‹ Du cheval bein mû et bein mis;Chapitre 12 sur 28 · Chaque diagonal, est désigné par l'antérieur · texte numérisé non relu

Chaque diagonal, est désigné par l'antérieur

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FeodautJe lo^tiie t<-Hjj>s. la jaajj>e placée à ]'e\térîeur, •gf-iil pawiif p^ur l'iubUiif ^ a vni d'appui a i'&ctJ'.<D lie la jambe du de^laus, amu le>- liambee, J'iiapulsion, l'a em(*febée de se jit-oduire fur le cOlé. la redi«»*e et est pi-fte à t'emplojer aeliveuenl à fcon tour ponr «oliii-iter, du pohU'-tieuràrvt el)e a la garde et la direetioD de mau'ifuvre, un feureroil d'Jiupukioii defctînéà laiic-er ta i/iaMie dans la uouvelJe diiecli'^o ".

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Ci-st iTi|iril r:.lk.itil.TiJoii1r.'i-.

Ite».

priaeipedeu ma- Ces principes, déterminant la façon la plus rationnelle ?*!!^r.^?7^^ dont le cavalier doit se servir de ses aides, sont afûrmés :

le ai ee les Jam- '

au point de vue de la locomotion, afin de mettre le cheval dans les meilleures conditions possibles pour le bon fonctionnement de ses membres; au point de vue de la stabilité^ le centre de gravité, déplacé parallèlement au mouvement, étant maintenu au-dessus de la base de sustentation et ne pouvant sortir de cette base en dedans surtout, ce qui entraînerait une chute ; au point de vue de la régularité du tourner, cette régularité d'évolution ne pouvant être obtenue qu'à la condition de forcer le cheval à s'allonger du côté où le terrain fuit au lieu de se retenir; au point de vue du maintien de l'allure et de sa vitesse, car, si on ne le prévient pas, tout changement de direction amène forcément un ralentissement; au point de vue de la dynamique, comme entraînant le meilleur emploi des forces du cheval.

Voilà donc le principe et les raisons qui le posent et le confirment. Et si vous l'appliquez, vous pouvez tourner à toute allure, aussi bien au manège qu'à l'extérieur, frappant de la jambe du dedans, à tour... de mollet si vous voulez, pendant que la jambe du dehors s'étaie comme un piquet pour maintenir les hanches et supporter cette action d'impulsion. Et plus vous frapperez, plus le postérieur du dedans, sollicité, s'engagera et, venant sous la masse, assurera votre solidité sur

« Si je cherche à me rendre compte de ce que doit être la fonction des diverses extrémités dans les conversions, continue Baucher, je reconnais qu'il est le seul rationnel.

« En effet, dans la conversion à droite, c'est la jambe droite de derrière qui servira de pivot et supportera tout le poids de la masse, pendant que la jambe gauche de derrière et celle de devant décrivent un cercle plus ou moins étendu. »

En rapprochant cette citation de notre exposé, on verra que nous sommes en concordance complète; il y a lieu seulement de spécifier que la jambe du dedans, par son action, fait engager le postérieur droit qui sert de pivot ensuite, pendant que la jambe opposée à la conversion, celle du dehors, se prête à cet engagement en maintenant les hanches et en servant d'appui.

Irréciilaritéf.

■•■fées en deux

caiéfforlef.

le terrain et vous permettra de tourner rapidement .

Et nous allons voir, en examinant les différentes irrégularités provenant du cheval pendant le changement de direction, que le principe que nous émettons pour le bon emploi des aides n^est jamais modifié.

Le cheval, ce n'est pas douteux, peut jeter ses hanches, soit en dedans, soit en dehors, et ne pas se livrer, soit de l'un des postérieurs, soit de Tune des épaules; ces irrégularités ont pour cause Tinsuffisance de dressage, d'assouplissement d'un des deux côtés, ou bien des dispositions naturelles qui Tempêchent de se plier aux exigences du cavalier avec la même soumission de Tua ou des deux côtés.

