‹ Du colobome cong√ànital des paupi√ãresChapitre 19 sur 62 · OBSERVATION XVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVI

De Wecrer. — Beitrag zur congenitàlen spaltbildung der Lider, m Arch. f. Attg. und Ohrenh, t. I, p. 126, 1869.

Le colobome que nous avons observé se rapporte â un homme de trente ans qui accompagnait un de ses amis à ma' consultation, et qui ne trouvait pas qu'il vaille la peine dë' consulter un médecin pour une anomalie dont il S'était apefçu' dès sa plus tendre enfance.

L'œil droit qui est seul atteint de colobome est emmétrope et a. une vision normale. Il présente, sur le bord de la paupière supérieure, dans la portion interne, une fente de 3 à 4°"° de haut et qui est bordée, vers l'arcade orbitaire, par une peau très mince et luisante. Le bord palpébral est gafrii de cils jusqu'au niveau de la fente. En renversant la paupière supérieure, on s'aperçoit bien vite que le tarse est divisé en deux portions, dont l'une, l'interne, est constituée par un rudiment triangulaire sur lequel on sent nettement des glandes de Meibomius.

Sur le bord interne de la cornée, il y a une petite tumeur dermoïde un peu pyriforme et glabre. Cette protubérance' cutanée et le tissu cornéen affectent la forme d'un croissant. Ils sont un peu opaques et on pourrait les prendre pour un arc sénil partiel. En fermant les paupières, le malade entoure la petite tumeur avec les lèvres du colobome.

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