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neur la réservant aux rétroversions mobiles et l’associant dans certains cas à une cure radicale de hernie concomitante ou à une appendicectomie.
Mais ce procédé, s’il n’est pas dangereux et s’il n’exerce aucune influence sur la grossesse et l'accouchement, est le plus souvent insuffisant. Enfin, il est aveugle, aucun contrôle du redressement et des lésions annexielles n’est possible et l'absence de toute exploration intra-péritonéale, ne permet pas de détruire éventuellement des adhérences fixant la rétroversion.
« Le raccourcissement extra-péritonéal a surtout vécu de la crainte qu’a inspirée longtemps la laparotomie » (Forgue).
Mais les progrès de l’asepsie, le caractère aveugle de la manœuvre inguinale et son insuffisance devaient attirer
l’attention des chirurgiens sur les ligamentopexies hautes.
LA LIGAMENTOPEXIE ABDOMINALE
Elle comprend les plicatures simples, les plicatures avec suture utérine, les inclusions pariétales.
Les procédés de raccourcissement intra-péritonéal, sans fixation pariétale se font selon deux techniques différentes :
19 La simple plicature des ligaments ronds à la partie moyenne (procédés de Wylie et de Ruggi) ;
20 La plicature des ligaments ronds à leur terminaison avec suture à l’utérus, au niveau de sa face antérieure et de ses cornes (procédés de Bode, Polk, Dudly).
Les ligaments ronds sont le plus souvent raccourcis de-
vant l’utérus, dans le cavum anté-utérin.
Ne
Procédé de Wylie. — Wylie pratiqua la première ligamentopexie au début de l’année 1886 et publia son procédé en mai 4889 (Thèse Landron, 1900). La plicature était bilatérale. Chacun des ligaments, saisi à la partie médiane, entre pubis et corne utérine, attiré dans la plaie abdominale est coudé selon un angle à sommet externe ; sur sa face interne, il est « raclé », avivé, dénudé de son revêtement péritonéal, et trois soies, chargeant une grande épaisseur du ligament traversent les deux chefs ; la ligature est peu
serrée pour éviter de « couper ou blesser les tissus ».
Procédé de Ruggi. — Cet auteur qui pratiqua la ligarnentopexie à la fin de 1886 a contesté à Wylie, la priorité de son mode opératoire, si bien qu'il est souvent dénommé : Procédé de Wyle-Ruggei. Il ne diffère du précédent que par un surjet au catgut double et entrecroisé adossant les deux branches de l’angle du ligament et tenant lieu des trois fils de soie séparés.
C’est avec quelques variantes que Monprofit a vulgarisé
ce procédé en France.
Procédé de Bode. — Le lhigament rond pincé à quelques centimètres de la corne utérine est fixé par un fil à cette corne puis coudé en dedans, il offre un angle dont l’ouverture se présente vers l’extérieur, contrairement aux deux techniques précédentes.
Procédé de Mann. — Le raccourcissement porte sur les parties externe et interne des ligaments ronds. Après
réduction de la rétroflexion, deux pinces divisent le liga-
=; Ce
ment en trois portions égales ; au niveau de la pince interne un fil traverse successivement le ligament et la corne utérine ; un second fil rase la pince externe et traverse la paroi abdominale au point où le ligament rond aborde l’orifice inguinal profond.
Les deux fils sont noués, le ligament se raccourcit et la