‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 107 sur 210 · Cf. ci-dessus, chap. MIL · texte numérisé non relu

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médite les nécessités de la discipline. Elle écarte sans défaillance l'idéalisme suspect et les vérités inopportunes, et les relègue en quelque monde désintéressé ou chimérique. Pour l'instant, elle ne fait encore que la police de son domaine i^"*.

Mais ne faut-il pas des fictions et des rêves, qui mêlent un enthousiasme d'espoir ou d'orgueil à la rigide besogne d'une vie sans sourire? — Soudain, la religion et le savoir se ranimeront, au service de l'Etat : croyance et « raison » adhèrent à cette volonté maintenant sûre d'elle-même. Un souffle mystique, émané du protestantisme encore, traverse le XVIII^ siècle finissant. Mais c'est précisément l'idéalisme du siècle qui lui prête sa féerie prestigieuse. Tandis qu'en France une Révolution triomphante invoque la fraternité des peuples et nomme r « humanité » comme un évangile, l'Allemagne rêve autrement d'un Etat qui serait l'univers... à condition que l'univers soit lui-même ^^^.

Dans la première partie de cette formation, l'Etatisme ne prétendait qu'à la domination de l'Allemagne protestante. Désormais, il se prendra pour la conscience du monde civilisé.

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