Quoi qu'il en soit, ces irrégularités peuvent se ranger en deux catégories : 1' manque de soumission à céder des hanches ou des épaules; le cheval jette alors ses hanches en dedans ou en dehors, ou ramène ses épaules en dedans ou en dehors, ce qui produit encore, par opposition, le déplacement des hanches en dehors ou en dedans; 2'' manque d'impulsion; le cheval ne répond pas ou pas également à la sollicitation de la jambe par l'engagement du postérieur correspondant.

Et c'est ainsi que, à l'avance, on ne peut pas dire que, sur le cercle ou sur un arc de cercle, il faut se servir de telle jambe plus que de l'autre, mais nous allons voir, en examinant les différents cas, que le principe de la locomotion ne change jamais.

Cheval jetant ses hanches en dedans par manque d'impulsion ^

Voici un cheval qui, dans le changement de direction jette ses hanches en dedans; c'est le cas le plus fréquent parce que, par paresse, pour ne pas s'étendre, pour ne

1. Fillis, dans son Traité d'équitation, rapporte que, en tournant à droite, l'arrière-main est plutôt disposé à dévier à gauche; nous relevons, nous, l'observation que, dans le changement de direction, le cheval jette plus fréquemment les hanches en dedans. Quand le cheval jette ses hanches en dehors, c'est surtout par manque de souplesse.

- tr,-

CINQUIÈME CAUSERIE. i59

pas s'employer et pour arriver plus vite dans la nouvelle direction dès qu'il a pressenti Vintention du cavalier, le cheval se retient, jette ses hanches à Imtérieup, là où le terrain est le plus à sa portée et, par le fait, ne les laissant plus dans Taxe des épaules et diminuant l'étendue de son évolution, risque de faire sortir la ligne de gravitation de la base de sustentation, ce qui efttraînera une chute; il xj a manque â! impulsion. Tapez, frappez avec la jambe du dedans, provoquez, par cette attaque, rengagement du postérieur correspondant de façon à lancer la masse à l'extérieur et à replacer les hancbes derrière les épaules, il y aura redressement par impulsion.

Le cheval se retient-il des hanches?

Les postérieurs, en se retenant, diminuent leur circuit. Quel est Tagent qui, en forçant le postérieur du dedans à s'engager et à gagner du terrain du côté opposé, — ce qui amènera une prédisposition semblable du postérieur du dehors et le contraindra, conséquemment, à aller rencontrer le terrain plus au large, là où il y a de l'espace, — peut empêcher le raccourcissement de la base du tourner? La jambe du dedans seule ?

Le cheval se retient-il des épaules?

Les antérieurs, en se retenant, diminuent Famplitude du mouvement.

Quel est Tagent qui, en forçant le postérieur du dedans à s'engager, à gagner du terrain en avant et sur le côté en diagonale, contraindra l'épaule extérieure à s'étendre, à allonger son mouvement de façon à ne pas restreindre le jeu de l'autre épaule, celle du dedans, et,

la partie déplacée se laissant aller à l'action de la force centrifuge, sans chercher à s'y opposer; quand le cheval jette ses hanches en dedans, c'est surtout par manque d'impulsion. Cela tiendrait à prouver que les obervalions de Fillis ont porté sur des chevaux moins souples, et les miennes sur des chevaux moins engagés. Le point de discussion n'a aucune importance étant doffhé que nous examinons les deux irrégularités.

460 DU CHEVAL BIEiN MÛ ET BIEN MIS.

par sa fixité sur le terrain, à lui laisser la place de manœuvrer tout en gagnant la nouvelle direction?

La jambe du dedans avec le concours de la rêne d'opposition.

£t quelquefois le cheval se retient des hanches et des épaules en même temps; il est superflu de dire qu'il appartient encore à la jambe du dedans d'obvier à cette contrainte.

Cheval jelant ses hanches en dedans par manque de souplesse, tout en fournissant une impulsion suffisante. — En voici un autre qui jette encore ses hanches en dedans, mais qui, cependant, va plus vite que le cavalier ne le désire et risque, à cette allure non réglée, de déterminer une chute de la masse; il y a donc suffisamment d'impulsion, trop même, mais insuffisance d'assouplissement des hanches qui ne cèdent pas à la jambe du dedans et ne prennent pas la bonne direction, ne se tenant pas encore dans l'axe des épaules.

