‹ Du cheval bein mû et bein mis;Chapitre 11 sur 28 · La raison c · texte numérisé non relu

La raison c

st facile à trouver encore dans

disposition eserc

c sur le centre <lo gravité — du c

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■rive au corps ainsi dispos.', il s'oi

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is fixé par celte disposilion préal:

Jambe «'action.

ïambe 4e dlupotl-

don.

Manoeavre des JamiMB aux différentes allarcs.

défeciueuses, l'une du cavalier, l'autre du cheval, arrivent à s'amalgamer à ce point qu'il ne parait plus possible de savoir auquel des deux, cheval ou cavalier, la faute est imputable en premier; quoi qu'il en soit et quelle qu en soit la cause, la position de travers du cavalier, qu'elle vienne de lui-même ou de sa monture, entraîne les inconvénients que nous avons signalés et prouve que la combinaison de l'emploi des aides n'est pas la bonne.

Recherchons donc comment doivent se comporter les aides et les jambes en particulier.

Aussi bien sur la ligne droite que dans les changements de direction, il y a toujours une jambe (faction et une jambe de disposition *.

Pour que la jambe d'action, aide déterminante, envoie l'impulsion en avant et anime bien toute la masse, il y a nécessité logique et mécanique que l'autre jambe, de disposition, lui prête appui en maintenant les hanches: sans ce soutien, les hanches céderont, et la direction recherchée sera modifiée. I^ jambe de disposition reçoit l'impulsion sollicitée par sa congénère et, en l'empêchant de se produire sur le côté^ la redresse et la force à se traduire en avant, dans le sens du mouvement.

Sur la lignk droite, la manœuvre des jambes sera donc la suivante :

Au pas, chaque jambe, épousant tour à tour un rôle actif, sollicite son postérieur, s'adressant à lui plus énergiquement quand il ne vient pas bien ou quand Tépaule qui lui correspond en diagonale a un jeu plus restreint que celui de sa congénère, cette action coïncidant avec la manœuvre de son postérieur, sur lequel elle veut agir spécialement, dans une proportion variable selon le besoin, et cessant pendant que sa congénère

1. Pour l'amazone, la cravache remplace la jambe du côté droit et est employée, par l'attouchement, pour l'action, par le poser, pour la disposition.

agit de même sur son postérieur penda nœuvre. {Ft'g. 11.)

Au trot assis, chaque jambe, sorlant de m rdle passif, pour prendre celui d'action, scll térieur auprès duquel elle est placée, son .

cidant avec sa manœuvre et s'adressant A plus éaergiquement qu'il paresse davanta l'épaule qui lui correspond es diagonale r de jeu. [Fig. 12 et 13.)

Au trot enlevé, la jambe d'action sollici rieur faisant partie du diagonal sur leque qui a ealevé et sur lequel on retombe, entendu que l'autre jambe, qui reste passiv place pendant la manœuvre de ce diagonal râle actif pendant la manœuvre de son diaj son action ne devient aussi déterminante q soin s'en fait spécialement sentir. Et ceci i exact, car si, l'autre diagonal ne s'employan ment, on ressent le besoin de l'actionner spé son tour, on n'a qu'à changer de pied. [Fiy

Au galop, la jambe d'action sollicite le po lequel on galope, l'autre jambe, de disposii tenant les hanches, donnant appui à la jani et, par son contact, appelant à elle le posi respondant ou l'actionnant quand le beso sentir.

Et au fur et à mesure que le dressage jambes, bien fixes, toujours placées à la sanj tact permanent avec le cheval par le haut n'ont plus, quand le cheval est bien enge mouvement en avant, qu'4 conserver leur p tout en constituant un élat passif — le ch lui-même s'engageant bien droit dans la di primée — comporte une certaine activité p, contact permanent; et elles sont prêtes à i uu l'autre, de leur état passif pour entre

15Î DU CHETVAL lilEN Wi ET BÏEN MIS.

nouveau leur rcMe actif, au mo^en d'une pression ou d'uQ coup de mollet, quand rimpulîâon est usée^ quand elle est iusuffisamment fournie par l'un ou l'autre pos* térieui» auquel s'adresse directement la jambe qui est chargée de la manœuvre de chacun d>u\, ou quand elle a besoin d'être entretenue ou renouvelée.

