CONCLUSION GÉNÉRALE
La première des conclusions, qui nous l’espérons ressortira de notre travail, la plus juste, et par conséquent la meilleure sera celle-ci.
On admet trop aisément que le diagnostic des affections des trompes et des ovaires est difficile. Partant de cette idée, toutes les fois qu'il n’est pas évident, on a une tendance à se retrancher derrière un mot, « annexite, oophoro-salpingite, salpingite..., etc. » qui dispense d’un effort préjugé inutile, parce qu'on le craint incertain dans ses résultats ; parce qu'on posséde, pour parer plus où moins complètement à cette insuffisance, d’admirables moyens de traitement, la laparotomie et l'hystérectomie.
Partant de cette incertitude, il est juste, il est naturel au moins, qu'on soit laparotomiste ou hystérectomiste. C'est à tort. Il faut par tous les moyens possibles chercher à préciser le diagnostic.
Dans quelle mesure y arrivera-t-on ? Quels sont les moyens dont nous disposons ? Quels signes peut-on rencontrer ? Comment doit-on les interpréter ? Loin de nous la pensée que nous avons répondu à ces questions Notre travail est une modeste ébauche. Il faut, disons-nous, préciser le diagnostic autant que faire se pourra, parce que, de la connaissance de la lésion, découlera le choix de l'intervention :
On fera une laparotomie quand elle sera indiquée, une hystérectomie quand celle-ci sera préférable, etsi l'on a des tendances personnelles, elles ne devront se faire jour que dans les cas plus ou moins nombreux où les deux voies semblent également satisfaisantes ; ces cas prouveront une seule chose, « c’est qu’il y a plusieurs moyens de bien faire ».