C'est un effet de redressement qu'il faut opérer avec la jambe du dedans et non pas un effet d'impulsion, une pression et non un coup de mollet, mais l'effet d'impulsion viendra aussitôt le redressement opéré, afin que l'impulsion soit provoquée par l'action du cavalier et non fournie avec dérèglement par le cheval; il coïncidera avec un demi-arrét, effet régulateur, plus accentué voilà tout. Du reste, il est très rare qu'un cheval allant trop vite jette ses hanches en dedans.

En dehors, oui, tant qu'il veut, mais, en dedans, cela ne lui est guère possible, par la bonne raison que, la masse n'étant pas disposée favorablement pour l'impulsion, le cheval, pour se placer ainsi, est forcé de se retenir et de lutter contre la force centrifuge qui tend à emporter les hanches à l'extérieur.

Il faut donc opérer d'abord un redressement; il est bien clair qu'il devra l'être encore par la jambe du dedans, et suivi, une fois le redressement opéré et

CINQUIEME CAl'SERIË.

la disposition normale récupérée, d'un effet sion; celui-ci, est-il besoin de le dire, doit i tant plus modéré que le cheval en fournit c de lui-même, mais doit exister pour (|ue la vre soit réglée par le cavalier et non pas par lui-même.

Cheval jetant ses hanches en dehors par d'impulsion. — Un troisième jette ses hancti hors, à l'extérieur, et se retient, ne se donna peine de faire venir assez rapidemeat, d'en postérieur qui, après avoir pris appui sur le contribuer, ayant servi d'élai — et c'est ce pas fait — à lancer la masse dans la nouve tion ; d'où manque d'impulsion du postérieur d Mais c'est l'épaule du dehors surtout qui, pi du rejet des hanches en dehors, ne s'est pas ne s'est pas fixée; et cette extension et a doivent être provoquées par rengagement < rieur du dedans, d'où nécessité d'actionner er spécialement celui-ci.

En effet, le cheval, en jetant ses hanches à l'i a été contraint de ramener les épaules en d qui les fait cheminer sur un arc de cercle di lieu d'être élargi, puis réglé; quel est l'agent obliger les épaules à manœuvrer largement chercher le terrain plus loin? La jambe du

Et la manœuvre sera donc encore : empli la jambe du dedans pour forcer l'épaule du s'étendre; pendant le même temps, emploi la jambe du dehors, qui se solidifie pour fn le postérieur du dehors après l'avoir reçu ; puis emploi actif de cette même jambe pour soll ce même postérieur, l'impulsion qui, part, point d'appui, va contribuer à lancer la m la nouvelle direction.

Cheval jetant ses hanches en dehors par m

souplesse. — Un quatrième enfin jette ses hanches à l'extérieur sans que l'impulsion soit diminuée; bien plus, le cheval va plus vite que le cavalier ne le désire; il y a donc seulement insuffisance d'assouplissement des hanches qui ne cèdent pas à la jambe du dehors et s'écartent de la ligne des épaules. Simple effet de redressement alors, très énergique par exemple, qui incombe à la jambe du dehors; mnis l'épaule du dehors a encore diminué son circuit et la jambe du dedans seule, en sollicitant son postérieur pour l'impulsion, lui donnera le jeu nécessaire; l'effet passif de la jambe du dehors augmentera en tant que solidité, puisqu'elle aura à empêcher la fuite des hanches et à prêter appui à Taclion de la jambe du dedans, mais le principe de la manœuvre ne sera changé en rien. Bésam« delà ma- En résumé, quel que soit le cas, chacune des deux bêTp^duiMes jî^iïibes a à produire, dans les changements de direction, ctaanfemenis Jeux effets : Tun d'impulsion, l'autre de pulsion, qui

se succèdent, et quelquefois avec une rapidité telle qu'ils arrivent à se confondre. Si le cheval jette ses hanches en dedans en se retenant, l'effet d'impulsion de la jambe du dedans doit venir le premier et être suivi de l'effet de pulsion destiné à replacer les hanches dans l'axe des épaules; si le cheval jette ses hanches en dedans tout en continuant à se livrer, Teffet d'impulsion de la jambe du dedans sera précédé d'un effet de pulsion destiné à redresser les hanches ou même remplacé par lui.

