‹ Du climat de l'ÉgypteChapitre 23 sur 77 · DIFFÉRENCE · texte numérisé non relu

DIFFÉRENCE

Maxima.

Minima.

Maxima.

Minima.

Janvier

Février.. . .

Août

Septembre.

Octobre . . .

Novembre. .

Décembre..

Moyenne

de Tanné

La hauteur barométrique que les observateurs donnent comme moyenne annuelle du Caire oscille entre 760 millimètres,qui est la moyenne obtenue par Destouches, et762mm348, qui est celle de Russegger, tandis que les observations de Coutelle nous donnent 76imm,3/L En rapprochant ces nombres, et en prenant la moyenne, on a 761™™, 27, résultat à peu près identique à celui de Coutelle. Mais, comparativement à la pression atmosphérique d'Alexandrie, où nous avons trouvé

pour moyenne annuelle 7r>9mra,4o, les données que nous venons de signaler pour le Caire, qui est à la fois à une plus grande hauteur au-dessus du niveau de la mer, et qui a une température plus élevée, sont évidemment trop fortes; cela dépend évidemment de ce que les corrections relatives à l'inégale dilatation n'ont pas été faites. Aussi, en ramenant à zéro les moyennes annuelles ci-dessus, en admettant 22°pour température moyenne de l'année , nous obtenons , par le calcul, pour la pression moyenne de Russegger, 759"™, 78; pour celle de Coutelle, 758mm,64, et, pour celle de Destouches, 757mm,3o; puis enfin la moyenne de ces trois observations devient 758mm,57- Ces résultats nous semblent du moins conformes aux données de la science, ainsi qu'à celles que nous possédons d'ailleurs sur l'Egypte.

Ceci étant admis, nous ramènerons dorénavant à o°, en les comparant entre eux, les résultats des observations que nous venons de citer.

Ainsi le maximum de pression, suivant les observations de Coutelle, est de 769™™, 75 ; il correspond au mois de janvier; le minimum tombant en mars est de 75imm,oi; la différence la plus grande entre les pressions extrêmes, calculée sur ces données, peut donc aller jusqu'à i8mm,74- Il résulte d'ailleurs de toutes ces observations que les plus fortes pressions correspondent aux mois d'hiver, à décembre, janvier et février; qu'à partir de ce mois la pesanteur de l'air diminue jusqu'en juillet ou en août, pour recommencer ensuite à augmenter. Dans les observations de Destouches, comme dans celles de Coutelle, la pression maximum des mois de l'année tombe en janvier; mais si, pour ce dernier, elle est de 762°"", 87; elle n'est que de 76 1 mm,47 suivant les observations de Destouches.

Le mois dont la pression moyenne est la plus faible, suivant Coutelle, est juillet, qui donne pour hauteur moyenne de la colonne barométrique 753mm,27; Destouclies a obtenu, pour ce même mois, 754mm,i2. Les variations mensuelles, pour ce dernier observateur, sont moins considérables que pour Coutelle : tandis qu'elles ne dépassent presque jamais 3 millimètres d'un mois à l'autre, suivant le premier; elles s'élèvent, en moyenne, à 3 et 4 millimètres d'après le dernier. Ce sont surtout les différences qui indiquent les plus grandes amplitudes de la colonne barométrique de chaque mois, qui varient suivant les saisons; en été, elles ne s'écartent que fort peu de la moyenne de 4 à 5 millimètres ; en hiver, au contraire, elles s'élèvent jusqu'à i4et même i5 millimètres. Au Caire, comme à Alexandrie, le khamsin amène, à certains jours des mois du printemps, des oscillations barométriques diurnes qui, souvent, atteignent 3 et 4 millimètres. Mais, en dehors de ces grandes perturbations, les variations diurnes sont peu considérables. Il n'est pas possible de les calculer avec rigueur, ni d'après le journal de Coutelle, ni d'après le relevé des observations de Destouches, ni d'après les faits incomplets de tous les autres observateurs que nous avons pu consulter. Nous devons donc nous borner à faire remarquer les variations barométriques si sensibles en hiver, et en conclure que le climat de cette ville n'est pas plus constant, quant à la pesanteur de l'air, que par rapport à la température.

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