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Traité de dressage et d'équitation, par Fillis, page

ches aussi, ne concorde pas absolument ave ceplion, il y a toujours à glaner dans leurs ol

Tout le monde a lu l'œuvre du command aujourd'hui général, Éçuilalion, qui a rej garisé les études du capitaine Raabe.

Tout en admirant les curieuses observa sées au point de vue de la locomotion, nous être partisan de cette méthode de dressa^ quelle il y a trop, à notre avis, de travail fi — quoique celui-ci, nous le reconnaissons i soit nécessaire et fasse gagner beaucoup < et où, par le fait mémo, nous ne voyons p mouvement en avant; mais, comme le ci Bonnal, et après avoir fait une réserve au si pression « affaissement lolal ii, qu'il emploie mes d'avis que la position normale de la të la conséquence de la docontraction complèli seurs de l'encolure (page 2). « Est-il logiqi « que, le cheval étant un animal herbivore la majeure partie de sa jeunesse à paître, ne de lui, des que nous l'employons à la selle i ture, un port de tête élevé, anti-naturel, (\v une contraction permanente des extenseurs lure? »

En 1892 ou 1893, paraissait une étude ayan Ègiiitation diagonale dans Ifi mouvement

Dans nos premiers travaux, nous avions i sur la poussée diagonale; depuis, nos îdt!

accentuées encore en faveur de l'action diag( sautâmes donc sur cet ouvrage en nous disa quelqu'un qui partage nos idées et va sans douner de nouveaux éclaircissements! voyc

« A mes professeurs, les chevaux», telle est de l'ouvrage. Combîenc'est vrai ! quoi qu'en di

I, Propos d'un écuyei; pai'u eu 18!J6.

Ce sont les nôtres aussi, les vôtres; ce sont les nôtres à nous tous qui nous occupons d'équitation.

Nous partageons, en général, les idées émises par l'auteur qui, depuis, a dévoilé son anonymat en publiant son Album d*éqiiitation^\ il nous y montre les résultats touchant à la perfection qu'il a obtenus avec ses chevaux et qui le consacrent homme de cheval de premier ordre; mais, si nous ne voyons pas la nécessité « de passer la gourmette dans la bouche, — du travail à >dde » — si nous préférons l'encolure dans sa position naturelle, allongée, plutôt que haute — nous approuvons complètement les effets diagonaux^ qu'il recom mande et nous goûtons fort les principes suivants.

« Il faut envoyer le cheval, au moyen des jambes, sur la main, et non pas le refouler de la main sur les jambes » (page 108).

« Le jeu de Tavant-maindoit résulter des mouvements de Tarrière-main » (page 109).

« Le cheval doit aller chercher la main pour s'y confier, où qu'elle se (rouve et aussi loin qu'elle soit » (page li6).

Par ces quelques citations, on peut acquérir la certitude que, de longtemps, ainsi que nous le disions en commençant, le champ des études sur 1 equitation ne sera pas clos, chacun pouvant espérer avoir une finesse de vues plus complète, profitant des progrès et des trouvailles des autres pour se rapprocher davantage de la façon idéale de conduire un cheval.

Ainsi, personnellement, nous recherchons, comme le commandant Bonnal, la décontraction des extenseurs de l'encolure; sa logique, pour l'emploi du cheval, nous frappe comme elle l'a convaincu lui-même, mais nous

1. Album d'équUalion el de haute écolCy par J.-B. Duiuas et le V^" Ponton d'Amécourt (Baudoin, 189(3).

2. L'action combinée des rênes et des jambes a lieu comme les allures du cheval, c'est-à-dire en diagonale (Commandant Dutilh).

émettons un avis différent quand il veut 1' total de l'encolure par suite de eette décontr

Filli» coDdamnc, avec Juste raison, l'afia l'encolure tel que le voulait Baucher, le pli i ge faisant au garrot au lieu de se faire à 1; après en avoir fuit remarquer la défeetuof sieurs gravures introduites dans son Trai /ion, il ajoute que, à la fin de sa vie, G même était revenu de son erreur.

L'eilpression « laisser à l'encolure une ] sine de l'horizontale » serait plus exacte, i doit se traduire ainsi qu'il suit : En temps à l'extérieur en particulier, le cheval ayant vement assoupli et équilibré, la tête et l'e vent être libres, décontractées, détendues, I pour un travail de manège, de haute école, de l'encolure, préalablement assouplis, con autres, mais dans le sens de l'extension seu vent s'affermir, se contracter à l'instar de n tenir la tête élevée et être prêts à exécuter du cavalier; ce qui ne serait pas possible, J et rapidité au moins, si ces muscles étaie prendre une disposition contraire au mo avant, à s'enterrer et à s'encapuchonncr.

