‹ Du climat de l'ÉgypteChapitre 60 sur 77 · MALADIES PRÉDOMINANTES · texte numérisé non relu

MALADIES PRÉDOMINANTES

tri

1859. Juillet 1 .

Fièvres çastro-entériques .

— Août 2.

— Seplemb. 3.

— Novemb. 5.

— Décemb. 6.

1800. Janvier 7.

— Février 8.

— Mars 9.

— Avril 10.

— Mai 1 1 .

— Juin 12.

Fièvres typhiques

Totaux

S'il y a des mois pendant lesquels les fièvres gastro-entériques ne forment pas précisément les maladies prédominantes, dans ces trois principales stations delà haute Egypte, nous voyons cependant qu'elles sont les maladies de beaucoup les plus nombreuses, dans le cadre nosologique d'une année; et, sous ce rapport, elles ne le cèdent nullement en fréquence dans la moyenne et la basse Egypte. En rapportant le chiffre des malades traités pour des fièvres gastroentériques, à la totalité des malades, nous trouvons que, dans l'hôpital de Benisouef, il y a eu ï cas de ces fièvres sur 3,64 malades; dans celui de Siout, i sur 3,38, et, dans celui de Kéneh, i sur 3. 10. Peut-on conclure de là que cette ma-

ladie devient d'autant plus commune qu'on s'approche davantage de la région tropicale? Nous nous garderions bien de nous prononcer quant à présent; il faudra, pour cela, des documents bien autres, et plus complets, et plus nombreux, et surtout plus dignes de foi.

D'après ces tableaux, les fièvres typhiques caractérisées et prononcées figureraient même, dans une proportion notable, parmi les causes de la mortalité dans les hôpitaux égyptiens ; nous devons seulement faire remarquer, à cette occasion, que ces diagnostics offrant peu de garantie scientifique, pour une foule de raisons que nous pourrions énumérer, mais que nous aimons mieux résumer dans cette simple déclaration : les autopsies ne sont plus tolérées dans les hôpitaux égyptiens, depuis que les institutions de Méhémet-Aly sont démolies par ses successeurs les plus immédiats ; elles ne viennent donc plus rectifier, confirmer ou vérifier le jugement porté par le médecin sur son malade. Nous ne perdons' cependant pas l'espoir qu'une administration mieux éclairée ne retourne un peu aux grandes idées du chef de la dynastie actuelle de l'Egypte.

A Alexandrie, les fièvres typhiques sont, par rapport ;i l'ensemble des causes des décès, comme i : 38, o3 ; au Caire même, comme i : 35,85; à Benisouef, les malades atteints de fièvre typhique sont, à l'ensemble des malades de l'hôpital, comme t : 7,58; à Kéneh, ils sont comme i : 8,72; mais, à Siout, il n'y a pas eu cette année-là de fièvre typhoïde. Nous devons ajouter, du reste, qu'il a régné dans les deux villes de Benisouef et de Kéneh, depuis le mois de décembre 1859 jusqu'à la fin de juin 1860, une véritable petite épidémie de fièvres gastro-entériques , se transformant en fièvres ty-

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phoïdes chez plus de la moitié des malades, d'après le rapport des médecins de ces provinces. Ces transformations qui, pour nous, ne sont que des aggravations du type primitif, viennent naturellement à l'appui de l'opinion que nous avons émise, plus haut, sur la nature et la cause de pyrexies des pays chauds (1).

Si, maintenant, nous considérons l'influence du climat de l'Egypte sur les étrangers, à l'aide des documents que nous avons relevés sur les registres de l'hôpital européen d'Alexandrie, pour une période de dix-huit ans, comprise entre i844 et 1861, nous trouvons encore que les maladies prédominantes sont constituées par les fièvres gastro-entériques, comme il ressort, du reste, du tableau ci-joint, dans lequel nous n'avons cependant à comprendre que les maladies les plus communes :

(1) Voir, dans C Union médicale de 1861, nos articles sur le typhus et les fièvres typhoïdes, en Egypte.

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TOTAUX

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