AVAL TER
Les blessures ‘profondes dés parties latérales de cette zone intéressent les fibro-cartilages latéraux soit «directement, ‘soit indirectement par extension des altérations primitivement circonscrités aux parties inférieures du coussinet plantaire. C’est l’origine de certaines nécroses persistantes et progressives connues sous le nom de javarts cartilagineux. Une tuméfaction coronaire äpparaîtra du côté ätteint, la plaie plantaire se transforme en fistule avec un écoulement purulent abondant. La boîterie ést persistante.
Zone moyenne. — Elle a pour limites les zones précédentes.
Les blessures superficielles évoluent comme celles des zones antérieures et postérieures.
Les organes profonds susceptibles d’être lésés dans cette zone sont nombreux ; nous allons envisager les blessures de chacun d'eux pour éviter d’être confus dans notre exposition.
Une lésion de l’aponévrose plantaire fait toujours boîter fortement le sujet; elle est l’origine d’une nécrose de ce tissu tendineux à faible réaction. Cette nécrose a tendance à se diffuser en surface et en profondeur: la douleur augmente jusqu'à entraîner la nullité de l’appui du membre.
La plaie plantaire prend un car actère fistuleux avec un écoulement purulent très sensible. Au contact prolongé de cette nécrose, la gaine petite sésamoïdienne s’enflamme. Nous aurons alors les symptômes de l’inflammation suppurative de cette synoviale.
Les blessures infectées de la petite sésamoïdienne | déterminent une inflammation qui s'oppose à la
cicatrisation de la plaie. On perçoit un écoulement de synovie. Cet écoulement, de citrin et limpide qu'il est, peu après l’accident, prend une teinte safranée, s’épaissit, devient lactescent, et finalement purulent; à ce dernier stade le pus est grumeleux et cailleboté, abondant.
Cet écoulement purulent peut cesser par suite d’une obstruation prématurée de la fistule plantaire; il en résulte alors la formation d’un abcès de la synoviale, qui s’extériorise par une tuméfaction dans le creux du pâturon. Cette complication s'accompagne d’une réaction thermique sensible, 38°5 ou 38°6. La claudication est intense.
Le petite sésamoïde peut être le siège de lésions qui vont de la simple érosion de sa couche diarthrodiale à l’entamure profonde de sa substance. La douleur est excessive. La cicatrisation est lente, car le revêtement cartilagineux de cet os l’expose à s’ulcérer. Le sondage peut nous informer de son état par une sensation spéciale suivant qu'il est revêtu de sa couche diarthrodiale, desséché par la nécrose, ou creusé d’excavations résultant de sa décortication.
Les blessures directes du ligament interosseux amènent une arthrite dont nous exposerons les symptômes. Les altérations de ce ligament, qui sont provoquées par l'extension de la phlogase persistante de la petite sésamoïdienne aboutissent au même résultat. Quelques rares blessures, qui se bornent à la trame de ce ligament, ne sont suivies d’aucune complication articulaire. Ce fait est dû à la vitalité du tissu cellulomembraneux qui unit les faisceaux fibreux du ligament.
Les blessures de l’articulation du pied se traduisent par une arthrite. L’appui est supprimé.
Localement on note un engorgement péri-coronaire, sur lequel apparaissent rapidement des points fluctuants qui se sphacèlent, laissant écouler un pus sanieux. De grands décollements se produisent, et la gangrène, exhalant son odeur caractéristique, peut compliquer ce tableau clinique. L’arthrite suppurée résulte quelquefois de la propagation de l’inflammation suppurative de la petite sésamoïdienne à l’articulation par continuité de tissus.
Les symptômes diffèrent légèrement des précédents; l’évolution de cette arthrite est plus lente.
L'engorgement péri-coronaire est moins aigu; cet engorgement résulte d’une infiltration des tissus par des matières plastiques. On observe dans ce cas quelques guérisons relatives par suite d’une ankylose articulaire provoquée par l’organisation des matières plastiques qui ont infiltré les tissus péri-articulaires.
On peut nous reprocher d’avoir été trop schématique dans cette étude des symptômes. Nous avons volontairement procédé de cette façon, cherchant à dégager les symptômes caractéristiques des blessures de chaque organe, leur évolution et leurs complications possibles.
En réalité, les symptômes d’une blessure d’un organe profond sont fonction et du nombre de tissus lésés avant lui, et du degré des lésions de chacun de ces tissus. Ces facteurs si variables rendent trop complexe l'expression symptomatique des clous de rue pour qu'elle soit nettement définie.
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