Mais, nous revenons au commandant I dire avec lui : " C'est le cheval qui marché qui galope et qui saute, et non pas nous »

X Toute action du cavalier qui tend à jeu naturel des membres et du corps est m

Bien plus, en effet, nous le verrons ensen du cavalier doit tendre, par un emploi de i dicieux, étudié, fondé sur l'observation di des membres, à augmenter les moyens dt les développer.

Dans son ouvrage Dressage et condut'lt de selle d'après les dernieis enseignement:

recueillis par un de ses élèves, 1891 , l'auteur, un de nos chefs les plus autorisés en équitation et dont nous voulons respecter l'anonymat, s'exprime ainsi en parlant de l'élévation de l'encolure : « C'est sur le poids qu'on « agit en demandant cette élévation; mais il faut qu'en « le reportant en arrière, la force qui donne le mou- « vement ne soit aucunement diminuée ; il faut, par « contre, en donnant l'action, en produisant la force « qui pousse, que cette même force n'entraîne dans le « sens du mouvement que la petite quantité dé poids « nécessaire au mouvement, et que l'équilibre n'en soit « pas altéré, c'est-à-dire que les translations du poids « demeurent également faciles dans tous les sens, « après comme avant le mouvement obtenu ».

Le marquis de Mauléon, à son tour^ nous a appris quels avantages on peut tirer du dressage avec les deux longes * et il examine aussi les lois qui président à la locomotion du cheval.

En parlant de sa méthode, le marquis de Mauléon dit en terminant son avant-propos : « Je n'ai pas l'ambition de faire école; si vous la trouvez bonne, mettezla en pratique; si vous trouvez mieux, je serai prêt à vous suivre ». Précepte dont tous les cavaliers devraient s'inspirer.

En 1899, parait Dressage méthodique du cheval de guerre^ par le général Jules de Benoist.

Nous ne citerons que pour mémoire l'ouvrage du Docteur Le Bon, paru en 1892 sous le titre : V Equitation actuelle et ses principes^ dont nous aurons l'occasion de parler dans le cours de notre étude.

Voici r Équitation des gens pressés, traduction libre de « Chit chat about the pigskin » (à bâtons rompus sur la peau de porc), par le comte de Comminges, qui met à notre disposition un sac à recettes, ainsi qu'il

1. Méthode de Dressage, suivie d'une étude sur le travail de selle et d'attelage, par le marquis de Mauléon (1899).

le dit lui-même, écrit avec « humour » et < il n'y a qu'à puiser pour en retirer les main bons (rues. Nous les soulignerons quand it émailler notre étude.

Enfin , au moment où nous mettons ta der à ce manuscrit, voici le lienlenant de Saint nous montre quels résultats on peut obtenir le déplacement du centre de gravité.

o Vous avez raison, mon cher camarade, < voie et cette théorie est aussi la micrme. "

FillLs, le premier, avait clairement fait n l'impulsion, provoquée par l 'arrière-main e cheval nntout, doit arriver à profusion àlam de la distribuer; il restait à établir commet pulsion agissait sur le centre de gravité, le d de la masse entraînant liti-méme celui du cei vite. C'est fait, et le développement de nos pour biit d'étudier la pratique logique de nœuvre.

Et nous voyons M. de Saint-Phallc ', usb cédés semblables, s'adresser de préférence a de pur sang, dont il utilise la nervosité pi des résultats vraiment merveilleux. Et toute tion a pour hase l'exploitation du mouvemci l'impulsion.

« Le cheval suit son encolure comme I suit sa roue, » dit-il (page 19) « et la mas entraînée dans la même direction ». Vous a combien nos petites découvertes ont de poini

1. Dreiiage et emploi ilii cheval de setle^ pal* lu lieiitet PbaJle (1900). Une i'.'dition. panieen luijl, comporte u Journal dt drttioge, publié par Fillis au commencei année. En 1901, parait encore : Progression du drenagt troupe, par ie capitaine Descoins. Les clicvaux dressés s sont brisés soil, mais non exploités. Cette méthodu n'e: basée sur l'eiploitation des moyens naturels. Lu mite en capitaineX.paruc au mSme moment, semble autrement ( tais. En 1905, Dretiage du cheval d'arme», jiar le génémi (

>I>WITO ^■ggBBg^B?^Wify

quand nous disons de notre côté : « Ton nez va devant, suis ton nez ».

Nous n'abuserons pas davantage de votre attention en poussant plus loin nos investigations et nos analyses dans ce domaine si exploité en ces dernières années, mais qui est assez vaste pour permettre longtemps encore de nouvelles études, de nouvelles observations, destinées à nous éclairer tous.

