‹ Du cheval bein mû et bein mis;Chapitre 2 sur 28 · ET BIEN MIS · texte numérisé non relu

ET BIEN MIS

Suite de causeries écrites au fil de la pratique

Le cheval est notre passion!

Pour la satisfaire, nous avons passé une partie de notre existence à rechercher la façon quasi idéale de le mouvoir y de le conduire et de le monter; et nous poursuivons chaque jour, dans la pratique, la découverte des procédés les plus simples, les plus logiques, les plus naturels.

Théorie en cours. La théorie qui régit le dressage et Téquitation qui

s'ensuit est basée sur l'exploitation habile, envers le cheval, de Tappât des récompenses ou de la crainte des châtiments, et sur une gradation méthodique des exercices.

La nôtre. C'est une théorie, nous en tenons compte, nous la

respectons comme celle de notre règlement, mais voici la nôtre : Toutes les résistances du cheval proviennent

de la contraction musculaire qu'il oppose au cavalier; empêchez celte contraction, en refusant les points d'appui, de se produire, ou, tout au moins, d'être un obstacle aux effets sollicités par vos actions; le cheval devient alors obéissant, soumis, dressé.

Il faut se représenter la masse du cheval comme un assemblage de muscles, côtoyés et renforcés par les nerfs, agissant sur les rayons osseux ; si, par des assouplissements appropriés, cette masse est rendue malléable, elle sera mise dans l'impossibilité de résister, et il n'y aura plus qu'à la disposer et à Vanimer. Et pour l'animer, la logique, basée sur l'examen de la structure du cheval, sur la statique et sur la locomotion, indique clairement qu'il faut s'adresser au centre de gravité.

Une fois le centre de gravité déplacé, la masse est entraînée par suite de l'impulsion, dans le sens de la force à laquelle on donne une direction d'écoulement; la science du cavalier consiste alors à maintenir le centre de gravité au-dessus de la base de sustentation dans la direction donnée et à ne pas entraver son déplacement dans la direction recherchée. Notre théorie se résume donc à, deux choses.

1° Vaincre les résistances du cheval par les assouplissements, par la malléabilité des différentes parties du corps;

2^* Mouvoir la masse devenue malléable. La science du cavalier consiste alors à bien disposer la masse pour qu'elle prenne la direction recherchée, puis à provoquer et à entretenir son déplacement dans cette direction en influençant à propos le centre de gravité et en n'entravant son déplacement qu'à bon escient.

Nous développons — et l'examen de la première partie de la théorie que nous venons d'exposer sera, si vous le voulez bien, le sujet de notre première causerie.

* ».to 1,1

PREMIÈRE CAUSERIE

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