Puisque l'impulsion, provenant du cheval, est suffisante, c'est donc par un effet de redressement, qu'il faut commencer; mais l'impulsion, quand elle vient du cheval seul — sans être provoquée par le cavalier — étant déréglée, il faudra cependant, une fois le redressement opéré, substituer, à l'effet de pulsion l'effet d'impulsion, dans le but de la commander et de la régler; si le cheval jette ses hanches à l'extérieur en

se retenant, l'effet de pulsion, destiné à r'edre! hanches, doit venir aussitôt, entrepris p.ir lajai dcliors, et être suivi d'un effet d'impulsion d même jambe; mais, encore, aussitôt que l'elFet dressement aura été opéré par la jambe du i l'effet d'impulsion, de la jambe du dedans est pieusement réclamé comme effet actif pour fur paule extérieure à aller chercher du terrain ] dehors, à. décrire un arc de cercle plus grand ; en cheval jette ses hanches à l'extérieur sans se et quelquefois même en allant trop vile, l'efTet ' sien de la jambe du dehors devra arriver le | et être plus accentué encore, mais, pcadant ce même et proRtant de cet appui, la jambe du forcera encore, par action diagonale soUici postérieur du dedans, l'épaule extérieure, qui d considérablement son arc de cercle, à se livr main pour être réglée.

C'est la conduite par les deux bouts dans t pureté en exploitant le mouvement en avant, 1 sion.

Forcez les épaules — et la jambe intérieu seule l'exiger — à s'étendre là où elles en ont L les hanches seront bien obligées, = à l'inst b&ton dont un bout va du côté opposé à l'i on agit sur une des extrépiités, ou que l'on tra parallèlement en agissaut sur son centre de gr de céder eu dedans si elles se jettent en del delà de la limite, en dehors si elles restent eu cette limite en se plaçant en dedans.

On ne peut donc pas dire que le cavalier d

ployer de prél'érence telle ou telle jambe,

l'expression « de préférence » qui est cause de

fusion et d'une mauvaise interprétation.

Le 4esrt *t tofce On doit entendre que, selon le cas, le cavaliei

ciianser, le rAie plus àc /orce musculaire, plus d'énergie, dans 1

spéelOqae des Jambes Jamais!

Dba^ae rêne rétle son éiNinle comme chaque Jambe règle son poslérlear.

Umpilclié extrême de cette manoeuvre.

d action ou dans la jambe de disposition, qu'il portera Tune ou Tautre plus ou moins en arrière, qu'il aura à substituer plus ou moins rapidement Tétat actif h Tétat passif, ou vice-versa, mais le rôle de chaque jambe ne sera pas changé. Ce sera toujours la jambe du dedans qui, au moment du changement de direction et pour le déterminer au moment voulu, aura le rôle actif, précédé quelquefois ou suivi d'un effet de redressement, et ce sera toujours la jambe du dehors qui, au même moment du changement de direction, aura un rôle passif, suivi quelquefois d'un rôle actif, ou même précédé d'un effet d'impulsion, mais pour revenir à l'état passif qui aura dominé au total.

Et de même que chaque jambe est préposée à la manœuvre du postérieur auprès duquel elle est appliquée, de même chacune des rênes règle le jeu de l'opaule correspondante; la rêne directe, après avoir influencé la tête, attirant l'épaule dans la nouvelle direction et lui laissant aussitôt toute liberté de manœuvre; la rêne d'appui, qui s'allonge, écartant Tépaule correspondante pour l'engager à rechercher l'espace qui lui est nécessaire, à se fixer, et la ramener ensuite, pour la guider dans son circuit eu un mot. Et pour obtenir ces précieux résultats, ressortant de la régularité de la locomotion, les mains, comme les jambes, manœuvrent avec une simplicité extrême; les mains, dont les doigts sont fermés sur les rênes, les jambes, collées aux flancs, n'auront plus — quand le cheval a été bien engagé dans le mouvement en avant au moyen d'attaques qu'on renouvelle quand le besoin s'en fait sentir — qu'à presser ou à cesser de presser. Quand elles pressent, elles produisent un effet actif ; quand elles cessent de presser, c'est l'effet passif.

