‹ Du Choix De L'intervention Dans Les Affections Des Annexes De L'utérusChapitre 8 sur 38 · RON · texte numérisé non relu

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ainsi d’ailleurs que l’ensemble des phénomènes nerveux. Dans une note (1) M. Pozzi rappelle un épiphénomène curieux des lésions pelviennes ; M. Potain (2) a signalé que de simples fluxions ou irritations ovariennes et péri-ovariennes peuvent par action réflexe retentir sur les plèvres. Lasne, thèse, Paris, 1887. |

L'état général des malades, est surtout ici modifié par la situation sociale ou, plus exactement, par la possibilité ou l'impossibilité du repos. La fatigue, la misère, la suppuration des lésions, les poussées aiguës répétées, conduisent les malades à un état de cachexie qui peut se terminer par la mort. Je devrais dire qui se terminait autrefois, car un élément est intervenu en effet, qui a modifié cette terminaison : l’ablation des parties malades, opération de plus en plus bénigne.

Directement, c'est aux annexites suppurées qu’appartiennent l’élévation de la température, les accès fébriles du soir et de la nuit.

Mais je ne peux pas quitter cette question de l’état général sans rappeler qu'il n’est pas rare de voir, immobilisées d'ailleurs sur leur lit de repos, des femmes atteintes de lésions utérines graves, avec nombreux foyers purulents qui jouissent en apparence de la meilleure santé et acquièrent dans ces circonstances un embonpoint qu'elles n'avaient jamais eu.

$ 4. — Phénomènes utérins qui ne sont pas directement liés aux annexites.

Sous ce-titre je place :

Les catarrhes utérins;

Les ménorrhagies ;

Les métrorrhagies;

L'aménorrhée et la dysménorrhée.

Les catarrhes utérins sont souvent englobés sous les noms impropres de leucorrhée ou pertes blanches, mais à tort, puisque ces excréta, outre le sang, comprennent les mucosités sanguinolentes, purulentes jaunes ou verdâtres, le pus véritable, et enfin les sécré-

tions transparentes qui n’ont d’anormal que leur abondance.

(1) Loc. cit. note, p. 687.

(2) Ass. française pour l'av, des se. Rouen, 1883.

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