MaïKyfu vi^ des jambes. — Dans les changements de direction.

Dans les cliangemerUs de direction , il faut, avons-nous dit, actionner sj>écialement le membre postérieur du dedans, à Tintérieur du cercle ou de lare de cercle décrit, afin qu'il Wenne s'étayer eu soutien de la masse et que l'impulsion favorise le développement de Tépaule du dehors qui a le plus de chemin à parcourir. EtTemploi des aides doit être combiné encore de telle façon que le déplacement du centre de gravité du cheval ait pour résultat de maintenir La masse dans les meilleures con^ ditions de stabilité et d'empêcher tout ralentissement inhérent à un changement de diiection ; il faut donc, pour tourner à droitiij, par exemple, envoyer la masse vers la f£init'Aift |K>^ijr la ramener ensuite i droite et mouvoir le cljevai i'jttiiiin*, %\f \HiHiUkui tout le tem[is que dure le chan^'emeut de direction, on voulait Téloigner du centre fictif du CMi'ch*. ou de Tare de cercle décrit. Il y a évidence de nécessité que, eu tournant à droite, lïmpnlsîon soit fournie par l'élément qui est le plus à droite, si Ton veut que toute la masse soit animée ; sans cela, la partie de la masse qui se trouverait en arrière de Tagent d'impulsion, qui resterait à sa droite, ne serait pas animée directement et tendrait à s'immobiliser ou à rester en arrière.

Notre étude a pour but en eilet d'examiner quel est le meilleur emploi des aides : 1^ an point de vue de la

hors? Discussion.

locomotion^ afin de mouvoir le cheval en fournissant un appoint à la nature pour le bon fonctionnement des membres; 2° au point de vue de la statique , pour assurer la stabilité et maintenir le meilleur équilibre; 3** au point de vue de la dynamique, afin de ménager les forces du cheval et de leur faire produire le maximum de rendement avec le minimum d'eflPorts. Et Ton peut imaginer combien les membres s'en trouveront ménagés et les services du cheval prolongés!

Doit-on se servir La question de savoir si, dans les changements de di-

4e lo Jombe du . ^

déduis oodode- rection, le cavalier doit, pour aider le jeu des membres

et contribuer à leur bon fonctionnement, employer de préférence Tune ou Tautre jambe, a soulevé une discussion qui a duré de tous temps et durera encore si elle n'est élucidée.

Et nous voulons nous placer, pour la résoudre, au point de vue du meilleur emploi des aides, tendant à obtenir le meilleur fonctionnement des membres et la meilleure disposition de la masse pendant son déplacement sur un arc de cercle.

La vieille école recommandait l'emploi de la jambe du dedans; Baucher, au contraire, soutenait qu'il faut agir de préférence avec la jambe opposée à la conversion, celle du dehors. Fillis, dans son Traité d'équitation, résume ces deux opinions de la façon suivante (p. 110) :

M Le cavalier doit exercer une égale pression des deux jambes; puis, si le cheval jette ses hanches de côté, le contenir du côté où la croupe dévie pour le forcer à rester droit. L'arrière-main doit suivre le tracé formé par Tavant-main et n'en pas dévier.

« Le cheval doit toujours garder ses hanches dans l'axe des épaules. C'est au cavalier qu'il appartient de se rendre compte s'il convient d'exercer une pression plus vigoureuse de l'une ou l'autre jambe, selon que le cheval se jette d'un côté ou de l'autre. »

Tout cela est parfaitement exact. Oui, le cheval doit

Dissection ûu rôle des Jaoïbes.