Pour notre compte, après avoir parlé de la préparation de la masse par les assouplissements et de la disposition à lui faire prendre, nous allons passer à son animation et nous vous proposons d'examiner ensemble les points suivants, auxquels nous donnerons même la qualification de principes^ et sans l'application desquels la conduite du cheval reste absolument imparfaite;

1° L'arrière -main doit venir à la jambe et les mouvements de Tavant-main doivent être la résultante de ceux de l'arrière-main, sollicités par l'action tactUe, plus ou moins énergique, du cavalier;

2<* Le cheval doit être pris, par la main, au moyen des rênes, de façon qu'il ne puisse pas opposer au cavalier la contraction musculaire ou la masse de son corps;

3^ Chacune des jambes du cavalier est chargée de solliciter l'impulsion du diagonal auprès duquel elle est préposée et d'en régler la marche, la manœuvre, avec le concours de la main.

Il faut envoyer le cheval sur les aides d'opposition, et sur la rêne d'appui spécialement.

Nous vous présenterons enfin quelques observations fondées sur la pratique, sur la pratique seule^ et nous insisterons sur ce point que, quand le cheval est bien dans le mouvement en avant, tout s'obtient par les assouplissements, par la douceur, par le moelleux, et... rien par la force.

i«recia**lié*

ANIMATION DE LA BtASSE

L'ixrrière-main doit venir à In jambe et les nu (le f avant -main doivent être la résultante o l' arrière-main sollicités par l'action tactile moins énergique, du cavalier.

On entend dire souvent d'un cheval qu'il dedans de la main », nous l'avons dit nousparlant des chevaux qui cherchent à échapper du mors, dans nos études précédentes ; le nous nous en rendons parfaitement compte au est impropre ; c'est " en atrière de la jambe u dire ; et ce n'est pas une question de mots que Ions soulever ici, mais de principe de locom cela prouve qu'il existe une partie de la masse pas animée. On dit encore qu'un cheval es qu^il échappe de l'arrière-iiiaiD, etc.; lacaui ces défauts est la même et essentielle : Manç gement dans le mouvement en avant.

En effet, si la masse était animée complet entier, au lieu de ne l'être que partiellement, si mù comme il doit l'être, obéissait à l'action à( du cavalier, l'impulsion, l'engagement luî-ni le mouvement enavantle détermineraient, lef< à aller chercher la main, en dedans de laqu

(lit ; et la seule chose qui pourrait arriver alors, si cette obéissance, baie première de réquitation, existait, c'est que Tappui sur la main fiU trop considérable et que ranimai cherchât à la défoncer au contraire.

Si donc le. cheval ne va pa^ chercher la main^ s'il est en dedans, comme on le dif, s'il est flottaA.t, etc., c'est qu'il n'obéit pas à la jambe, c'est que l'arrière main S fait pour pousser, reste en arrière et n'accomplit pas son œuvre.

Le cheval est alors pris à l'envers, dans le sens contraire à celui o£i il doit Tétre, puisque, en raison de la direclion de l'impulsion^ qu'elle soit sollicitée par le cavalier — et c'estce qui doit être — ou produite par le cheval lui-môme, proprio motû^ le mouvement, fourni par Tarrière-main qui le transmet à Tavant-main, va d'arrière en avant, de l'arrière-main à l'avant-main, de la jambe du cavalier à sa main. Et comme conséquence, si tel cheval est en dedans de la main, — nous disons, nous, en arrière de la jambe, — c'est pour une des deux rai- i-

sons suivantes :

Ou bien le mouvement n'est pas venu, non sollicité ou insuffisamment par la jambe du cavalier, de V arrièremain; ou bien la main, maladroite, n'a pas permis à l'impulsion de se produire, d'aller à destination, de passer, ou ne l'a pas reçue avec la délicatesse nécessaire pour

que cette impulsion soit utilisée dans le but et avec l'intensité préconçus. ,

Un cavalier expérimenlé, sentant, quand il estàcheval, ce qui se passe sous lui, constate ce défaut, s'il existe, dès qu'il a enfourché une nouvelle monture.

Avec un œil exercé, il ne s'y trompe pas davantage et détermine immédiatement, envoyant passer un cheval

1. Arrière-main. Partie du cheval qui est en arrière de la main du cavalier. Avant-main, Partie du cheval qui est en avant de la main du cavalier. Ces deux expressions d'cquitation, qui sont francisées, sont employées au masculin par certains, et au féminin par d'autres. Nous les emploierons au masculin, ce genre semblant l'emporter.