En ce qui concerne les jambes, ces pressions sont des effets d'opposition ou d'impulsion. Comme effets d'opposition, destinés à maintenir les hanches dans l'axe

CINQUIÈME CÂLSEUIE.

Fidélité aux principes émis et aux lois de la statique.

des épaules, elles doivent s'adresser plus spécialement à rarrière-main, sans y rester localisées, car, à Taction de la jambe quelle qu'elle soit, le cheval doit répondre par le mouvement en avant *. Comme eflets d'impulsion, et pour que ceux-ci se produisent, avec le maximum d'intensité dans le sens où ils sont sollicités, sur une des deux épaules — et cela parce que le cheval, par organisation, se meut en diagonale, — pendant qu'une ■des deux jambes, par une attaque ou une pression, demande l'impulsion, l'autre jambe sert de piquet, obligeant Tarrière-main à rester droit, à ne pas dévier du côté opposé, afin que toute l'impulsion aille bien en avant, du postérieur sollicité à l'antérieur diagonal opposé et que rien n'en soit perdu, détourné, emporté par la force centrifuge.

Et en agissant de la sorte, en mouvant ainsi notre monture, nous restons fidèles aux principes que nous avons émis, à savoir : 1° chaque jambe est chargée de la manœuvre du diagonal auprès duquel elle est préposée et de la régler avec le concours de la main; 2** il y a toujours une jambe d'action et une de disposition.

Et nous nous conformons à la loi qui détermine la plus grande stabilité en maintenant, sur le cercle ou sur l'arc de cercle décrit, la ligne de gravitation audessus de la base de sustentation, l'empêchant d'en sortir en faisant épouser au cheval le degré d'obliquité qui permettra à la ligne de gravitation de rester perpendiculaire à cette base. Enfin, conformément à un

1. Quand on exerce ces pressions qui ont pour but d'empôcher le cheval de jeter ses hanches de côté ou de le redresser, le cheval y répond, avant d'être complètement dressé, par une accélération d'allure et, par le fait, on n'obtient le redressement que secondairement; le cheval doit donc répondre de deux faronsà l'action des jambes : à la pression, l'appui de l'autre jambe diminuant, il doit céder des hanches en les portant du côté opposé ; à l'attaque ou à la pression avec appui de l'autre côté, il doit répondre par la fuite en avant; et ce n'est pas un langage conventionnel, mais bien la cons^Winence naturelle de l'action de la jambe selon son emploi.

principe que nous avons émis dans notre troisième causerie, les mouvements de Tavant-main étant la résultante de ceux de Tarrière-main, le cheval, bien traversé, sera solidement établi des deux côtés sur le terrain et tournera avec souplesse, au lieu de se transporter d'une pièce dans la nouvelle direction; ce qui peut être cause de chutes.

Anaioffiededispo- Et le cavalier, par suite de cet emploi des aides, ' et do cavalier, épouse aussi, tout naturellement, le même degré d'obliquité que le cheval, ce qui est essentiel encore pour la régularité et la bonne harmonie du mouvement. C'est ainsi qu'il lui est recommandé de se pencher en dedans et de ramener l'épaule qui est en dehors.

Et ne voit-on pas encore l'analogie de disposition du cheval et du cavalier? l'épaule gauche de celui-ci, en évoluant à droite, étant écartée d'abord pour cheminer à l'extérieur, pour tracer un circuit excentrique, puis ramenée pour gagner, tout en cheminant progressivement, la nouvelle direction.

