‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 109 sur 210 · Cf. chap. IV- VI · texte numérisé non relu

Cf. chap. IV- VI

2oO DU CHRISTIANISME AU GERMANISME

L'Etat ne tolère point un séparatisme néfaste. La discipline consiste donc à juxtaposer, sans qu'elles se nuisent, trois attitudes dissemblables. Pratiquement, le « besoin » commande : alors la théorie et le rêve restent libres eu leurs domaines, au prix d'une obéissance « extérieure ». Les actes et le langag-e du fonctionnaire sont sujets à l'obligation ; en écliange, la pensée ou la croyance gardent leurs droits pour elles-mêmes.

Ainsi, le partage de la conscience était une première solution. Mais rien ne vaut un parfait accord. Une volonté assez violente pour imposer respect aux opinions comme aux espoirs, ne donne qu'une discipline sans conviction ni enthousiasme. X'est-il pas à souhaiter que le savoir et la foi reviennent de leur exil ?

Si l'Etatisme, cette autorité qui arrêta l'Allemagne encline aux séductions du siècle, fait appel désormais à la raison comme au rêve, au lieu de les bannir, quelle ne sera pas la force du Germanisme futurs;

Telle est la singulière synthèse que nous exposons dans cette troisième Partie. Le rationalisme et le mysticisme, d'abord mis à l'écart des nécessités de l'action, comme tendances dissidentes, se réveillent soudain d'accord avec l'Etat, qui devient tout ensemble Science et Religion ^.

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