‹ Du cheval bein mû et bein mis;Chapitre 6 sur 28 · UN RETOUR EN ARRIÈRE · texte numérisé non relu

UN RETOUR EN ARRIÈRE

Exploration dans le champ des productions sur téquitalion dans ces dernières années.

La vole des reciierclietesltoa- Joursouverte, nécMfiltéd'rper- Néf^rcr.

Une série d'études sur les procédés à employer pour bien mettre un cheval S approuvée par les hommes de cheval les plus éminents qui ont été, en même temps que nos chefs, nos conseillers et nos professeurs, avait marqué, pour nous, une première phase de découvertes et de progrès; soumises à nos camarades, ces études ont reçu le meilleur accueil.

Depuis cette époque (1890), nous avons continué à chercher, à pratiquer sans laisser de côte aucune branche, — courses, haute-école, dressage de toutes sortes, — à étudier, et c'est le résultat de ces observations nouvelles, marquant une deuxième phase, dans laquelle nous nous sommes appliqué à rechercher la façon quasi idéale de dresser et de mouvoir un cheval, que nous nous sommes proposé de présenter aujourd'hui sous forme de causeries.

Nous sentons de suite Tobjection.

Vous vous demandez ce que nous pouvons bien avoir à dire encore sur ce sujet, sur lequel on a tant écrit, dans ces derniers temps surtout, à ce point qu'il parait entièrement épuisé.

Permettez -nous de vous prouver d'abord que le champ d'études sur l'équitation ne sera jamais clos.

En elFet, il y a deux catégories de gens qui montent bien à cheval :

1** Ceux qui, ayant reçu en don des dispositions spéciales, montent bien d'instinct en quelque sorte ;

1. - Du clicval bien mis - (/îevwe de Cavaleriey mai, juin, juillet, si^ptcnibre 18ÎK)).

DELXIÈUE CAUSERIE.

2° Ceux qui arrivent à bien monter par le

Parmi les premiers, ayant des aptitudes ceux qui cherchent encore à se perfectionner, i ter leurs connaissances, deviennent nos mattt que ceux qui ne travaillent pas, quelque b qu'ils soient, péiiclitent.

Quand on n'avance pas, on recule, là comn»

Tous doivent donc travailler.

Eh bien! c'est en lisant les ouvrages qui i cet art, c'est en causant avec les maîtres, plu c'est en pratiquant, en recherchant tout seul, la cause de chaque effet, c'est en observant rendant compte, que, tout à. coup, un mot, ui sion parlant bien à l'imagination, une découi trouvaille insignifiante poui* un autre peutH ouvrent à l'instant même des horizons neuve quels vous conGniez et pour lesquels ce mot, couverte devaient être le h Sésame ouvre-loi >

Lors de nos premiers travaux, le général garde avait bien voulu nous permettre de luii nos observations, et, en nous répondant avec bilité ordinaire, il nous disait ; « Pourquoi, pas forcer le cheval, avec les jambes, à ne jam dans le vide, à rechercher l'appui, à courir mors?

Ces quelques mots, qui ont été pour nous h départ d'un changement complet et qui, les nous ont ouvert une voie nouvelle, ne disentvotre imagination comme à la nôtre?

Ne voyez-vous pas le cheval, actionné par l qui le sollicitent toujours pour le mouvement courant sans cesse après le mors, sur lequel il sans pouvoir l'atteindre assez pour se braquet étant offert plus ou moins loin, mais rendu ins en quelque sorte, présenté, par conséquent, rement, reposant sur une m&choire assouplie

lable, servant seulement à indiquer au cheval qu'il doit aller ici ou là, et qui n'est saisi avec plus de consistance, quoique toujours avec moelleux, que quand vous voulez plus d'appui, au travail allongé en particulier.

Connaissez-vous un petit ouvrage parfait dû à un ancien écuyer, colonel maintenant, le colonel M..., intitulé Réponse au questionnaire d'Équitation de V École de Cavalerie, et publié en 1890?

Impossible de mieux dire, d'une façon claire, précise et concise tout à la fois, tout ce qui a trait à Téquitation,

En lisant dans cet ouvrage que « tout doit être pris sur le mouvement en avant », — que a le cavalier ne doit pas tendre les rênes, mais que ce doit être le cheval qui, en allant chercher les mors, doit les tendre luimême » — cela ne vous dit-il rien encore?

Restez-vous insensible quand Fillis, après avoir établi que « dans tous les mouvements, c'est l'impulsion qui

fait du cheval un seul tout et que c'est l'arrière-main qui, en s'engageant sous le centre, se relie à Tavantmain » S ajoute :

« L'impulsion, donnée par les jambes, doit être reçue par la main qui s'en empare et la porte, la distribue en avant, à droite, à gauche, plus haut, en arrière »?

Et nous vous avons cité d'abord les sources où nous avons puisé, nous, avec la plus grande avidité, la plus grande confiance, parce que nous avons pu nous convaincre, dans la pratique, de ces vérités et parce que, comme conséquence, nous partageons entièrement les idées que nous venons d'émettre, mais, pour faire mieux et s'éclairer davantage, il ne suffit pas de s'en tenir là.

Il faut chercher encore dans les ouvrages traités par des auteurs dont les idées générales ne concordent pas entièrement avec les siennes, car si, en bloc, ce qu'ont émis ces gens de cheval, hommes d'études, de recher-

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