Allgemeine Litterarzeitung, 1785, Nr. 227, vom 24. Sept
93. Id., 5. Ed., 1785, Januar. 7. Beitrag zur Geschiclite jetziger geheimer Proseljt^nmacheiei, p. 61.
employer à des missions. Ceci semble incroyable à la grande majorité des protestants. Et pourtant ces choses sont vraies, autlientiquement vraies! » — Un tliéologien protestant, membre de la « Société allemande de la pure doctrine », s'est permis de publier une justification de la messe catliolique. La « Revue mensuelle de Berlin » le dénonce. Cet homme est Dreykorn, diacre à l'église Saint- Jacques de Nuremberg, il a fait imprimer un avis sur la « Société » suspecte : or, « la vignette du titre était fort semblable à un emblème jésuitique ». Peu après, parut encore une œuvre inquiétante : « la messe du catholicisme romain, en latin et en allemand... expliquée impartialement et sans détours, conformément au sens évangélique de la première Eglise chrétienne » I D'abord, on prit l'auteur pour un catholique ; mais un compte rendu éclaira les choses, « du vrai point de vue ». Dreykorn, qui vante ailleurs « la grandeur de Marie », est décidément coupable. « L'invocation superstitieuse des saints, la vénération des reliques... l'adoration de l'hostie, tout ceci n'est pas seulement excusé par l'auteur, mais réellement approuvé »9^.
Le libraire Nicolaï '^^ dénonçait en même temps les « missionnaires publics » du catholicisme et ses « secrets émissaires » ; et aussi l'oppression hiérarchique, la bigoterie, la superstition, qu'il n'a eu a que trop fréquemment l'occasion d'observer » dans ses voyages à travers une partie « de trois pays entièrement catholiques, l'Autriche, la Hon-
94. Id., 7. Ed., 17S6, April. 3. Ueber die Vertheidigung der Katholischen Messe von einem protestantischen Theologen und MitgUede der Gesellschaft der reinen Lehre, p. 324-327.
95. Fr. NicoLAf, Besrhreibung einer Reise diirch Deutschland und die Schweiz, im Jalire /7S/,5. Bd.,Voriede. Berlin, 1785, p. vu
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grie et la Bavière » ^^. Qu'une foule de gens ^"^ « aient du penchant pour d'obscurs sentiments religieux, pour le piétisme, le lavatérianisme^ le lierrnliutisnie, le mysticisme, le visionnarisme : monsieur Garve ne saurait pourtant le nier... Or, là où l'intelligence est obscure, et où des notions déraisonnables trouvent encore l'approbation, là le papisme, qui en vérité n'est fondé que sur l'esprit de ténèbres et la déraison, peut très c^Dmmodément reprendre place ». — Dès lors, les Jésuites étaient partout. Le protestant Balirdt ^^, libéral jusqu'au 0 naturalisme » et ami des « lumières » autant qu? quiconque, n'a pourtant que de l'ironie pour la fameuse campagne de Xicolaï, et, comme dit notre humoriste, sa chasse à l'obsourantisme et au jésuitisme. L'origine de la mode des perruques et son extension, lisons-nous ailleurs ^9^ seraient donc l'œuvre des Jésuites, soucieux, sans doute, de cacher leur tonsure ? De plus, Nicolaï ^^ rapporte qu'à Vienne, « de même qu'en beaucoup d'autres villes catholiques, les parents aiment à habiller leurs enfants de costumes monacaux, qui s'inspirent de tel ou tel Ordre qui leur est cher : (.n voit souvent ainsi des petits Jésuites, des petits Bénédictins ou des petites Carmélites sur les bras des bonnes d'enfants ». Or « n'allez pas croire », disait assez plaisamment le roman anonyme ^^^, sur le ton de Xicolaï, « n'allez pas croire que ceci n'a lieu qu'en des pays catholiques : même parmi nous ils ont