TROISIÈME CAUSERIE, monté, s'il est bien dressé, mû par un < dressé et mont^ par un cavalier inexpérim CCS deux derniers cas, le cheval se tralr main reste en arrière; bien plus, sans ^ entend passer un cheval sous ses fenêtre quelle allure, on peut, avec la moindre e; de même : ce cheval est dressé on ne l'est monté ou il l'est mal, ses allures sont ré| fectueuses ; là encore, le plus souvent en ne marche pas, il se (raine sous son cavi marche n'est pas assurée ou est irréguli

Ce défaut est très répandu par le fait qi cavaliers emploient les jambes et savent secret primordial pour faire marcher u échappe : l'arrière-main ne vient pas à le pond pas à ses sollicitations et ne lui obé

Et cependant, comment concevoir un sinoi. celui dont toutes les parties du ci disposition du cavalier?

C'est ce que Baucber définissait ainsi, < de nouveau sous le soleil, et nous rêpé cette citation : Remplacer les forces iusti val par des forces transmises par le caval surtout de l'arrière -main dont le cavaliei tre, puisque c'est lui qui donne l'impul:

fait même, quand le cheval veut aller d direction pour résister, c'est par lui qu' jouis à échapper.

Tant que l'arrière-main est en ligne, i gemcnt des épaules, engagé, le chevai qu'en avant ; mais si cet arrière-main n'e emprisonné dans les jambes, le cheval, < avons-nous dit, d'influencer fi sa guise gravité, échappe à l'action du cavalier hanches à droite ou à gauche, ou en les ai nous appelons « mettre la mécanique »,

DU CDEVAL 1IK« mO ET BtE!* MIS.

ProcMéft pour

éire mattre de

l'arrière main.

Defl attaques.

Si, donc, par le dressage, la possession, Fobéissance de rarrière-main ne sont pas obtenues, ranimai se débrouille tout seul et, conformément à la théorie que nous avons émise en principe dans notre première causerie, les mouvements de Tarrière-main, qui doivent ôlre réglés, sont désordonnés ; c'est le cheval qui règle sa vitesse à sa guise, à sa volonté, Tun se retenant et marchant à peine, refusant de se livrer, de s'employer; Tautre s'emballant on emmenant plus ou moins son cavalier; cela, selon le tempérament du sujet.

Et voilà comment on est étonné de voir un même cheval, qui semblait se traîner péniblement sous son cavalier, prendre, avec un autre pilote, des allures toutes différentes.

Ses mouvements prennent de Textension, du brillant, et, entre les mains, et les jambes surtout, de ce véritable cavalier, le cheval change du tout au tout.

La raison en est bien simple : le premier ne se sert pas de ses jambes, agents d'impulsion, ou s'en sert mal; et souvent le retient de la main ; tandis que le second demande l'impulsion avec la jambe et la règle avec la main ; et on peut imaginer ainsi la différence de résultat dans la conduite : le premier gène son cheval dans ses mouvements, les enraie, tandis que le second, non seulement lui laisse la liberté de marcher, mais encore l'aide, en actionnant tour à tour chacun des postérieurs et en soutenant, en dégageant l'épaule sur laquelle rimpulsion vient aboutir, se reproduire tour à tour, à chaque foulé e ; celui-ci développe les moyens du cheval que le précédent entravait.

La nécessité de faire venir l'arrière-main étant établie, voici le moyen d'obtenir ce résultat.

Lorsqu'on a entre les jambes un cheval dont l'arrièremain est paresseux, ne vient pas bien à la jambe, qui hésite en marchant, qui est flottant ou tourne la tète à droite ou à gauche, qui n'obéit pas à l'action, h la près-

sioD de la jambe ', il faut lui envoyer det nés attaques de jambes, Trappant ensenr ment, auxquelles il répond par ta fuite e Il est essentiel qu'aucune entrave, si pc( ne vienne enrayer l'impulsion provoqué sensation d'arrêt ne doit donc provenir i gardant le contact par suite du gUsseï dans les doigts, laisse aux mors la facil gner servilement la bouche, permettant l'extensiou de l'enooiure.

On reprend moelleuse ment, doucemc ment quand l'élan, l'impulsion donnée, comme d'eux-mêmes, et l'on renouvell sitAtsi le cheval hésite encore au morne proche la jambe.

Et l'on recommence celle attaque, vi| gique, toutes les fois qu'on en rcssen plus elle aura été déterminante et sam on gagnera de temps en obtenant plus Bientôt, le cheval craignant l'attaqu bien déterminante pour le mouvement sentira accélérer son allure ou livrer si à l'approche de la jambe .

De temps en temps, suivant le degn ou ladose de paresscdu cheval, on devr n'ais, dans la suite, le simple mouven talon, comme pour donner l'attaque, enfin, un petit coup de mollet rebom simple rapprochement de la jambe s» iv.

