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Du cheval bien mis, septembre

Et d'abord, poiii' tous les deux, la première condition à rechercher est le calme, le bannissement de toute appréhension de Thippodrome; plus que pour tous les autres, il est essentiel de les mener chaque jour sur le terrain d'entrainement ou sur l'hippodrome, les calmant et ne leur faisant faire, pendant longtemps, que du pas et du trot.

Il faut remarquer que le point de départ des défauts de ces deux chevaux est le même; c'est le manque de calme el, surtout, le manque d'obéissance aux aides du cavalier; ils cherchent tous deux à y échapper, le premier par la fuite, le second par une disposition contraire au mouvement en avant (tète en l'air ou tête entre les jambes), et ils s'en vont à leur guise, mouvant leurs membres d'une façon quelconque, désordonnée, affolée, au lieu d'en régler le jeu à la disposition du cavalier.

C'est au trot que le cavalier entreprend la correction, présentant les jambes, collées aux flancs, sans frapper, pressant fortement dans les mollets, principalement du côté où le cheval s'emploie le plus, poussant sur les doigts fermés solidement, résistant passivement, sans à-coups, moelleusement ; en même temps, et la poussée de jambes durant toujours, on doit opérer des demi-arrêts, les doigts toujours fermés, résistants, se serrant et se desserrant quand le cheval, cédant à l'action de la jambe et à l'etfet du demi-arrêt, a employé lui-même moins de force de résistance, ne poussant plus autant, ayant un peu modifié la précipitation de ses postérieurs. Le desserrement des doigts, récompense intermittente, et le relâchement de la jambe, venant aussi par intermittence, doivent suivre immédiatement l'obéissance ou la plus légère modification, mais pour redevenir était aussitôt que le dérèglement se produit.

Cette action, qui a pour but de concentrer les forces

(lu cheval dans la main, dure plus ou moins longtemps selon le tempérament du sujet et la force musculaire dont est doté le cavalier; mais, si on agit sans brusquerie, sans à coups, sans impatience, l'obéissance vient à coup sûr.

Et quand le cheval, répondant alors à Faction du cavalier, se laisse régler ainsi au trot, on l'embarque doucement au galop, recommençant la même pratique.

Cette correction s'applique aussi bien au cheval qui pousse trop qu'à celui qui a la bouche égarée et veut vous emmener en mettant la tête au vent ou entre les jambes; seulement, dans le premier cas, c'est la résistance de la jambe qui doit prédominer celle de la main, dans le deuxième cas, c'est la résistance des doigis, après avoir fait l'opposition nécessaire pour obtenir la bonne disposition de la tète, qui doit primer celle de la jambe, ou plutôt qui doit la devancer.

Avons-nous dit là rien de particulier qui s'applique spécialement au.x; galops d'entraînement?

Non.

A l'entraînement, le cheval se règle au moyen du demi-arrêt comme dans les promenades et le dressage courant; la force nécessaire est plus grande, parce que le cheval est en général plus vigoureux, a plus de sang, qu'il est d'autant plus disposé à lutter, en voulant marcher, qu'on exploite là ses forces dans un travail plus énergique, mais, tout en étant plus grande^ cette force employée par le cavalier doit toujours être passive, égale en résistance à celle qu'oppose le cheval; c'est encore une opposition, rien de plus.

En l'embarquant au galop, le cavalier va chercher la tête et, aussitôt qu'il l'a saisie, il permet aux muscles de l'encolure d'aller chercher les mors en s'étendant. Penchant alors légèrement le haut du corps en avant, le cavalier, rapprochant ainsi son centre de gravité de celui du cheval, place ses mains sur le garrot, les doigts

serrés sur les rênes et, par des pressions exercées d'un côté pour les reporter sur l'autre, principalement du côté où l'on galope afin de permettre au cheval de bien regarder sa voie, les faisant coïncider avec un déplacement latéral des mors par un mouvement rapide de la main qui fait vibrer les rênes, entretient la mobilité de la mâchoire.

« Tenez la tête et lâchez le cheval », disait le vieil entrahieur Jennings K

Le cheval, au lieu de prendre un appui moelleux, se braque-t-il pour tirer? un mouvement rapide des mains à droite ou à gauche, ayant pour effet de faire glisser le^ mors dans la bouche, correspondant avec une pression des doigts opérée dans ce sens et cessant aussitôt pour être renouvelée, provoque la mobilité de mâchoire que le cavalier n'a plus qu'à entretenir par des serrements ou des desserrements des doigts, sans enrayer rimpulsion.

La mâchoire est travaillée à l'extension des muscles de l'encolure; si cette extension n'est pas permise, le cavalier aura à lutter, tant qu'elle n'existera pas, avec leur contraction.

Il faut faire tomber le cheval sur les mors, c'est un des résultats qu'apporte, tout naturellement, la monte à l'américaine dont nous dirons un mot tout à l'heure.

Hélas! avant d'en être arrivé là, nous avons longtemps tâtonné et, sentant qu'il fallait des rênes tendues, nous les tendions, nous, au lieu de forcer notre cheval à les tendre lui-même.

Nous avons eu autrefois une jument, avec laquelle nous avons gagné ))lusieurs courses cependant, Dulcinée, par Faisan et Dimetie, que nous trouvions très difficile à lenir; or, un jour, nous la confions à un de nos bons amis, plus expérimenté que nous alors, qui nous fit compliment, après lui avoir donné des ga-

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