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Du choléra-morbus

En livrant au public le résultat de mes recherches sur le Choléra-morbus , je cède à ce que je crois un devoir ; puissé-je voir accueillir favorablement mes idées dont la nouveauté sera peut-être pour plusieurs médecins une cause de réprobation 1

Ce n’est point une opinion hasardée que j’émets sur cette maladie; ceux qui me liront la trouveront fondée sur les lois de l’anatomie, de la physiologie et sur les phénomènes pathologiques, confirmée par l’autopsie cadavérique, conforme à l’observation , et appuyée par tous les faits recueillis et publiés jusqu’à ce jour.

Celte opinion que , durant le séjour que je viens de faire en Angleterre, j’ai souvent professée en présence des médecins les plus distingués de Londres, dans des réunions composées des praticiens qui s’occupaient le plus activement de cette épidémie ;

Cette opinion que j’ai, depuis mon retour

à Paris , soumis à mes anciens maîtres et a mes confrères auxquels je suppose plus d’habitude et de connaissance des maladies; celte

opinion n’ayant jusqu’à présent rencontré aucune objection solide, aucun contradicteur, je la livre à la publicité.

Si cette opinion est adoptée, j’aurai la satisfaction d’avoir contribué à mettre les médecins sur la voie de la vérité; si elle est repoussée, c’est qu’on aura trouvé quelque chose de plus

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satisfaisant. Dans l’une , comme dans l’autre circonstance , je devrai des reinercîmens à ceux qui me feront l’honneur de me communiquer des raisons ou des faits , soit pour combattre cette théorie, soit pour l’appuyer.

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