Effet d'Impulsion,

actif: effet de pulsion, passif.

toujours garder les hanches dans Taxe des épaules; oui, le cavalier doit, selon que son cheval jette ses hanches d'un côté ou de l'autre, exercer une pression plus ou moins vigoureuse de lune ou de l'autre jambe ; mais ces indications sont insuffisantes pour déterminer le rôle de chacune des jambes et faire saillir la combinaison des aides, par laquelle le cheval devra être mû pour contribuer au déplacement normal de la masse, du centre de gravité, pour le maintenir au-dessus de la base de sustentation et pour favoriser le jeu naturel des membres.

C'est ainsi que, dans l'explication fournie par Fillis, il n'est parlé que de la jambe exerçant une pression plus ou moins forte, effet passif, rectificatif, semblant localisé aux hanches, et il n'est pas fait mention de l'efiet le plus important, — sans doute parce que Ton escompte l'ardeur naturelle du cheval — l'effet actif, destiné à solliciter l'impulsion dans la mesure désirée et à la faire passer de l'arrière-main à Tavant-main, en avant.

11 y à donc lieu de disséquer plus complètement le rôle des jambes et de faire saillir comment l'impulsion doit être sollicitée et entretenue pendant le changement de direction.

Et nous ne doutons pas que Fillis, dont l'équitation est entièrement basée — et combien il a raison! — sur l'exploitation de l'impulsion, n'approuve notre exposé.

L'effet de la jambe est de deux sortes : l'un (T impulsion^ parlant du postérieur sollicité et se reproduisant sur l'épaule opposée en diagonale; l'autre de pulsion , * qui part encore d'un des postérieurs sollicités et se reproduit latéralement, sur la hanche opposée ; le premier est un effet actif, déterminant; le deuxième est un effet passif, rectificatif ou dispositif.

1. Nous n'hésitons pas à former ce dérivé dé signant l'efTct latéral se traduisant par un déplacement, s'il n'est localisé, que produit la jambe et qui s'effectue sur le côté, tandis que l'effet d'impulsion se produit en avant diagonalenient.

CINQLIÈME CAUSERIE.

Emploi mtloimel des Jambes iNir Bolce de la marelie en dlaffoaale da elieval.

Par le fait, maintenant, que le cheval meut ses membres en diagonale, il y a deux remarques à faire : la première c'est que le cavalier ne peut produire un effet d'impulsion exact, avec les jambes considérées alors comme ■agents actifs^ qtfen les employant séparément, l'une après l'autre, — sauf dans les attaques, parce qu'il s'agit alors, avant tout et coûte que coûte , de précipiter la masse en avant, sur la main, agent indicateur et régulateur.

En dehors de ces attaques, chaque jambe étant spécialement chargée de la manœuvre d'un des postérieurs qui se meuvent l'un après l'autre, avec intervalles, si les deux jambes s'emploient ensemble d'une façon continue pour l'impulsion, l'effet de l'une d'elles ira à l'encontre du mouvement ; l'action de la jambe droite, par exemple , entant qu'agent d'impulsion, est, non seulement inutile, mais nuisible pendant que le diagonal droit ^ évolue; pour être utile et exercé avec tact, l'effet d'impulsion de chaque jambe, qui se traduit par une pression ou un coup de mollet, doit correspondre à la manœuvre du diagonal auquel elle est préposée et ne pas durer au delà; l'effet de la jambe droite, sollicitant le postérieur droit, coïncidera donc avec l'évolution du diagonal gauche; l'effet de la jambe gauche, sollicitant le postérieur gauche, coïncidera avec l'évolution du diagonal droit.

La deuxième remarque, appuyée encore sur le fait que le cheval meut ses membres en diagonale, est que l'effet d'impulsion sollicité par une jambe ne peut prendre la direction normale pour la marche en avant, celle de l'épaule opposée en diagonale, aller en avant avec son maximum d'intensité, sans que rieii ne soit perdu sur le côté^ qu'à la condition que l'autre jambe vienne servir d'appui à la jambe qui donne l'impulsion, en soutenant les hanches de l'autre c6té.

Il devient donc évident que, dans les changements de

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