‹ Du climat de l'ÉgypteChapitre 46 sur 77 · US · texte numérisé non relu

US

QtJ

wîoscocDOto^rt^

.-.um.iMilt

CN b-

us

©lOTTOtNes-^- CD»J5iO»J0CÛCD^OCC

• ai

• ja

en

; eu

en

eu

tn eu a

fa

CQ

S eu

ce o

H iz

> tfi £

ça

Quelles que soient les lacunes qu'on trouve dans le tableau ci-dessus, il résulte cependant de nos recherches que, dans ces stations d'hiver, la pression atmosphérique est plus forte dans la saison froide que pendant toutes les autres époques de l'année; que, si l'on pouvait ajouter une confiance entière à ces données d'origines si diverses, on serait loin d'en obtenir des moyennes comparables, même dans les différents ports de mer, même dans des localités voisines, telles que Hyères et Nice. Ainsi, dans la première de ces villes, la pesanteur moyenne annuelle de l'air dépasse de 4mm,Gi celle de Nice. La différence entre les moyennes de Palerme et d'Alger est bien plus considérable encore, car la pression moyenne annuelle de cette dernière station est supérieure de 7mm,85 à («lie de la ville sicilienne ; mais elle est peu différente à Venise, à Madère et à Alexandrie, quoiqu'elle soit inférieure dans ces trois stations à la moyenne d'Alger, et surtout à celle de Rome et de Naples qui diffèrent peu entre elles.

Si nous considérons les écarts entre les pressions atmosphériques extrêmes des maxima et des minima, nous voyons que l'amplitude de ces oscillations suit à peu près celle que nous avons constatée, quant à la température, dans ces diverses localités.

Pour ne parler que des principales stations sur lesquelles nous avons des données un peu précises, nous voyons que les variations les plus grandes s'observent à Palerme et à Nice; qu'elles sont moins marquées à Madère et à Hyères ; qu'elles sont surtout peu considérables à Alger et à Alexandrie. Toutefois, dans cette dernière station, comme dans toutes les autres de l'Egypte, les variations barométriques deviennent extrêmes sous l'influence des vents de Sud, qui se montrent dans toute

la vallée du Nil, à partir du mois de février déjà. Alger, qui se trouve à l'abri des vents chauds du Sud, par les sommets élevés de l'Atlas, doit naturellement subir des perturbations atmosphériques moins brusques ; aussi trouvons-nous dans les mois d'hiver des différences moins grandes dans cette ville que dans le port égyptien, et moins grandes même qu'à Madère. D'un autre côté, tandis qu'à Nice les variations barométriques atteignent jusqu'à 34 et même 3o,mm, elles ne s'élèvent à Alger qu'à 4mm, en été, et à 20nlm et 25mm, pendant les mois d'hiver; elles n'arrivent même à cet écart maximum que trèsrarement et seulement dans le mois de janvier. Ces différences sont, en outre, moins considérables à Alger qu'à Madère, où nous voyons, d'après les observations de M. Barrai, les oscillations les moins amples de la colonne barométrique ne pas descendre cependant au-dessous de 1 2ram, tandis que les plus amples, qui se remarquent aussi en hiver, vont jusqu'à 2C)mm. Ces écarts sont même portés plus haut, d'après des observations antérieures, puisqu'elles s'élèvent, suivant Heberden, à 35mm,57,et mêmeà 38mm, d'après Heineken. En Egypte, la différence entre la plus haute élévation et le plus grand abaissement de la colonne barométrique varie, suivant les différentes régions ; ainsi, à Alexandrie, elle s'élève encore à 28rara,g5, presque autant qu'à Madère et sensiblement plus qu'à Alger. Ces variations sont surtout plus prononcées en hiver; notre tableau ci-dessus prouve qu'elles sont plus sensibles à Alexandrie qu'à Alger, mais moins qu'à Madère, pendant les mois de décembre, janvier, février et mars; elles s'élèveraient même à près de 20mra au Caire, s'il était permis d'extraire ces données des documents de la commission scientifique de l'expédition française. Les observations pins

récentes faites au Caire ne sont pas de nature à pouvoir éclairer cette question. Dans la haute Egypte, les données moyennes mêmes de M. Uhle fournissent une amplitude de i3mm,38, pour l'espace de quatre mois seulement, et nousmême nous avons constaté, dans notre journal, une différence de •20mm,Sç) pendant le seul mois de janvier.

Donc, il résulte de ce parallèle qu'au point de vue de l'égalité et de l'uniformité dans la pesanteur atmosphérique, le climat d'Alger se place encore au-dessus de tous les autres préconisés jusqu'à ce jour. Voyons maintenant comment il se comporte, suivant les oscillations diurnes de la colonne barométrique.

Pour M. Mitchell, qui emprunte ses résultats aux observations du docteurFoley, la colonne barométrique subit, à Alger, des oscillations régulières chaque jour, de manière qu'elle présente une hauteur maximum le matin jusque vers dix heures, et un minimum qui correspond à l'observation du soir, en général, à la lecture de quatre heures. Nous sommes arrivé aux mêmes conclusions, dans la station d'Alexandrie, et nous avons cru pouvoir nous contenter de ces deux termes, mais sans méconnaître toutefois l'existence de deux autres points analogues, correspondant à environ neuf heures du soir et à quatre heures du matin. M. Vivenot rapporte pour Palerme, d'après M. Ragona, des oscillations périodiques diurnes qui correspondent à peu près aux mêmes heures ; puis il emprunte à Cacciatore, pour les lectures des différentes heures du jour, le tableau suivant :

Tabl. XXVII. — Pression moyenne, à différentes heures du jour, suivant sept années d'observations faites à Païenne, par Cacciatore.

MOIS

Janvier

Février.

Mars.

Avril.

Mai.

Juin.

Juillet.

Août.

Septembre

Octobre.

Novembre.

Décembre.

8 h. du ui.iiin.

755,192mn 54,110 34, 590 52,37-2 53,309 54,948 54,595 54,395 54,984 55,055 54,313 54,631

10 b. du matin.

4 h. du soir.

8 h. du soir.

Il ressort même de ce tableau que, pour Palerme, la pression atmosphérique moyenne du jour répond à peu près à la lecture de midi. Pour Alger, le capitaine Humbert a fait, en i854, des observations que M. Mitchell rapporte dans son travail , et d'après lesquelles il résulte que la plus grande amplitude d'oscillations correspond à l'automne ; elle est de imœ,6o, et la plus faible variation (o°,4°) tombe au mois d'avril. Il arrive souvent à Alger, dit M. Mitchell , que la moyenne de la pression atmosphérique reste complètement la même pendant huit jours consécutifs.

Si nous comparons entre elles les variations diurnes, pen-

dant les divers mois de l'année, à Alger, à Funkal, à Païenne et à Alexandrie, nous obtenons le tableau suivant :

Tabl . X X V 111 . — Variations diurnes de la pression atmosphérique

dans les stations suivantes :

MOIS

ALEXANDRIE

Différence moyenne

des mois successifs

Page 1