1. Nous établissons mOnie en principe que tous soin (l'être dressés à rêpondi'e, pnr la fuite d'abc ensuite, à l'action de la jambe ; lesuns.pai'nianqu laissent traîner leur arrière-main qui, par le fai' office; d'autres au contrali«, par excès d'énergie, de leur arrlÈre-main pour pousser, ce qu'ils t (ordonnée, sans l'engager ; dans les deux cas, ces paji à la jambe, ne savent pas se servir de leur a donc le leur appri'ndre.

0c l'éperon employé connue complément de r«l ladite. Son danirrr.

feront activer le mouvement du postérieur, du coté de la jambe que Von emploiera.

Ces attaques, qui ont pour but de lancer le cheval en avant, de le précipiter dans le mouvement en avant, doivent être faites avec les mollets et en n'y ajoutant Faction de Téperon qu'avec la plus grande circonspection.

L'action énergique des deux mollets projette le cheval en avant, Ty pousse, l'y maintient ensuite en le forçant, par leur action complémentaire de l'attaque, à filer entre les jambes comme un noyau, comme une anguille ; cette action exige la décontraction des extenseurs.

Elle ne doit pas être produite en écartant complètement les jambes et il est presque inutile d'ajouter que le genou ne doit pas quitter la selle, ainsi que le font beaucoup de cavaliers, car la pression dans les deux mollets, comme si on voulait écraser entr'eux deux, à l'instar d'un étau, sa monture, est le complément indispensable de l'attaque; s'il y a écartement trop considérable du mollet et perte complète du contact, le cheval, devenant libre d'influencer son centre de gravité, profite aussitôt de cette porte ouverte en jetant ses hanches d'un côté ou de l'autre, là où il y a issue.

Et l'attaque de l'éperon, et son action prolongée surtout, provoqueront un eflet absolument contraire à la décontractiou des extenseurs qui entraîne la fuite eu avant; l'éperon, employé autrement que par une sorte (le pincer très court, produit un effet de rétraction, de rétention; le cheval, piqué alors et non poussé, ruera, d'où arrêt, ou engagera davantage ses postérieurs sans se livrer, disposé à s'acculer, sa base étant diminuée, au lieu de fuir en avant en s'allongeant.

A notre avis, seuls, les cavaliers expérimentés et assez habiles pour exécuter ce pincer de l'éperon dont parlent tous les ccuyers, devront le faire coïncider avec les attaques de mollets indispensables que nous préco-

TROISIÈME CAISERIE.

iiisoDs; nous nous en rapportons à eux nous pensons que, quand ils verront 1( pondre à leur attaque par une rétentio répondre par une extension en avant, i compte que l'attaque, ainsi produite, c lieu d'être efficace, en raison de 1 emploi rons, et ils laisseront ces engins — crue sont pas aux talons des Maîtres — au v les emploieront pas.

Quand l'arrière-main vient bien à la , k en régler les mouvements ; c'est en s tact de ses jambes — du mollet toujoun bas, — que le cavalier obtient ce résultai d'elles agissant directement, nous le r^ postérieur de son côté, activant, enga celui-lÂ, les deux, au choix du cavaliet selon les nécessités et les exigences du tr Comprend-on que l'arrière-main, des!

à faire marcher la masse, soit en quelqi par l'avant-main, reste en arrière? Ne ton pas plutôt le cheval, légèrement as) l'engagement de l'arrière-main qui viei peu l'avant-main, devenant libre alors cet avant-main, son corps tout entier, ai lier, plus loin en avant, à droite, à gauc même?

obsfrvaiiBDs sur Obseï vcz le jeune cheval, ou le cheve '.-J^"'»**'»"' à se servir de son arrière-main, il la de ne ronruenne terrain cu pente, au pas : au Heu de mai „eBi. temps, il fait venir un postérieur a 1 a

temps que l'antérieur du même côté poi membres s'entr'aident et, prolongeant bases latérales, il marche alors l'ami rompu; ou bien, il fait venir le postéri diagonale, ce qui constitue le trottinemi On serait tenté de croire que !'arriére-n

m DU CHEVAL BIEN MÛ ET BIEN MIS.

géant pas, son mouvement n*étant pas encore réglé, les muscles, pour les jeunes chevaux, n'étant pas encore développés, le cheval fait venir instinctivement un autre membre à lappui pour se soulager et pour éviter de faire reposer le poids du corps sur un seul membre; sans doute, mais la véritable cause est le mantiue d'équilibre.

Le centre de gravité, se déplaçant sans retenue, tant que les muscles n'ont pas acquis une certaine résistance, oscille latéralement d'un côté sur l'autre, ce qui engendre l'association prolongée des bipèdes latéraux constituant l'amble, ou diagonalement, c'est-à-dire de la situation en avant vers la droite à celle en avant vers la gauche, ce qui entraîne forcément, de la part du cheval et pour retenir la masse ainsi balancée, l'association prononcée des bipèdes diagonaux, ayant pour conséquence le trottinement.

