‹ Du cheval mû et bien misChapitre 6 sur 42 · PI. I · texte numérisé non relu

PI. I

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T^ig. 1. — Différentes positions d'encolure et modifications qu'elles entraînent sur le centre de gravité.

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T^ig. 2. — Influence de la disposition d'encolure sur la position du centre de gravité.

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Or, pour le cheval, la position de la tête, de la pointe, a une influence constante sur la direction de la masse entraînant le centre de gravité ; il y a donc lieu de rechercher quelle est la meilleure position à lui faire prendre dans le but de faciliter le déplacement en avant et de limiter et de régler les mouvements d'élévation et d'abaissement du centre de gravité.

Pendant la marche, la masse est soumise à deux forces, la force musculaire, qui la soulève et la projette en avant, la pesanteur, qui la ramène sur le terrain. Il s'eosuit que la masse, soulevée d'abord et projetée en avant, s'abaisse et vient rejoindre le sol, décrivant, dans l'espace, une trajectoire, semblable à celle d'un projectile.

Et la forme obloogue donnée aux projectiles, remarquons-le en passant, comme étant plus favorable pour en assurer la direction et s'opposer aux résistances de l'air, a été appliquée au cheval par la nature, afin de favoriser le mouvement en avant; et plus le cheval est destiné à en fournir, à donner de la vitesse, plus sa conformation est allongée et taillée en flèche ; témoin le pur sang anglais.

Étant données cette trajectoire que décrit la masse du cheval dans l'espace et Tinfluence de la pointe sur la direction, recherchons donc quelle doit être la disposition de la tête , sa direction plutôt , considérée comme pointe, afin de favoriser le plus possible le mouvement en avant et la bonne exécution de la trajectoire.

La position de tête la plus favorable au mouvement en avant est la suivante : Le bout du nez en avant, le plus possible dans le prolongement de l'horizontale passant par le centre de gravité, l'encolure tendue par suite de la disposition donnée aux muscles extenseurs et, surtout, par la liberté qui leur est laissée de se décontracter, d'aller chercher les mors, la ligne du

chanfrein prolongée devenant sensiblement parallèle au sol.

Cette position variera selon le travail, l'angle formé avec le sol, par la lisiie du chanfrein prolongée, qui sera de i5 degrés environ dans le travail ordinaire, étant plus petit dans le travail allongé, et "plm grcai'/, afin de gagner en élévation, dans le travail de manège: mais on pourra juger de son importance en songeant que, de cette disposition préliminaire, précédant le développement de la foulée, dépendent la rasance ou lélévation de la trajectoire décrite par la masse. {Fig. S.)

Si la pointe, le bout du nez, est en l'air, la masse rejoindra le soi plus tard '. mais elle gagnera moins de terrain en avant par le fait qu'elle se sera élevée davantage: si le bout du nez est en deçà de la verticale que formerait la hgne du chanfrein, la masse atteindra le sol plus près et son mouvement sera raccourci: donc, plus le bout du nez sera maintenu en avant, parallèlement au sol, plus la trajectoire sera rasante et plus elle sera favorable au mouvement en avant.

De même le relèvement d'un canon de fusil entraine l'élévation de la trajectoire, tandis que l'abaissement exagéré peut avoir pour conséquence de faire rencontrer le sol au projectile; l'horizontalité du canon seule, ou un relèvement calculé, amènent une trajectoire tendue et rasante. Mais de même que. avec un fusil, il faut, après avoir \isé, maintenir l'arme en direction au moment de faire partir le coup; de même, pour le cheval, après avoir donné à la pointe la disposition normale, il faut la maintenir au moment de la sollicitation et de l'extension; sans cela, il est inutile de

I. Plus cette position est exagérée, plus la branche descendante de la trajectoire est verticale, de sorte que la foulée devient raccourcie, tandis quelle est allongée quand la tète est placée normalement.

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