A PALERME
7 heures matin.
2 heures soir.
Différence
en
faveur
du matin.
Différence
en
faveur
du soir.
Janvier . . .
Février . . .
Juillet ....
Septembre.
Octobre . . .
Novembre .
Décembre.
D'après ce parallèle, les variations barométriques diurnes les plus faibles s'observeraient à Palerme ; elles seraient légèrement plus sensibles à Alexandrie, un peu plus encore à Alger et plus encore à Funkal. Et, dans toutes ces stations, les oscillations barométriques sont plus prononcées pendant les mois d'hiver que pendant ceux des autres saisons ; cependant les écarts extrêmes sont presque deux fois plus forts
dans la ville sicilienne qu'à Alger et à Alexandrie. Ce sont surtout les brusques changements, qui surviennent dans l'air, qui sont nuisibles à la santé, et, sous ce rapport, Alger l'emporte, par l'égalité de son climat, sur les autres stations. En effet, M. le professeur Andral et M. Martins, deux autorités également compétentes, ont déclaré depuis longtemps que c'est dans l'uniformité et la constance des climats qu'il convient de chercher du soulagement pour certaines classes de malades et notamment pour les phthisiques. Si l'on admet avec M. Martins et M. Pouget que, toutes autres conditions étant égales d'ailleurs, les quartiers d'hiver où. la pression de l'air est la plus grande méritent aussi le plus notre préférence, la station d'Alger doit passer évidemment comme étant supérieure à toutes les autres. (Voir Tabl. XXVI.) Suivant M. Mùhry (i), c'est, au contraire, l'air raréfié qui convient le mieux aux phthisiques; il soutient que la phthisie diminue avec la pression atmosphérique, et il préconise, comme moyen hygiénique pour les malades, le séjour dans des localités montagneuses, élevées au moins à 1 200 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ce savant climatologiste attribue la rareté de la tuberculose parmi les montagnards à la densité plus faible de l'air, qui nécessite des inspirations plus prolongées et plus profondes et qui, par conséquent, amène une dilatation plus grande de la cage thoracique et des bronches.
Il est vraiment étrange que des ouvrages qui traitent de climatologie basée sur la physique du globe négligent les phénomènes dépendant de la pesanteur atmosphérique ; c'est là une lacune bien regrettable, que nous avons constatée dans
(1) KUmatologische Untersuchungen. Leipzig, und Erlangen, i858, p. 69.
beaucoup de traités spéciaux et même dans les bien longs chapitres que M. Carrière consacre aux différentes stations d'Italie. Il est vrai, toutefois, que les documents originaux reproduisent souvent d'une manière trop sommaire leurs observations barométriques. Nous avons en la plus grande difficulté, en cherchant à rapprocher les diverses données que nous avons trouvées dans les stations ci-dessus énoncées ; et, en exceptant celles consignées dans les livres de M. Barrai, sur Madère; de M. Mitchell, sur Alger, et de M. Vivenot, sur Palerme, nous n'avons pu enregistrer celles relatives aux autres localités que sous toute réserve. Nous espérons cependant que l'appel du savant météorologiste, M. Martins, sera entendu par tous les observateurs consciencieux, et que, dorénavant, les documents fournis par le baromètre figureront à la place qu'ils méritent d'occuper.
§ III. Parallèle entre la direction des vents dans les différentes stations d'hiver.
L'étude des vents conduit à des résultats différents suivant qu'on en apprécie l'influence dans l'intérieur des continents, dans la partie septentrionale ou dans la partie méridionale du bassin de la Méditerranée, sur la côte africaine ou dans les régions voisines du désert. Ainsi que nous l'avons fait pour la température et la pesanteur de l'air, nous allons placer, dans un premier groupe, Pau, Hyères et Nice; nous séparons de même les autres stations sur lesquelles nous possédons des renseignements tant soit peu précis, ainsi que cela ressort du tableau suivant :
Tabl. XXIX. — Direction des vents dans 1rs stations suivantes :
Direction
ni(
lYENNES
STATIONS