LÉSIONS ANATOMIQUES TROUVEES A L'AUTOPSIE
diminuée, élimination par le rein de produits toxiques finissant > par constituer une néphrite qui se traduisait par la diminution de la toxicité urinaire. Si le premier chiffre trouvé était relativement élevé, c'est que, à cette période la néphrite n'était pas- encore aussi avancée et que le rein éliminait des produits toxiques.
Nous verrons que les observations suivantes n'ont pas confirmé cette première hypothèse.
Relativement à l'autopsie, nous tenons à attirer l'attention sur les faits suivants. L'aplasie artérielle était manifeste et très marquée. Bizot a fixé à 70 millimètres pour rhomme et 64 millimètres pour la femme, la circonférence aortique. L'aorte, dans notre cas, mesurait 51 millimètres seulement. La souplesse de ces artères était complète et leur élasticité plutôt augmentée que diminuée : nous avions affaire en somme au type d'aoHzs chlorotica décrit parVirchow.
Les lésions rénales étaient des lésions de néphrite aiguë vasculaires, rappelant certains cas de glomérulo-néphrite scarlatineuse. La sclérose péri-artérielle était au début seulement.
Le cœur n'était pas hypertrophié et ne présentait pas de myocardite interstitielle comme dans le cas de Déjerine ^
On sait que M. Lancereaux a décrit une néphrite liée à l'aplasie artérielle, et inspiré la thèse de M. Bezançon ^ qui en rapporte huit observations.
Depuis la thèse de M. Bezançon ont paru un certain
^ Déjerine, Ballet. Soc. anat., 1880.
2 Bezançon, Th. Paris, 1889.
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nombre d'observations qui n'ont fait que confirmer pleinement le tableau d'ensemble de la néphrite par aplasie artérielle découverte parM. Lancereaux. C'est la thèse de M. Poillot (1891), puis une observation de M. Lancereaux publiée dans une de seg cliniques {Gazette médicale de Paris, 1891); un fait de M. Luzet (Archives générales de médecine, 1890) les cas de M. Bouisson (Société anatomique), de M. Pilliet, et enfin la thèse de M. Mosgofian, (Paris 1893), qui relate tous les cas observés avant lui.
Notre observation de néphrite chez une chlorotique peutelle être rapprochée de ces faits? Non, pas d'une façon absolue, croyons-nous. Disons tout d'abord que les 17 observations d'aplasie artérielle rapportées par M. Mosgoôau se rapportent pour 7 d'entre elles à des hommes. Les 10 autres cas se rapportent à des femmes jeunes, il est vrai, mais dans tous les cas la lecture des observations n'impose pas le diagnostic de chlorose. L'aplasie artérielle qui peut être cause de la chlorose peut l'être aussi d^'une néphrite de forme spéciale, mais ces deux produits d'une même cause ne paraissent pas liés l'un à l'autre d'une manière indissoluble.
Déplus, dans les cas de néphrite par aplasie artérielle, la marche de la maladie est différente de ce qu'elle a été chez notre malade. C'est toujours une néphrite qui a la marche et les allures d'une néphrite chronique interstitielle avec urines claires, abondantes, phénomènes d'anasarque rares et terminaison par syndrome urémique.
Les lésions sont des lésions scléreuses très anciennes, les reins sont toujours extrêmement atrophiés, parfois complètement ratatinés. Cette sclérose paraît avoir un point de dé-