CONCLUSIONS PARTICULIÈRES
. I. — Le syndrome utérin appartient au tableau clinique des lésions annexielles, à la condition qu’on en élimine les modifications de nature et de quantité des excreta utérins.
IL. — Les écoulements utérins, non plus que les troubles des règles ne paraissent pas liés aux lésions des annexes.
IT. — II y a lieu de distinguer dans les lésions inflammatoires des annexes, celles qui ne sont pas des complications banales, et celles qui sont l'indice de processus morbides différents.
IV. — Au premier ordre appartiennent : les exsudats néo-membraneux du péritoine pelvien, péri-salpingite et péri-ovarite, adhérences, et les conséquences plus ou moins directes de ces exsudats, dég'énérescences de l'ovaire, grossesses ectopiques, hématocèles pelviennes.
V.—Ily a deux processus inflammatoires bien caractérisés qui atteignent l'utérus et ses annexes. Ce sont :
L'infection par les microbes communs de la suppuration, et l'infection gonococcique.
VI. — Dans l'infection par les microbes communs du pus, rentre l'infection dite puerpérale, nommée ainsi à tort, parce que ce qualificatif semble indiquer une intoxication spéciale, tandis qu’il n'indique absolument qu'une date. — C'est une infection « commune » survenue à l’occasion d’une plaie spéciale,
VII. — Les deux processus, isolés le plus souvent, l'infection commune et l'infection gonorrhéique, s'associent parfois sous des formes que nous ne connaissons pas encore exactement. On donne à cette association le nom d'infection mixte.
VIII. — En dehors de cette association, l'infection strepto-staphylococcique mérite absolument d’être appelée « commune », puisqu'outre la nature de l'agent virulent, elle a encore de commun avec l'infection d’une plaie quelconque sa marche : localement elle peut provoquer la formation de collections purulentes dans le tissu cellulaire, comme elle peut provoquer l'infection généralisée dans ses deux grandes formes, la septicémie et la pyohémie. |
IX, — L'infection gonorrhéique semble de plus en plus être l'origine habituelle des annexites.
X. — Elle se propage exclusivement en surface, par continuité des muqueuses. Elle semble souvent guérie alors qu’elle ne l’est pas, mais elle laisse habituellement des stigmates longtemps reconnaissables.
XI. — Quand de l'utérus elle gagne les trompes elle est généralement bilatérale, et la stérilité est sa conséquence habituelle.
XII. — Anatomiquement la lésion ovarienne subséquente, paraît être secondaire à la pelvi-péritonite néo-membraneuse, qui est ellemême un retentissement de la salpingite.
XIIT. — En présence d'une lésion annexielle, quand l'intervention chirurgicale est imposée il y a lieu de poser les trois diagnostics suivants :
Uni ou bi-latéralité des lésions ?
Adhérences péritoniques ?
Virulence du liquide s’il en existe ?