De même, l'homme qui n'est pas habitué à descendre des pentes un peu raides, dans les pays de montagnes, saute d'un pied sur l'autre, avance par élan, ce qui, souvent, en le faisant aller plus vite qu'il ne veut, risque de le faire tomber; tandis que le montagnard, dont les jarrets et les muscles sont faits, dont les articulations sont assouplies, absolument maître de son centre de gravité, se reçoit avec assurance sur chaque jambe, marquant, à volonté, un temps d'arrêt sur chacune, marchant d'un pas réglé, cadencé, sûr, fort.

Liuité de la mar- Aussi bien pour modifier la mauvaise habitude sirahiren ^pentc gualéc, la n»arche à l'amble — commune à tous les pour apprendre ^^yneg chevaux — , OU le trottiuement, que pour ap-

au cheval à »e «^ ., .

«servir de sonar- prendre au cheval à se servir de son arrière-main, et rtère -main. ^^^^ ^^ développer les muscles, il faut souvent, en ter-

rain varié, descendre des côtes et, plus elles sont accentuées (en restant dans la limite du possible), mieux cela vaut.

Mais, pour que ce travail soit vraiment utile et effi-

cace, il faut laisser faire complètement soi refuser, ne conservaut qu'un contact très jours moelleux cependant et prêt à s'afl appui de la main et, en même temps, pousser avec les jambes.

Et qu'où ne craigne pas que le cheval, tenii, vienne à tomber; certes il en a moin le cavalier, et nous n'avons jamais vu le duirc.

Si on le tient en employant de la force, ai oârir un contact moelleui: et à peine plus af terrain horizontal, on le ^êne quand il i toute saliberlc; il prend un point d'appui i et c'est la perte de cet appui, s'il venait & 1 tout à coup, qui risquerait alors de le fai enlin et surtout, il en profite pour ne pi comme il le doit, de son arrière-main. !

main, voilà bien ce qui le tient sur le terrt teneurs s'engageant et l'antérieur diagou plissant son mouvement dans toute son aa quand le postérieur opposé en diagonale a lide appui et s'est cramponné au sol; et comment le cavalier le tient, avec ses jam sant /enir l'arrière-main et en le forçant p à s'employer.

Toutes les fois que nous faisons descendn nos chevaux, — en bon terrain, s'entend, i le beau Limousin, pays essentiellement va nous envoyons, en passant, un bon sou^ nous le faisons souvent car nous considéro un des meilleurs exercices de di-essagc, nous principe de lâcher tout et de pousser tar pouvons, semblant dire à notre monture « toi toute seule ; si tu tombes, je te laisse fair conservons seulement un très léger contât voir diriger notre cheval, être en commun

88 DU CHEVAL BIEN .\lC ET BIEN MIS.

le goaveniail et iui relever le nez dans le cas où il mettrait le pied sur une pierre roulante, ferait un faux pas, ce qui peut arriver là comme ailleurs, mais nous ajouterons, moins qu'en terrain plat peut-être, sans doute parce qu'il se méfie davantage.

Mais il faut bien saisir que ce contact doit être une simple communication y prêle à s'affermir suivant le besoin, très moelleuse, mais exempte de force, sans cela on tombe dans le défaut signalé plus haut : on gêne son cheval, on le tient trop et, comme conséquences : il ne marche pas avec la liberté qui lui est nécessaire, il se retient et c'est alors que, ne comptant plus sur lui seul, il risque de tomber.

Fait-il un faux pas, plonge-t-il trop sur la main, un simple effet de redressement, s'adressant au bout du nez, relève la machine et, agissant sur la masse et réagissant surle centre de gravité, rétablît 1 équilibre.

Toutes les actions du cavalier doivent donc s'adresser au centre de gravité, simples effets d'indication ou de redressement ayant pour but de forcer le cheval, et cela mécaniquement, à rechercher de lui-même l'équilibre nécessité par l'allure et le terrain.

Et c'est pour les mêmes raisons qu'il est recommandé

Du Jeune cbevai (le ne pas chercher à relever les jeunes chevaux quand

^M^iir*iiu*ni"- ^''^ buttent; si on leur laisse prendre un appui sur la

»"♦• main , ils contractent l'habitude, par paresse, de compter

sur ce soutien, de s'abandonner sur la main, tandis que s'ils sont dressés, dans leur jeune âge, habitués à ne compter que sur eux-mêmes, s'ils pressentent qu'ils vont être victimes de leur maladresse, ils s'arrangent pour lever les pieds et ne tombent pas, nous vous le promettons.

