Hegel, op. cit.. id., p
165. Josef Ludwig reimer, Grundziige deutscher Wiedergeburt, 2. Aun. Leipzig, Thuringische Verlagsanstalt, 1906, p. 79.
166. Rappelons-nous, en effet, que les artisans de l'Etatisme au XVIIP siècle recommandaient de ne point « raffiner -> sur la vérité, mais de maintenir la Discipline au prix du mensonge.
LA (( CULTURE » ET LE GERMANISME o55
férule qui corrige et guérit toutes ces dégénérescences... » i^~. Alors l'on prêche, simultanément, a l'épanouissement de la force et de la culture germanique » ^^^. Et l'on proclame vis-à-vis de la Pologne : « Il y a un ennoblissement de l'idée de force, une sanctification de la loi de nature, qui constitue en même temps un devoir » i^^. . . Etats faibles ou menacés, méditez ce nouveau droit des gens... Dans la guerre, l'Etat fort ne révélera-t-il pas par son triomphe « la Raison de l'histoire ? i"**^ » Et Ton invoquera le destin : « L'incorporation des nouvelles provinces en l'Etat prussien adviendra tôt ou tard, car elle réside dans la nature des choses... »i~i.
Je veux: donc l'univers, Dieu, l'humanité, veulent avec moi. Et, de par la divine « raison » de notre « besoin », notre loi devient la loi des autres. « Si la conviction vient aux Prussiens, que les vieilles frontières, le vieil état de choses ne suffit plus, que la Force que nous sentons en nous a besoin de plus larges espaces et d'un libre mouvement, alors nous prendrons de gré ou de force ce dont nous avons besoin... Ceci n'est pas une menace, ce sera une nécessité pour nous et une nécessité pour ceux que nous contraignons, et ce sera pour cette raison notre bon droit » ^'^^. — Au centre, « notre Etat, ce que
167. Fr. Lange, Reines Deutschtum, 4. Aufl. BerUn, 1904, p. 160.
168. Der Verein fur das Deutschtum im Ausland und seine Aufgaben. — Dans : Das Deutschtum im Ausland. Berlin, Juni 1909.
169. Das Deutschtum im Auslande, Monatsblatt, avril 1907. — Br. CLEMENT, Liegnitz. Was verdankt der schlesische Boden dem Deutschtum ?
170. Friedenshoffnungen, 25. Seçt. 1870 (Preuss. Jahrbûclier, Bd. 26. S. 491 ff.); cf. dans : Trettschke, Zehn jahre Deutscher Kdmpfe, 3. Aufl., Theil 1. Berlin, 1897, p. 377.
172. Gustav Freytag, Preussen und Devtschland. Betrachtungen eines Slochpreussen. Grenzboten fSi9, Nr. 6. — G. Freytag, Gesammelt^ Werke, 2. Aufl., 15. Bd. Leipzig, Verlag von S. Hirzel, 1897. p. 84.
3o() DU CHRISTIANISME AU GERMANISME
nous avons de suprême sur terre » ^'^^, « l'Etat allemand, dans lequel est Raison » ^'^^ : V « Etat », où le pliilosophe mystique réunissait la « Science » avec la Religion i"^.
Il en résulte une loi : l'appétit de ces volontés. Elle s'impose à Dieu, elle s'impose au monde : Car pourquoi distinguer ? La providence nouvelle, « Raison » et « Xature » ^~^, s'appelle Germanisme, parce qu'il veut... Ainsi va le destin : « Du Christianisme au Germanisme » ^'^''.
Mais on ne commande pas à la vérité, non plus qu'on ne contraint l'Idéal. Vous ne sortirez point de cette impasse : parce que vous avez arrêté votre a vouloir » à une conception de l'univers, il ne vous reste qu'à arrêter l'univers à vous-mêmes. Yous n'irez pas, librement, largement, avec la triomphante beauté de l'intelligence généreuse, audevant des hommes. Car votre a Culture » n'est pas compréhension, mais vouloir. Alors il faut que le monde entier, que la Nature vienne à vous, ou bien vous aurez tort. Ceci vous pousse à la violence ! Il faut que le monde soit victime du Germanisme, pour que le Germanisme soit « vrai ».
173. G. Freytag, Grenzboten IH70, Nr. 41. Gesamm. W., Id., p. 429.