Si Tépaule extérieure du cavalier n'obéit pas à ces deux influences; ou bien, en la ramenant au début du mouvement, ce manque de disposition, venant gêner le cheval, aura pour résultat d'empêcher l'extension du côté où la recherche du terrain est nécessaire ; ou bien, en ne la ramenant pas quand le cheval s'est étendu sur le terrain, le manque de disposition du cavalier encore entraînera la masse de sa monture trop loin à l'extérieur et retardera l'exécution du changement de direction. Et il n'y a pas, là encore, matière à obsession car, par le fait même de l'emploi des aides tel que nous l'avons étudié et indiqué, un cavalier souple prend naturellement, de lui-même et sans avoir besoin de s'en préoccuper, la disposition normale, celle qui favorise le mieux le mouvement d'évolution de sa monture.

Exécution du changement de direction à toutes les allures.

Et maintenant, qu'il vous plaise de faire un changement de direction à toutes les allures, avec nous, par Tapplication de ces procédés.

Permettez-nous, comme nous Tavons fait pour étudier le mécanisme de la marche sur la ligne droite aux diverses allures, de nous substituer à vous et de prendre de nouveau vos formes — grand honneur! — pour un instant.

An pai. Au paSy et pour tourner à droite, le cheval se livrant

bien, la jambe droite, du dedans, d'action, sollicite le postérieur droit qui répond à la pression par un engagement sous la masse ; la tête est attirée par la main au moyen d'une pression, exercée sur la rêne directe, qui cesse aussitôt, prête à être renouvelée ; la jambe du dehors, jambe de disposition, toujours en contact comme sa congénère, prête son appui à l'action de la jambe du dedans, reçoit la masse pour la redresser ou la maintenir et sollicite à son tour, pour l'impulsion, son postérieur qu'elle a reçu. L'épaule dn dehors, s'est étendue, allongée, et la rêne d'opposition, d'appui, en la suivant, en règle le circuit.

Le cheval jette ses hanches en dedans, la jambe du dedans fait une opposition, effet passif, et, immédiatement, change son rôle passif en rôle actif, dès que le redressement a été opéré.

Le cheval jette ses hanches en dehors; la jambe du dehors entreprend avec plus d'énergie son rôle passif en se fixant, passe à l'état actif en sollicitant par une attaque son postérieur, tout en l'empêchant de la forcer, par suite du principe que chaque jambe, en dehors du rôle spécial qui lui est dévolu pendant le changement de direction, reste toujours préposée à la bonne ma-

nœuvre du postérieur auprès duquel elle agit, et, aussitôt, reprend son rôle passif pour prêter appui à la jambe du dedans qui a repris son rôle actif.

En deux mots, que le cheval déplace ses hanches d'un côté ou de l'autre, il y a lieu d'opérer un redressement par la jambe correspondante, effet passif^ et, dès qu'on a remédié à la mauvaise disposition de la masse en la modiGant, il faut entreprendre l'action normale des aides telle que nous l'avons indiquée.

C'est par suite d un ordre d'idées semblable qu'il est recommandé aux cavaliers de n'exécuter un mouvementcommandé, an travail àdistances indéterminées *, que quand le cheval est prêt, c'esl-à-dire quand le cheval, qui a pu faire un écart, déplacer ses hanches, se raidir etc., a été remis à même de bien exécuter le mouvement demandé.

Aairotas&is. Ail trot ossis, même manœuvre : jambe du dedans

d'action, jambe du dehors de disposition; celle-ci a prêté son appui à sa congénère pour son action, a maintenu les hanches, les a redressées et, s'il est nécessaire, a interrompu son rôle passif pour épouser un rôle actif en s'adressantà son postérieur qui paresse ou veut échapper, mais pour reprendre aussitôt son rôle passif d'appui, de disposition, d'aide régulatrice.

Aa trot enlevé. Ali trot enlevé ^ le cavalier s'est mis, changeant de

pied s'il n'y est pas, sur le diagonal opposé au tourner; la jambe du dedans contribue, en sollicitant son postérieur, à l'extension de l'épaule du dehors que le cavalier, en reprenant le contact de la selle tend à développer également; la jambe du dehors règle l'arc de cercle des hanches; la rêne d'appui, l'arc de cercle décrit par les épaules; et pendant que, cheval et cavalier, confondant leur centre de gravité, ne faisant qu'un, décrivent une courbe gracieuse par le fait même

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