Le cheval, comme tous les animaux, est paresseux et se donne le moins de mal possible ; si le cavalier prend une partie de sa peine, il en profitera, soyez-en certains.

par le CkvallFr

Aprt^ av«ir «i( II- La chosc pcut se conslatei' dans toutes te: M cheval Joli <I"sn*' on passe d une allure vive a une lente par exemple, l'emploi des jambes et saire que jamais, car le cheval, par pai par manque d'emploi, va arrêter sa crou tement, aussitôt qu'il aura deviné, par se teation de son cavalier, au lieu de l'ci arrêter, pour retenir la masse en s'accro et, si on le laisse faire, il va, au lieu < pas ou au trot, s'arrêter, s'immobiliser.

Et le fait est vrai pour les cbevaux à 1 lymphatique comme pour les chevaux ch:

les chevaux de sang ; car, quand ceux-< vite qu'on ne veut, ils déploient d'abord | qu'il ne faut pour le mouvement en avan ils rasent le tapis, ils accrochent les raoindi ils ne se donnent pas assez de mal poi jambes ; en un mot, ils ne se servent pas de main, comme cela doit être, pour soulcvei l'avant-main, n'engageant pas cet arrièr la masse pour la pousser et la retenir.

Et tant qu'il n'en est pas ainsi, les chai direction sont difficiles, quelquefois impos

Dans les régiments, pourquoi les chevai sont-ils souvent si désagréables à montei des hanches, allant plus vite qu'on ne veut si pénible tout changement de direction? 1 mouvement ne vient pas de l'arrière-maii!

les cavaliers n'étant pas sufûsammeat initi des aides, des jambes surtout, l'arrière-ii réglé, ni à leur disposition; les hanches assouplies, habituées à la jumbe, et le ch pas mû par le cavalier, marche à sa guit son cavalier, par renversement des choses, il liii plaît.

Dans le principe, en effet, le cheval n

Le cheval doit loii- Joiirs être poussé, touJoar8,tou- ]oiir8 !

Et encore, et ton- Jours!

de son arrière-main que pour pousser la masse, sans l'engager, est mal traversé, c'est-à-dire qu'il n'est pas soutenu des deux côtés; tant qu'il en est ainsi, le cheval, tournant d'une pièce, risque de voir le terrain se dérober sous lui «t il se produit souvent des chutes dans les changements de direction. Tandis qu'il faut que le postérieur du dedans s'engage et que l'antérieur opposé en diagonale s'étende pour embrasser le terrain à l'extérieur; de la sorte, le cheval est soutenu des deux côtés et ne risque pas de tomber.

Et cependant, comment faire comprendre à un homme montant un cheval chaud, allant déjà plus vite qu'il ne veut, qu'il doit encore employer ses jambes avec lui, le pousser, afin de le précipiter sur le régulateur, la main?

On le peut, en lui donnant la preuve évidente, immédiate, que ce n'est pas l'impulsion qui est cause du désordre, mais la rétention.

Et en effet, si au lieu de retenir son cheval de la main, comme chacun le fait, — et nous examinerons cela en détail dans la causerie suivante, — le cavalier permet, en laissant glisser les rênes ^dans les doigts qui doivent être fermés, puis ensuite desserrés, ces doigts étant assouplis comme le reste, si le cavalier permet, disons-nous, à l'encolure, au corps tout entier, de se détendre, de s'allonger en avant, aux muscles de se décontracter, il pourra pousser du mollet, attaquer même bientôt cette masse devenue malléable, inerte, paresseuse même, à ce point qu'elle demande maintenant à être animée, actionnée, quand, il y a quelques instants, le moindre des mouvements du cavalier se traduisait par un écart, une lançade de sa monture, sorte de balle élastique toujours prête à bondir alors et à envoyer rebondir dans un coin le pauvre cavalier aussi contracté que sa monture.

Et quand, plus tard, les cavaliers seront placés côte

TROISIEME CArSERlE.

à c6te à l'école de peloton ou d'escadi vait d'ensemble, il faudra exiger ev jamais, que chacun d'eux pousse sa n jambes pour la précipiter sur le végu] car c'est à ce prix seulement que le:

coulnntps et que l'alignement sera o] est pas ainsi, il y aura des flottemeni aux changements d'allures, il y aura dï dérables; en effet, si le cheval n'est cavalier, poussé continuellement, et a d'allures on particulier, chaque chcv du commandement ou dès qu'il aura tiou du cavalier, s'arrêtera, mettant la là, n'importe où, à sa guise, donc san sible ; il en est autrement si chaque ca son cheval sur la main qui règle, le l'avant jusqu'à ce qu'il éteigne l'allui deî reprises sur le mouvement en avi pailerons.

