CONCLUSIONS
1° Le chondrome des os de la main est le plus fréquent de tous les chondromes ; il s’observe le plus souvent dans le jeune âge et peut débuter dans la première enfance.
Dans quelques cas il était congénital.
2° Il reconnaît des causes prédisposantes et des causes occasionnelles.
La cause occasionnelle la plus fréquente est le traumatisme, qui a paru jouer le principal rôle dans bien des cas.
La cause prédisposante est probablement un trouble dans l’évolution du squelette résultant soit de la nonossification de certaines parties du cartilage primitif, soit dans la production anormale de cartilage aux dépens de la moelle osseuse ou du tissu conjonctif du périoste.
3° Le trouble d’évolution du squelette a paru même, être quelquefois la seule cause de production de chondromes. Dans bon nombre de cas, en raison de la multiplicité des tumeurs et de l’absence de tout traumatisme,
on ne peut s’empêcher de considérer le chondrome comme une maladie de développement.
4° Dans deux observations, le chondrome a été accompagné d’autres lésions que Ton considère généralement comme dystrophiques (hypertrophies congénitales, nævi).
Dans Tune des observations le traumatisme est intervenu directement pour amener la production d’une tumeur, mais il est difficile de voir en lui autre chose qu’une cause seconde et de ne pas rattacher à une même cause première les lésions diverses apparues de très bonne heure et le chondrome apparu plus tardivement.
5° La tuberculose, la syphilis, les grandes diathèses, les infections, ont été rarement observées ; il en est de même du rachitisme. Nos deux observations sont négatives quant aux causes mêmes du rachitisme (troubles gastro-intestinaux du premier âge),
6° Le chondrome est une affection bénigne dans la grande majorité des cas ; toutefois, lorsqu’on est én présence de tumeurs multiples, quand, sous l’influence dé causes banales, ou sans cause, de nouvelles tümeürs apparaissent et que l’affection manifeste une tendance à se généraliser dans le squelette : — quand ràccroissement des tumeurs est rapide, l’afféctioli peut être considérée comme grave.
Dans tous les cas il importe de formuler son pronostic avec la plus grande réserve.
7° Le traitement est chirurgical, il consiste dans l’unç des trois méthodes suivantes :
Ablation simple de la tumeur, ablation suivie de curettage ou d’évidement, amputation ou désarticulation.
Bien que l’ablation ait donné des résultats excellents, les caractères physiques de la tumeur et l'état de l’os sur lequel elle s’est développée rendront bien souvent l’amputation nécessaire.
Vu par le doyen :
DEBOVE.
Vu : Le Président de la thèse.
TILLAUX.
Vu et permis d’imprimer :
Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,
GREARD.
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