvé, après Vavoir cherché pendant quelques années seulement j la
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bonne i^oie qui vous a permis d'obtenir du cheval tout ce qu il peut donner.
Avant d^être récompensé par le succès de votre ouvrage, vous Vaveze'te' — et grandement^ f en suis sûr — par la satisfaction extrême qu éprouve un vrai cavalier en montant un cheval équilibré et parfaitement léger.
Je vous serre bien affectueusement la main^ mon cher Caubert, en vous envoyant mes meilleures amitiés.
Général de Bellegarde.
Cavalier tous!
Écuyer qui veut!