Tout cheval doit donc être mil, s jambes du cavalier; le mouvement, i jab.be à chacun des postérieurs, se r paule opposée en diagonale, qui s'éte son soutien, selon que le postérieur a é sollicité pour le mouvement en avan gagement. La main, nous le verrons l'impulsion fournie par l'arricre-mai l'action de la jambe, soit par une vitesse, soit par un engagement des p l'un d'eux sollicités sous la masse, S' cession des hanches, plus ou moins acc< cOtés.

Tous les défauts des chevaux qui ch( per à l'action du mors ont la même ci d'engagement dans le mouvement en & qui porte au vent, comme celui qui

son

ee, $onrce de

touHles défauts.

son absence oa se retient; celui qui encense ou bat à la main se retient également, et, de même, se retient aussi celui qui fait les forces, celui qui grince des dents, comme celui qui claque les deux mâchoires Tune contre l'autre,

comme celui qui met sa langue par-dessus le mors, comme celui encore qui la laisse pendre et la fait sortir de la bouche; toutes ces défectuosités, dis-je, proviennent de ce que le cheval n'obéit pas complètement à l'action de la jambe; c'est celle-ci qui doit le forcer à aller chercher le mors, à prendre l'appui aussi considérable que le cava'ier le désire, à fermer la bouche,

— ce qui Tempèche de grincer, de claquer, de laisser sa langue pendante etc., — à tendre les rênes par suite de l'engagement dans le mouvement en avant; et par le fait même qu'on obtient la recherche du mors, le défaut disparaît.

Les hanches doivent être diligentes, a dit le général L'Hotte, c'est-à-dire venir à la jambe, pour engendrer le mouvement en avant ou céder sur le côté, de la quantité demandée, et cela avec la môme souplesse, avec la même facilité.

Tous nos cavaliers émérites, tous nos grands écuyers

— nous avons des noms sur les lèvres qui ne demandent qu'à s'échapper, — ont ressenti cette nécessité.

En les voyant passer, en montant leurs chevaux, ou dit : « Oh le commandant un tel, un Breton! » — Bon! voici que le pays natal d'un de nos anciens écuyers en chef est sorti de notre plume comme malgré nous !

— « il a une puissance de jambes extraordinaire, il est vigoureux comme tout Armoricain! »

Loin de nous l'idée de vouloir retirer à ces maitrcs la moindre parcelle des qualités physiques dont dame Nature les a peut-être gralifiés avec largesse, mais soyez convaincus que, le Créateur eût-il été moins généreux à leur égard en muscles et en vigueur, leurs chevaux marcheraient de la même façon.

La sfiule, la vérilablc raison, c'esl çi {te leurs jambes, en que bien d'autres n que, déplus, ils s'en servent avec tact, ai par la poussée, \k où il doit être poussé de façon que leur effet se produise dan cheval meut ses membres, en diagonale

la^rockcmeai La masse ayant été préparée par 1< 'mitant""'*" ii'ents à répondre à l'action des aides, l'A. B. C, faire venir l'arrière-main à forcer k s'engager sous la masse, par énergiques et renouvelées aussi souvent ■ saire; plus elles auront été énergique!

délerminantes, plus leur effet aura été il aura de durée.

Il y a tout avantage, nécessité même le plus de fuite possible à l'action de la à régler ieite fuite dans l'avenir, car on combien plus grande serait la diffict amener le cheval successivement, par phases, au degré de mouvement désir peut qu'en allant au delà; en restant ei motion serait toujours irrégulière, défe(

Au point de vue de la locomotion, il ; rapprochements à faire entre la manœu et celle d'une machine h. vapeur et, ' d'une locomotive; l'un d'eux me permet la manœuvre par l'emploi des Jambes, t être conçue et pratiquée.

Au départ d'une locomotive, la va] marrer la machine et la lancer, s'in1 avec bruit, par suite de l'ouverture du che, dans les boites à vapeur puis dam des pistons, faisant aller alors ceux-ci j course; bientôt, en cours de route, le m obtenu et la vitesse acquise, la dépei

ViipfHPVif«ai|9i^^«^*1^I^HW^I ■ ■ I

94 m CHEVAL BIEN MÛ ET BIEN MiS.

peut être diminuée, et c^est seulement lorsque la vitesse se ralentit que le mécanicien, ouvrant davantage l'orifice d'échappement, augmente de nouveau la rapidité de mouvement des pistons.

L'attaque pour mettre le cheval dans le mouvement en avant et Ty entretenir correspond à l'introduction de la vapeur faisant effort sur les pistons et les forçant à précipiter leur course; et de même, une fois le mouvement obtenu, la vitesse acquise, Fentretien sera réalisé par ta seule présence, le simple placement du mollet, agent moteur, à la sangle, par le contact, — et le renouvellement du mouvement, de l'impulsion, ou une recrudescence de vitesse, seront demandés par une nouvelle attaque, quand le besoin s'en fait sentir.

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