‹ Du cheval bein mû et bein mis;Chapitre 16 sur 28 · QUELQUES CONSEILS PRATIQUES · texte numérisé non relu

QUELQUES CONSEILS PRATIQUES

Sur quel pied doit-on trotter ou galoper un cheval qui

a un membre à ménager?

Après avoir préparé la masse par les assouplissements, après avoir étudié la meilleure disposition à lui faire prendre pour en obtenir le maximum de rendement, après avoir observé comment elle doit être animée conformément aux lois de la nature et de la meilleure locomotion, le véritable cavalier doit examiner encore la façon la plus logique d'employer sa monture dans certains cas spéciaux.

Ménaffemciic d'un Et d'abord voilà un cheval qui a un membre qui membre. xj^^^i plus sain, ayant eu, par exemple, un effort de

tendon dont il est assez remis pour ne plus boiter et pour être utilisé, et cela à un membre antérieur ; vous voulez ménager ce membre, ce n'est que tout naturel, comment, dans la pratique, pour que ce cheval vous rende des services le plus longtemps possible, allezvous vous en servir?

Au troi. Au trot d'abord, — et là, je pense, nous allons être

immédiatement d'accord — nous le trotterons à Tanglaise et nous retomberons sur le diagonal sain, de façon à décharger le membre malade et à lui éviter la projection sur le sol que lui imprime le corps au moment où l'assiette se reprend.

VL BIE» HO et bien UIS.

;me s'il s'agit de mêiiager un memut trotter sur le diagonal saÎD, ceï malade ne fait pas partie, car ce ute c'est la projection sur le sol, lindre, pour la solidité du membre.

li en résulte.

il est rare qu'un cheval ait un effort ;mbre postérieur, mais les mêmes prendre dans le cas d'un effort de ;re affection, jarret défectueux par ■a un mot, un postérieur dans un

traire, l'expérience et robser\-ation 's'agit de ménager un membre antégaloper le cheval sur le pied ma-

, on serait tenté de croire que, dans lalade, marquant le troisième temps cur droit par exemple au galop à seul, aura à supporter tout le poids era pas ménagé, tandis que l'antô-

deuxièmc lenips, associe avec le , semble, par le fait de son assos à supporter et à souffrir, jr que nous allons démontrer.

), qui est une allure sautée en trois mr opposé au dépari, gauche dans

droite, donne une première dose elle vient s'ajouter celle fournie par u deuxième temps, et la reDOUvelle à

dans son litude dévoilée puf la mêlhoJe expélu galop lie ooui'se cl au t''i'op ralonli, colle

:liis son Equilatiuit aHuetle et ses jirincipet. •i, fnii la iiii'iiic constatiUlon ; nous indiquons a pst que iiLCil-

chaque foulée; il arrive donc que Timpulsion, fournie successivement parles deux postérieurs évoluant Tun après l'autre, a sa répercussion, avec le maximum d'intensité, sur l'antérieur opposé au galop, qui s'associe, au deuxième temps, avec le postérieur de son diagonal et qui est projeté avec d'autant plus de force sur le terrain — et c'est ce que le cheval craint surtout, par suite de la réaction, et ce que le cavalier doit redouter le plus aussi, dans un but de ménagement — qu'il subit le contre-coup de l'emploi successif des deux postérieurs.

Au troisième temps, au contraire, l'impulsion est usée, employée, puisqu'il va falloir que le postérieur gauche (dans le galop à droite) la renouvelle ; aussi, le membre antérieur qui marque le troisième temps et qui indique le pied sur lequel le cheval galope, n'a-t-il plus qu'à s'avancer, à s'étendre en quelque sorte avec plus ou moins de rapidité ou de force de projection selon la vitesse du galop, mais en frappant toujours le sol avec moins de rudesse que l'antérieur opposé. Le troisième temps s'exécute en se servant, comme base, de l'appui du diagonal associé sur le sol, c'est donc l'antérieur qui fait partie de ce diagonal qui a le plus de travail à supporter puisque, après avoir subi une réaction considérable due à sa projection sur le sol, il va encore falloir qu'il s'accroche, avec énergie, au terrain, pour permettre à son congénère antérieur de faire son évolution ; et, par le fait de cet appui, ce dernier a toute liberté de diminuer son effort. A ce moment, et pendant un instant, le membre antérieur marquant le troisième temps aura, il est vrai, à supporter seul le poids de la masse, mais il aura pu se décharger de sa peine autant qu'il l'aura voulu sur son congénère et, par conséquent, éviter un choc trop brusque sur le sol.

Poussant plus loin l'observation, cette conviction ne peut que s'affirmer puisque, après le troisième temps et .

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