‹ Du christianisme au germanisme; l'évolution religieuse au 18e siècle et la déviation de l'idéal moderne en AllemagneChapitre 187 sur 210 · Id., p · texte numérisé non relu

Id., p

ont a mis de nouveau l'armée prussienne en harmonie avec la nouvelle Culture, et imprimé à l'organisation militaire allemande, à tout jamais, le caractère d'une sérieuse culture... » ^^s^

Ainsi s'est préparé le relèvement de la Prusse, comme le reconnaît Treitschke, avec un nationalisme clairvoyant en l'espèce. Continuons à citer ses paroles, doublement instructives : car elles confirment notre opinion sur les résultats immédiats de la Culture « pratique », et c'est un Allemand, apologiste du Germanisme, qui défend ces origines... Dans la Prusse orientale en particulier, écrit-il, « les hommes cultivés ^^^, notamment les fonctionnaires, étaient depuis longtemps familiarisés avec les libres théories morales et politiques, qu'avaient répandues depuis des années les deux maîtres les plus actifs de l'école supérieure de Konigsberg, Kant et Kraus qui vient de mourir. » — Schon, « totalement pénétré des idées de Kant », était a à maint égard un fidèle représentant de la nature fière, libre, de la pensée féconde de la Prusse orientale » 1-0 ; Boyen, de son côté, « était un homme de la Prusse orientale, sérieux, fermé, qui s'était assis aux pieds de Kant et de Kraus, et se trouvait aussi, comme poète, en relations actives avec la littérature nouvelle » m. — « Tout cela », lisons-nous plus loin, « était puisé à la source de la nouvelle Culture » : tout cela, « si fervent et pourtant calculé habilement pour les besoins politiques de l'instant » 112, Xoiis reconnaissons ici le principe même du mysticisme « pratique » du XVIII^ siècle. —

Page 1